Élection présidentielle seychelloise de 1998
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| Élection présidentielle seychelloise de 1998 | ||||||||||||||
| Du au | ||||||||||||||
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Inscrits | 54 847 | |||||||||||||
| Votants | 47 550 | |||||||||||||
| 86,70 % | ||||||||||||||
| Votes exprimés | 46 573 | |||||||||||||
| Blancs et nuls | 977 | |||||||||||||
| France-Albert René – SPPF Colistier : James Michel | ||||||||||||||
| Voix | 31 048 | |||||||||||||
| 66,67 % | ||||||||||||||
| Wavel Ramkalawan – SNP Colistier : Annette Georges | ||||||||||||||
Opposition unie
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| Voix | 9 098 | |||||||||||||
| 19,53 % | ||||||||||||||
| James Mancham – DP Colistier : Danielle Belle | ||||||||||||||
| Voix | 6 427 | |||||||||||||
| 13,80 % | ||||||||||||||
| Président de la République | ||||||||||||||
| Sortant | Élu | |||||||||||||
| France-Albert René SPPF |
France-Albert René SPPF | |||||||||||||
L'élection présidentielle seychelloise de 1998 a lieu du au afin d'élire le président de la république des Seychelles pour un mandat de cinq ans. Des élections législatives sont organisées simultanément.
Deuxième élection présidentielle depuis la restauration du multipartisme en , elle voit la victoire au premier tour du président sortant France-Albert René du Front progressiste populaire seychelloise (SPPF), au pouvoir depuis , avec 66,67 % des suffrages exprimés.
Contexte
Le président sortant France-Albert René, au pouvoir depuis le coup d'État de 1977, se présente à sa réélection pour un cinquième mandat sous l'étiquette du SPPF. Ses deux seuls adversaires sont Wavel Ramkalawan du Parti national des Seychelles (SNP) et soutenu par la coalition de l'Opposition unie, ainsi que l'ancien président James Mancham du Parti démocratique (DP)[1].
La date du scrutin est annoncée le . Il est largement attendu que le président René et son parti remportent facilement les élections. En effet, il bénéficie d'un fort soutien populaire en raison de ses politiques en matière de protection sociale et profite de la difficulté de l'opposition à s'unir contre lui[1],[2].
Système électoral

Le président de la République est élu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours pour un mandat de cinq ans, renouvelable deux fois consécutivement ou non. Si aucun candidat ne remporte la majorité absolue au premier tour, un second est organisé entre les deux candidats arrivés en tête, et le candidat réunissant le plus de suffrages est déclaré élu. Chaque candidat à la présidence se présente avec un colistier, candidat à la vice-présidence, cette fonction est instaurée après la révision constitutionnelle de 1996[3],[4].
Résultats
| Candidats colistiers |
Partis | Premier tour | ||
|---|---|---|---|---|
| Voix | % | |||
| France-Albert René James Michel |
SPPF | 31 048 | 66,67 | |
| Wavel Ramkalawan Annette Georges |
SNP[a] | 9 098 | 19,53 | |
| James Mancham Danielle Belle |
DP | 6 427 | 13,80 | |
| Votes valides | 46 573 | 97,95 | ||
| Votes blancs et nuls | 977 | 2,05 | ||
| Total | 47 550 | 100 | ||
| Abstention | 7 297 | 13,30 | ||
| Inscrits / participation | 54 847 | 86,70 | ||
Analyse et conséquences

Les résultats voient France-Albert René remporter une victoire écrasante avec 66,67 % des suffrages exprimés, soit près des deux tiers des voix. Wavel Ramkalawan arrive en deuxième position avec 19,53 %, tandis que James Mancham termine troisième avec 13,80 %. Les élections législatives organisées simultanément voient le SPPF conserver sa large majorité absolue à l'Assemblée nationale. Il est suivi du SNP qui remporte cinq sièges, le DP n'en obtenant qu'un seul. Le SNP et Ramkalawan mettent ainsi fin au bipartisme qui opposait jusque-là le DP et le SPPF, aussi bien avant le coup d'État de 1977 que durant la période suivant le rétablissement du multipartisme en 1993. Le SNP s'impose dès lors comme la principale force d'opposition du pays. James Mancham se retira de la vie politique après sa défaite[6],[5].
Notes et références
Notes
- ↑ Soutenu par le Mouvement national des Seychelles (SNM) et le Parti de l'alliance nationale (NAP) dans le cadre de la coalition de l'Opposition unie (UO).
Références
- Union interparlementaire, « Seychelles : Élections tenues en 1998 », sur archive.ipu.org (consulté le ).
- ↑ (en) « Serpent in the garden », sur economist.com, The Economist, (consulté le ).
- ↑ . « Constitution seychelloise du 8 juin 1993 » [lire en ligne (page consultée le 24 octobre 2025)].
- ↑ (en) « Seychellois Presidency 1998 General », Fondation internationale pour les systèmes électoraux (consulté le ).
- (en) Dieter Nohlen, Bernard Thibaut et Michael Krennerich, Elections in Africa: A data handbook (ISBN 0-19-829645-2, lire en ligne [PDF]), p. 775-788.
- ↑ (en) « Elections in Seychelles : 20-22 March 1998 Presidential Election », sur africanelections.tripod.com, African Elections Database (consulté le ).
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