Élégie (Boulanger)
| Élégie NB 10 | |
| Genre | mélodie |
|---|---|
| Musique | Nadia Boulanger |
| Texte | Albert Samain |
| Langue originale | français |
| Effectif | voix et piano (ou orchestre) |
| Durée approximative | 3 min 20 s |
| Dates de composition | 1906 |
| Publication | 1909 J. Hamelle |
| Création | (version voix et piano) (version voix et orchestre) Paris, chez Mme Boulanger (36 rue Ballu) (version voix et piano)Paris, salle Gaveau (version voix et orchestre) |
| Interprètes | Marcelle Demougeot et Nadia Boulanger (version voix et piano)Marcelle Demougeot et l'orchestre des Concerts Lamoureux, Camille Chevillard (dir.) (version voix et orchestre) |
Élégie est une mélodie pour voix et piano ou orchestre de Nadia Boulanger composée en 1906 sur un poème d'Albert Samain.
Composition
Élégie est composé du 9 au et orchestré le . La mélodie est écrite sur un poème d'Albert Samain extrait de « Élégies », deuxième partie du recueil Le Chariot d'or (Paris, Mercure de France, 1901)[1].
L'incipit de l'œuvre est : « Une douceur splendide et sombre »[1].
La mélodie existe dans une version pour chant et piano ainsi qu'une pour chant et orchestre. Le manuscrit autographe de la version avec piano est conservée à la BnF (Ms. 19508) et porte en page de titre la date « Gargenville — » et à la fin « — 11 h soir »[1].
Les manuscrits de l'orchestration de Nadia Boulanger sont conservés au Musée de la musique (signé et daté à la fin « ») et à la médiathèque Nadia-Boulanger du CNSMDL (matériel d'orchestre). L'instrumentation de cette version est : 2 flûtes, 2 hautbois (le deuxième jouant cor anglais), 3 clarinettes (la troisième jouant clarinette basse), 2 bassons, 2 cors et cordes[2].
Création
Dans sa version pour chant et piano, Élégie est donné en première audition par Marcelle Demougeot et Nadia Boulanger chez Mme Boulanger (36 rue Ballu) le , avec Soleils couchants. Les deux mélodies sont redonnées salle Pleyel par Mme Courbatter et Nadia Boulanger le , puis au même endroit le par Rodolphe Plamondon et Nadia Boulanger[3].
La version pour chant et orchestre est créée à la salle Gaveau le , par Marcelle Demougeot et l'orchestre des Concerts Lamoureux sous la direction de Camille Chevillard[3].
Édition
La partition pour chant et piano est publiée par J. Hamelle en 1909 (cotage J.5822.H)[3].
L'œuvre paraît en volume de deux mélodies, Élégie et Soleils couchants, sous le nom de « Nadia Boulenger », avant que le nom de la compositrice ne soit corrigé au tirage suivant, avec l'ajout d'une liste de six autres titres[3].
La partition est rééditée en fac-similé de l'édition Hamelle par Da Capo Press (New York, 1985)[3].
En 2003, la mélodie connaît une nouvelle édition en volume chez Alphonse Leduc, au sein du recueil Mélodies pour voix moyenne (vol. 1)[3].
Commentaires
Élégie est d'une durée indicative d'exécution de trois minutes vingt[3].
Pour la musicienne et musicologue Anne de Fornel, l'œuvre figure, avec les autres partitions composées en 1906 sur des textes d'Albert Samain, Versailles, Ilda, Mon cœur et Mon âme est une infante, « parmi les mélodies les plus touchantes de [la] production » de Nadia Boulanger[4].
Dans le catalogue des œuvres de la compositrice établi par la musicologue Alexandra Laederich, la pièce porte le numéro NB 10[1].
Discographie
- Nadia Boulanger : Lieder und Kammermusik, Melinda Paulsen (en) (mezzo-soprano) et Angela Gassenhuber (piano), Troubadisc TRO-CD 01407, 1993[5] — premier enregistrement mondial.
- Mademoiselle - Première Audience : Unknown Music of Nadia Boulanger, Nicole Cabell (soprano) et Lucy Mauro (piano), Delos DE 3496, 2 CD, 2017[6].
- Lili & Nadia Boulanger : mélodies, Cyrille Dubois (ténor) et Tristan Raës (piano), Aparté, 2020[7].
- Les heures claires : The Complete Songs : Nadia & Lili Boulanger, Lucile Richardot (mezzo-soprano) et Anne de Fornel (piano), Harmonia Mundi HMM 902356.58, 3 CD, 2023[8].
Références
- Laederich 2007, p. 319.
- ↑ Laederich 2007, p. 319-320.
- Laederich 2007, p. 320.
- ↑ Fornel 2023, p. 12-13.
- ↑ Laederich 2007, p. 422.
- ↑ Laurent Bury, « Mademoiselle - Première Audience. Unknown Music of Nadia Boulanger : La très Grande Mademoiselle », sur Forum Opéra,
- ↑ Matthieu Roc, « Cyrille Dubois et Tristan Raës rendent grâce aux sœurs Boulanger », sur ResMusica,
- ↑ Jean-Luc Clairet, « Les Mélodies de Nadia et Lili Boulanger : deux compositrices, une époque », sur ResMusica,
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Alexandra Laederich, « Catalogues de l'œuvre de Nadia Boulanger et de l'œuvre de Lili Boulanger », dans Alexandra Laederich (dir.), Nadia Boulanger et Lili Boulanger : témoignages et études, Symétrie, coll. « Perpetuum mobile », , 533 p. (ISBN 978-2-914373-29-6), p. 309-402.
. - (fr + en) Anne de Fornel, « Nadia Boulanger : Les mélodies », p. 12-14, Harmonia Mundi (HMM 902356.58), 2023
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Liens externes
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