France-Albert René
| France-Albert René | ||
France-Albert René en 2014. | ||
| Fonctions | ||
|---|---|---|
| Président de la république des Seychelles | ||
| – (26 ans, 10 mois et 9 jours) |
||
| Élection | 26 juin 1979 | |
| Réélection | 17 juin 1984 11 juin 1989 23 juillet 1993 22 mars 1998 2 septembre 2001 |
|
| Vice-président | James Michel | |
| Prédécesseur | James Mancham | |
| Successeur | James Michel | |
| Premier ministre des Seychelles (en) | ||
| – (11 mois et 7 jours) |
||
| Président | James Mancham | |
| Prédécesseur | James Mancham | |
| Successeur | Poste aboli | |
| Biographie | ||
| Nom de naissance | France-Albert René | |
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | Victoria (Seychelles, Royaume-Uni) | |
| Date de décès | (à 83 ans) | |
| Lieu de décès | Victoria (Seychelles) | |
| Nationalité | Seychelloise | |
| Parti politique | Front progressiste du peuple seychellois | |
| Conjoint | Sarah Zarquani | |
| Diplômé de | King's College de Londres | |
| Profession | Avocat | |
|
|
||
|
|
||
![]() |
||
| Présidents de la république des Seychelles | ||
France-Albert René, dit Albert René, né le à Victoria sur l'île de Mahé et mort le dans la même ville[1],[2], est un homme politique seychellois, deuxième président de la République de 1977 à 2004.
Biographie
Né en d'un père appartenant à l'administration de l'archipel et d'une mère couturière[3], France-Albert René fait ses études à Victoria aux Seychelles. À 17 ans, ayant obtenu une bourse de l’Église catholique, il se rend en Suisse, au séminaire des Capucins de Saint-Maurice, dans le canton du Valais, envisageant à l'époque de devenir membre du clergé. Puis il s'installe en Angleterre et y commence des études de droit au St Mary's College de Southampton et au King's College de Londres[3].
Il revient en 1957, avocat, aux Seychelles[4] à 1961. À l'étranger, il s'est fortement impliqué dans la politique du Parti travailliste, alors dirigé par Clement Attlee et plus tard Hugh Gaitskell. Ces expériences l'ont amené à adopter une idéologie socialiste modérée, favorable à une intervention de l'État dans l'économie et à des liens étroits avec des forces conservatrices telles que l'Église catholique romaine. En 1964, il forme le Parti unifié du peuple des Seychelles[4], précurseur du Parti populaire des Seychelles et qui affiche parmi ses objectifs d'obtenir l'indépendance de l'archipel. Il est le représentant de ce parti à la conférence constitutionnelle de Londres en 1970[4]. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, une assemblée représentative est impliquée dans les décisions du gouverneur britannique. Il est élu à cette assemblée en , occupant l'un des cinq sièges obtenus par son parti, les dix autres revenants au parti animé par James Mancham, le Parti démocratique des Seychelles[4]. Il devient de fait le leader de l'opposition[4]. Réélu en , et faisant toujours campagne pour l'indépendance de l'archipel, il participe à la seconde conférence constitutionnelle de Londres de [4].
Cette même année 1975, les Seychelles obtiennent le statut de «colonie autonome». Il forme, avec le parti majoritaire de James Mancham, un gouvernement de coalition, mis en place en . En , il devient ministre des travaux publics et du développement. En , il participe à une dernière conférence constitutionnelle à Londres[4].
Premier ministre dès le , jour de l'indépendance, cet avocat d'ascendance française profite d'un voyage officiel du président James Mancham à Londres pour s'emparer du pouvoir, sans violence, lors d'un coup d'État le [5]. Il reste à la tête de l'archipel pendant près de 27 ans, instaurant un régime socialiste à parti unique, de tendance marxiste, dans lequel le pouvoir est monopolisé par le Parti populaire uni seychellois. Il se soucie notamment des conditions de vie, de l'accès à l'éducation et aux soins de santé. Il crée diverses institutions sociales, des logements et des services médicaux et opte pour la gratuité des soins de santé[3]. Pour autant, il n'est pas tendre pour ses opposants. Certains sont contraints à l'exil, et son équipe au pouvoir est soupçonnée d'être à l'origine de disparitions[3].
Les pressions de la France, notamment après le discours de La Baule le , dans le cadre de la 16e conférence des chefs d’État d’Afrique et de France, incitent France-Albert René à engager des réformes politiques et économiques. En 1991, il réintroduit un pluralisme politique[5]. Il développe également un tourisme de luxe dans l'archipel, qui affiche l'un des niveaux de vie les plus élevés d'Afrique[5],[6]. Réélu lors de scrutins pluralistes en 1993, 1998 et 2001, il choisit de démissionner de ses fonctions le , pour céder sa place à son vice-président James Michel[5],[7]. Son parti est rebaptisé pour l’occasion Parti du peuple (Lepep, aujourd'hui Seychelles unies)[8]. Jusqu'en 2018, il continue pour autant à se rendre dans un bureau au siège de ce parti[3].
Il meurt le , âgé de 83 ans[3],[9].
Notes et références
- ↑ « L’ancien président des Seychelles France Albert Rene est décédé ce matin à l’âge de 83 ans », sur seychellesnewsagency.com, 27 février 2019
- ↑ « Seychelles: décès de l'ancien président France-Albert René », sur RFI (consulté le )
- « Des funérailles nationales pour l’ancien président France Albert René, le 7 mars », Seychelles News Agency, (lire en ligne)
- « M. France-Albert René », Le Monde, (lire en ligne)
- « Trop «vieux», René passe la main aux Seychelles », Libération, (lire en ligne)
- ↑ Cheikh Yérim Seck, « Passage de témoin », Jeune Afrique, (lire en ligne)
- ↑ (en) « Seychelles profile », BBC, (lire en ligne)
- ↑ Cécile Manciaux, « Seychelles : chronologie », Jeune Afrique, (lire en ligne)
- ↑ « Les Seychelles pleurent le décès du président France Albert René », La Première, (lire en ligne)
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Portail de la politique
- Portail des Seychelles

