Élie Magloire Durand

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Durand |
Élie (ou Elias[note 1]) Magloire Durand est un pharmacien et botaniste[1] franco-américain né le à Mayenne[2] et mort le 14 ou le à Philadelphie.
Biographie
Origine
Élias Durand voit le jour le à Mayenne, en pleine période de la Terreur. Il est le fils d'André Durand, et de Renée-Madeleine Bonneau[2]. Il est le cadet d’une famille de quatorze enfants. Son père, André Durand, occupait la fonction de receveur de l'enregistrement. Bien que royaliste dans ses convictions, ce dernier parvint à conserver son poste tout au long des bouleversements de la Révolution française et du Premier Empire, n’hésitant pas, lorsque nécessaire, à se cacher avec les archives pour les protéger des autorités provisoires[3].
De 1794 à 1808, le jeune Durand grandit à Mayenne et suit sa scolarité au Collège de Mayenne[2]. C’est durant ces années qu’il développe un vif intérêt pour la chimie, discipline alors en plein essor. Cette passion le pousse naturellement vers la pharmacie. En octobre 1808, il intègre l’officine de M. Chevallier[4],[3], pharmacien et chimiste mayennais réputé, également fin naturaliste[3]. Après des études de pharmacie à Paris, il obtint son diplôme en 1813.
Premier Empire
En 1812, alors que Napoléon Ier masse ses troupes pour la Campagne de Russie, la mobilisation générale est décrétée. Âgé de 18 ans et tout juste sorti de son apprentissage, Élias Durand se trouve en âge d’être enrôlé[3]. Pour échapper à la conscription, il sollicite sans tarder un poste de pharmacien militaire et part aussitôt pour Paris afin de s’y préparer[3]. Il y suit assidûment les cours de Louis Jacques Thénard, Louis Joseph Gay-Lussac, et Louis Lefèvre-Gineau, complétés par un enseignement de littérature française dispensé par François Andrieux. Le , il se présente à l’examen organisé par le ministère de la Guerre[5]. Ses performances lui valent d’être classé premier[3], et d'être félicité par Antoine Parmentier[2].
Le , Durand reçoit sa nomination en tant que pharmacien militaire au 5e corps d’observation de l’Elbe, avec l’ordre de franchir le Rhin le . Après avoir acquis son uniforme et son équipement, il passe quelques jours auprès des siens à Mayenne, puis se présente au maréchal François Christophe Kellermann à Mayence[3]. Ce dernier lui ordonne de rejoindre sans délai Magdebourg, où se trouve le quartier général du 5e corps. Il intègre alors un détachement de cinquante hommes des hôpitaux militaires, encadré par de jeunes officiers sortis de l’École de Saint-Cyr. Le voyage, effectué principalement à pied, dure onze jours et les mène à travers Francfort, Giessen, Marbourg, Cassel, Göttingen, Osterode, Goslar et Halberstadt[3].
À leur arrivée, la plupart des hommes sont affectés au 5e corps, placé sous le commandement du prince Eugène de Beauharnais et fort de 70 000 soldats[3]. Durand est lui-même rattaché à la 3e division, dirigée par le général Adelaïde Blaise François Le Lièvre de La Grange, près de Magdebourg[3]. Pendant quatorze mois, jusqu’à la Première abdication de Napoléon Ier il participe lors de la Campagne d'Allemagne aux batailles de Möckern, de Lützen, de Bautzen, de la Katzbach, de Leipzig et de Hanau[2]. Ces campagnes, marquées par une retraite éprouvante à travers des territoires hostiles, lui font endurer les privations et les dangers de la vie militaire. Fait prisonnier à Hanau, il parvient cependant à s’évader[2].
En tant que pharmacien militaire, Durand était rarement exposé aux dangers des combats, sauf par choix. Sa mission consistait à accompagner ou précéder les troupes selon leur avancée ou leur repli, et à participer à l’installation d’hôpitaux de campagne lorsque la situation l’exigeait.
Lors des mouvements de l’armée, ses responsabilités restaient limitées, et, monté à cheval pendant les batailles, il assistait souvent à des manœuvres stratégiques de première importance. Le , il remet sa démission de pharmacien militaire à Jean-Antoine Laudibert (1772-1840)[6], pharmacien en chef du corps, qui tente en vain de le convaincre de rester, lui promettant une promotion en raison de ses services remarquables. Durand persiste dans sa décision.
Nantes
De retour chez lui pour un bref séjour, il s’établit à Nantes, muni de recommandations, et obtient un poste de commis principal chez M. Frétaud, l’un des pharmaciens les plus renommés de Nantes[2]. Pendant deux ans, il consacre ses loisirs à l’étude approfondie de la botanique, organisant des excursions sur le terrain avec les botanistes locaux[3].
