Élection présidentielle seychelloise de 1979
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| Élection présidentielle seychelloise de 1979 | ||||||||||||||
| Du au | ||||||||||||||
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
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| Inscrits | 27 929 | |||||||||||||
| Votants | 26 931 | |||||||||||||
| 96,43 % | ||||||||||||||
| Votes exprimés | 26 931 | |||||||||||||
| Blancs et nuls | 0 | |||||||||||||
| France-Albert René – SPPF | ||||||||||||||
| Voix | 26 390 | |||||||||||||
| 97,99 % | ||||||||||||||
| Président de la République | ||||||||||||||
| Sortant | Élu | |||||||||||||
| France-Albert René SPPF |
France-Albert René SPPF | |||||||||||||
L'élection présidentielle seychelloise de 1979 a lieu du au afin d'élire le président de la république des Seychelles pour un mandat de cinq ans. Des élections législatives sont organisées simultanément.
Il s'agit de la première élection présidentielle depuis l'indépendance du pays en 1976. Le scrutin a lieu après le coup d'État de 1977, qui renverse le gouvernement du président James Mancham et de sa formation, le Parti démocratique seychellois (SDP), afin d'instaurer un régime socialiste à parti unique, dirigé par France-Albert René issu du Parti uni du peuple seychellois (SPUP).
Sous ce nouveau régime, une nouvelle Constitution est adoptée en 1979, actant le passage au socialisme et au parti unique. Le SPUP est alors renommé en Front progressiste du peuple seychellois (SPPF). Dans le cadre de ce système, le scrutin se présente sous la forme d'un plébiscite afin de confirmer France-Albert René dans ses fonctions. Sa candidature est approuvée sans surprise par 97,99 % des votants.
Contexte
Élections de 1974 et indépendance des Seychelles
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Les élections législatives d'avril 1974 voient la victoire du Parti démocratique seychellois (SDP), formation du Premier ministre James Mancham, remporter la majorité absolue à l'Assemblée législative avec 13 des 15 sièges en jeux. Le Parti populaire uni seychellois (SPUP) dirigé par France-Albert René remporte les deux derniers sièges, ce dernier conteste les résultats et dénonce une fraude électorale ainsi que le découpage des circonscriptions électorales utilisé pour le scrutin[1],[2]. Les protestations de l'opposition contre les résultats commencent avant même leur annonce officielle et s'intensifient dès le lendemain des élections. La police disperse une manifestation à l'aide de gaz lacrymogène, ce qui entraîne l'arrestation de 55 personnes et fait plusieurs blessés[3].
Les relations déjà tendues entre le SPUP et le SDP se détériorent davantage à la suite de ces événements. Malgré le contrôle parlementaire du SDP, la position de Mancham demeure fragile. De nombreuses discussions sont engagées afin de parvenir à un compromis entre les deux partis. En , un accord est trouvé pour élargir l'Assemblée législative à 25 sièges — dont cinq revient au SPUP et cinq au SDP — et pour former un gouvernement de coalition dans lequel France-Albert René obtient le portefeuille stratégique des Travaux publics et du Développement rural. Le de la même année, James Mancham prête serment en tant que Premier ministre, marquant le début de la transition du pays vers l'indépendance. Les Seychelles deviennent indépendantes le en tant que république parlementaire, Mancham prenant la présidence de la République en tant que chef de l'État, tandis que René prend la relève en tant que Premier ministre et chef du gouvernement[4].
Coup d'État de 1977
Le gouvernement de coalition entre Mancham et René destiné à durer jusqu'aux élections législatives de 1979. Malgré cela, les tensions entre les deux partis continuent à s'intensifier après l'indépendance. Le SPUP accuse le SDP d'entraver son travail au gouvernement et Mancham de vouloir « vendre le pays »[5]. Le , alors que Mancham se trouve au Royaume-Uni pour un sommet des gouvernements du Commonwealth, un coup d'État mené par les rebelles du SPUP a lieu qui dépose le président et installe un régime militaire, René prenant le pouvoir en tant que président. René, qui nie avoir connaissance du projet, déclare qu'il accepté la présidence à condition que de nouvelles élections aient lieu en 1978[6]. Cependant, la même année, un régime présidentiel à parti unique d'orientation socialiste est établi, le SPUP qui domine le nouveau régime adopte le nom de Front progressiste populaire seychellois (SPPF). Une nouvelle Constitution, rédigée par une commission constitutionnelle, entre en vigueur par décret en [7].
Système électoral
Le président de la république des Seychelles est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable trois fois consécutivement. Selon la Constitution de 1979, le Front progressiste du peuple seychellois (SPPF) est le parti unique du pays, il est le seul à pouvoir présenter un candidat qui est désigné parmi ses membres lors d'un congrès national. Son candidat est ensuite élu à l'échelle nationale par un référendum d'approbation dans lequel il doit obtenir la majorité absolue des votants[8].
Tous les citoyens âgés de plus de dix-huit ans révolus, à l'exception des handicapés mentaux et des personnes condamnées pour crime ou qui ont fait allégeance à un État étranger, peuvent participer au scrutin. Le vote n'est pas obligatoire[9].
Résultats
| Candidats | Partis | Voix | % | |
|---|---|---|---|---|
| France-Albert René | SPPF | 26 390 | 97,99 | |
| Contre | 541 | 2,01 | ||
| Votes valides | 26 931 | 100 | ||
| Votes blancs et nuls | 0 | 0,00 | ||
| Total | 26 931 | 100 | ||
| Abstention | 998 | 3,57 | ||
| Inscrits / participation | 27 929 | 96,43 | ||
Notes et références
- (en) « Elections in Seychelles », sur africanelections.tripod.com, African Elections Database (consulté le ).
- ↑ (en) Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique, « Seychelles: Post-war developments », sur eisa.org.za, (version du sur Internet Archive).
- ↑ (en) « Political arrest Mahe Island Seychelles », sur wikileaks.org, (consulté le ).
- ↑ (en) Jacques Moine, Translations on Sub-Saharan Africa, Joint Publications Research Service (lire en ligne), p. 100-120.
- ↑ (en) Tony Mathiot, « The 50th Anniversary of SPUP/SPPF/Parti Lepep 1964-2014 », sur pfsr.org, Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture seychellois, (version du sur Internet Archive).
- ↑ (en) « Seychelles capital is calm after coup », sur nytimes.com, The New York Times, (consulté le ).
- ↑ (en) Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique, « Seychelles: Independence and the one party state (1976-1993) », sur eisa.org.za, (version du sur Internet Archive).
- ↑ (en) . « Constitution seychelloise de 1979 ». (version en vigueur : 1979) [lire en ligne (page consultée le 23 décembre 2025)].
- ↑ Union interparlementaire, « Seychelles : 1979 » [PDF], sur data.ipu.org (consulté le ).
- ↑ (en) Dieter Nohlen, Bernard Thibaut et Michael Krennerich, Elections in Africa: A data handbook (ISBN 0-19-829645-2, lire en ligne [PDF]), p. 775-788.
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