Il prend également en charge la direction du Laboratoire du jardin des Apothicaires de Nantes[2], un espace partagé par les principaux pharmaciens nantais pour la fabrication de produits chimiques[7], qui fonctionne un peu comme la Société des pharmaciens de Paris[2]. Durant l’été, Durand y dispensait même des cours de botanique médicale, centrés sur les plantes médicinales cultivées dans le jardin[2].
L'exil en Amérique
Après le retour de Napoléon Ier de son exil de l’île d’Elbe, il s'engage pendant les Cent-Jours dans la Garde nationale pour combattre les royalistes lors de la Guerre de Vendée et Chouannerie de 1815[3]. Après la Bataille de Waterloo et la Seconde abdication de Napoléon Ier, il reprend son travail à Nantes[2]. Mais, suspecté de sympathies napoléoniennes, il est placé sous surveillance militaire et contraint de se présenter chaque matin au commissariat. Ces mesures arbitraires entravent son activité professionnelle, indignent son employeur et finissent par le pousser à quitter la France[3]. Il décide alors de traverser l’Atlantique en quête de la liberté qui lui est refusée dans son propre pays et rejoint les États-Unis en 1816[2].
L'arrivée en Amérique
Parti de Nantes à bord du brick La Nymphe le , il arriva à New York le . Il se rendit immédiatement à Boston pour y rencontrer l’évêque Jean Lefebvre de Cheverus, un parent éloigné, qui lui présenta plusieurs scientifiques de la ville[2].
Le Docteur Joseph Warren l’incita à rester à Boston, où ses compétences en chimie seraient valorisées[3]. M. Perkins, pharmacien, lui proposa même de fonder un laboratoire de chimie médicinale, avec la promesse d’un partenariat. Il accepta et se mit au travail selon les méthodes utilisées à Nantes[2]. Malgré le succès et la satisfaction de son employeur, il voulut partir et, à la déception générale, décida de quitter Boston pour Philadelphie[3], qui est alors la plus grande ville des États-Unis[2].
Là-bas, il prit la direction du laboratoire de l'allemand Wesner, où il fabriquait des chromates à partir de minerais locaux du Maryland et du Delaware[3]. Alors que ces sels étaient déjà bien maîtrisés, Wesner décida d’élargir son activité à la production de sels mercuriels. Cette nouvelle tâche provoqua chez Durand une intoxication[2], et une grave maladie, accompagnée d’une salivation excessive, ce qui le contraignit à abandonner le laboratoire[3] et à revenir à sa vocation première : la pharmacie.
Muni de lettres de recommandation, il se rendit ensuite à Baltimore et sollicita E. Ducatel, un pharmacien renommé. Celui-ci, bien disposé à l’engager, lui fit remarquer que sa méconnaissance de l’anglais était un obstacle. Durand suivit son conseil et passa trois mois à Belair pour apprendre la langue, avec succès[3]. De retour à Baltimore, il espérait intégrer l’officine de M. Ducatel, mais la situation économique ne permettait pas d’embauche supplémentaire. Ducatel lui suggéra alors de se tourner vers Gerard Troost, dans le Maryland, qui fabriquait des sels de fer et pourrait l’employer jusqu’au printemps, moment où il espérait lui offrir un poste[3].
Il prit alors la route à pied, en plein cœur de l’hiver, pour rejoindre Gerard Troost en rencontrant pour la première fois des Indiens[2]. En 1817, Élie Durand se vit proposer par M. Ducatel de diriger la branche pharmaceutique de son entreprise. Il accepta et entra en fonction le [8],[3]. C’est durant cette période à Baltimore qu’il commença à s’intéresser à la botanique américaine et à constituer les premières pièces de l’important herbier qu’il développa par la suite[3].
En mai 1823, E. Ducatel prit sa retraite, confiant son entreprise à son fils Jules et à son gendre, Élie Durand. Ceux-ci s’associèrent sous la raison sociale «E. Ducatel & Sons». Cependant, cette collaboration ne dura qu’un an : Élie Durand décida de se retirer et de s’installer à Philadelphie[3].
L'installation à Philadelphie
Pour préparer son installation, il résolut également de se rendre en France pour y acquérir du matériel. En juillet 1824, il quitta New York à bord du navire Sylvie de Grâce et arriva au Havre le . Il y consacra plusieurs mois à sélectionner avec soin des stocks, des appareils, des bouteilles étiquetées à la française, ainsi que tout le nécessaire pour monter une officine pharmaceutique de premier ordre. Il regagna New York sur le même navire le . Il ouvrit une pharmacie à Philadelphie en 1825. Recommandé par les plus grands médecins de Baltimore et d’ailleurs, Élie Durand vit affluer dans son magasin des praticiens renommés. Son entreprise connut rapidement un essor remarquable. En 1825, il devint membre de l’Académie des sciences naturelles de Philadelphie, ce qui lui permit de fréquenter des scientifiques éminents et de développer ses talents de botaniste[3].
Il entretint une correspondance suivie avec de nombreux botanistes européens, enrichissant ainsi sa collection de plantes. Il devint également membre du Philadelphia College of Pharmacy (PCP) et, en 1832, fut nommé membre correspondant de la Société de Pharmacie de Paris. Le Philadelphia College of Pharmacy (PCP), calqué – du moins en théorie – sur le « Collège de pharmacie » de Paris[9], a été aidé par des talents européens dans ses premières années de formation.
Élie Durand exerça immédiatement une forte influence étrangère sur la pharmacie américaine. »[9] Selon William Procter Jr., il « a joué un rôle direct et indirect important dans l'introduction de la pharmacie scientifique à Philadelphie. »[9] Sans enseigner au collège, Durand eut néanmoins un impact considérable en diffusant de nouvelles découvertes sur les plantes médicinales, en fabriquant des « produits chimiques médicinaux » jamais créés auparavant aux États-Unis, en formant des apprentis, comme Augustine Duhamel, qui apporta par la suite d'importantes contributions et publia dans la revue du collège[9], et en servant de modèle à des figures fondatrices comme Procter.
Élie Durand contribua par des articles originaux aux revues des deux institutions[3]. Il rédigea d’ailleurs le premier article de la première série régulière de l’ American Journal of Pharmacy, et publia d’autres travaux dans les dix volumes suivants.
En 1829, en collaboration avec le Docteur J. Togno[2], il traduisit et publia le Manuel de matière médicale ou description abrégée des médicaments de Henri Milne Edwards et Pierre Vavasseur, qu’il augmenta de nombreuses notes pharmaceutiques[3].
Le pharmacien
Durand fut l’un des premiers aux États-Unis à fabriquer certains des meilleurs produits chimiques médicinaux, ce qui lui valut une réputation enviable. Ses compétences, son sens aigu des affaires, son travail acharné et ses qualités scientifiques et relationnelles attirèrent les médecins les plus renommés, faisant de son officine un lieu de rencontre quotidien. Doté d’une riche bibliothèque et abonné aux principales revues étrangères, Durand pouvait étudier et adopter rapidement les nouveaux médicaments.
On lui doit l’introduction de nombreuses préparations innovantes, comme la solution d’iodure de fer, le kermès minéral, l’iodure d’arsenic ou encore le fer par hydrogène. Son engagement sans faille pour sa profession fit de la « pharmacie Durand » une référence, et son activité connut un essor remarquable[3].
En 1835, il fut le premier aux États-Unis à commercialiser de l'eau minérale naturelle en bouteille, ouvrant un grand établissement à Philadephie. L’appareil de fabrication et d’embouteillage sous pression était de sa conception et surpassait en qualité ceux utilisés en France. Il envoya plus tard ce modèle à la Société de Pharmacie de Paris, qui l’adopta[3].
À la même époque, il produisait également du vinaigre à partir de cidre grâce à un procédé rapide d’acétification forcée, une activité florissante jusqu’à la Panique de 1837, qui mit fin à cette branche de son entreprise et lui causa d’importantes pertes. Durand resta ensuite fidèle à sa profession jusqu’à sa retraite. Pendant de nombreuses années, son magasin contribua de manière significative à l’avancement de la pharmacie américaine[3]. Il effectue une expédition en Virginie en 1837 et rencontre plusieurs fois Joseph Bonaparte alors en exil[2].
La botanique
En 1844, Élie Durand fut élu vice-président de la Faculté de pharmacie de Philadelphie. En 1851, il perd sa deuxième épouse. Ce deuil le poussa à se retirer des affaires, laissant la gestion à son fils, et à se consacrer pleinement à sa passion pour la botanique[3]. Bien qu’installé depuis des décennies aux États-Unis et maîtrisant parfaitement l’anglais, tant à l’écrit qu’à l’oral, il conservait un accent français marqué et utilisait parfois des tournures typiquement françaises dans ses conversations. Excellente connaissance du latin à l’appui, il rédigeait avec aisance et précision, d’une écriture serrée, plusieurs mémoires biographiques et scientifiques[3]. Dès 1837, il avait exploré les immenses marécages connus sous le nom de Grand marais lugubre, en Virginie ; puis, en 1862, il entreprit un nouveau voyage dans les montagnes de Pennsylvanie. Par ailleurs, il soutint financièrement plusieurs botanistes en expédition, acquérant notamment les collections de Thomas Nuttall ainsi que d’autres herbiers de grande valeur. Il fut également élu membre de l’American Philosophical Society en 1854[10], dont il devint par la suite l’un des conservateurs.
En 1855, il publia, en collaboration avec le Dr Hilgard, un mémoire sur les plantes récoltées lors de l’expédition du lieutenant-colonel R. Williamson en Californie, ainsi qu’un autre intitulé « Plantæ Prattenense », consacré à une vaste collection de plantes rassemblées par M. Pratten dans le Nevada et les territoires voisins[3].
En 1856, il fit paraître dans le Journal of the Academy une liste des plantes récoltées lors de la première expédition du Dr Kane dans les régions arctiques. À la même époque, il présenta devant la Société philosophique un mémoire biographique sur François André Michaux. En 1857, Durand entreprit de classer les plantes nord-américaines de l’herbier de l’Académie des sciences naturelles pour en faire une collection distincte. En 1857, il fut élu membre honoraire de l’Association pharmaceutique américaine. En 1859, il publia un mémoire intitulé « A Sketch of the Botany of the Basin of the Great Salt Lake of Utah ».
Vers 1858, il offre au Collège de Pharmacie de Philadelphie un herbier général d’environ 12 000 spécimens, qui devint le cœur de la collection actuelle du musée de l’institution[3].
Il prit la succession en 1859 à la mort de Thomas Nuttall à la tête du département de botanique de l'Académie des sciences naturelles de Philadelphie[3]. En 1860, Durand effectua un second voyage en France, où il retrouva avec bonheur sa famille et ses anciens compagnons de la « Grande Armée ». Il en profita également pour découvrir l’Angleterre. À Paris, il eut l’occasion d’étudier l’herbier du Muséum national d'histoire naturelle et constata que la collection de plantes nord-américaines y était très incomplète[3].
Décidé à y remédier, il entreprit de lui envoyer sa propre collection, riche et soigneusement constituée[2]. Il acquiert l’herbier de Thomas Nuttall (1786-1859) et de Constantine Samuel Rafinesque (1783-1840). De retour aux États-Unis, convaincu qu’il pouvait encore l’enrichir, il s’inscrivit à toutes les expéditions botaniques possibles et multiplia les excursions estivales, rapportant à chaque fois d’abondantes récoltes. Enfin, en 1868, après avoir classé et organisé ses derniers spécimens, il emballa méticuleusement l’ensemble de son herbier et l’expédia en France[2]. Il suivit lui-même le colis le , accompagné de son fils et de sa belle-fille, à bord du navire Ville de Paris[3]. Ses collections comptent pas moins de cent mille spécimens et dix mille espèces. Il constitua un herbier exceptionnel de 10 000 espèces de plantes, qu’il offrit en 1868 au Muséum national d'histoire naturelle. Sa collection, fruit de décennies de travail, comptait plus de 10 000 espèces et plus de 100 000 spécimens provenant de toute l’Amérique du Nord. Ce don exceptionnel à son pays natal fut chaleureusement accueilli, notamment par les professeurs du Muséum, qui lui réservèrent une galerie spéciale sous l’appellation « Herbier Durand »[2].
Après son retour de France en 1869, il rédigea un article approfondi sur le genre Vitis d’Amérique du Nord, explorant les liens entre les variétés cultivées et les espèces sauvages, ainsi que des observations sur les vins produits aux États-Unis[3]. Il envoya ce texte comme contribution aux actes de la Société linnéenne de Bordeaux. Ce travail suscita un vif intérêt à l’étranger et fut réédité par la Société d’Acclimatation de Paris, ce qui lui valut d’être élu membre des deux sociétés[3]. Il mourut à Philadelphie le et fut inhumé au cimetière de Laurel Hill[11] à Philadelphie.
Famille
Le , il épousa Polymnia Rose Ducatel, fille de son employeur et amie. Malheureusement, elle décéda le , laissant derrière elle une fille en bas âge, qui ne vécut que jusqu’à l’âge de 14 ans[3]. Le [3], il se remaria avec Marie-Antoinette Berauld, fille d’un marchand de Norfolk, en Virginie, un des réfugiés français de la Révolution haïtienne. De cette union naquirent quatre enfants, tous décédés jeunes, à l’exception de son fils Alfred B. Durand, qui lui survécut[2].
Œuvres choisies
Élie Durand a publié plusieurs articles scientifiques majeurs, notamment dans le Journal of the Academy of Natural Sciences of Philadelphia (1855-1858) :
- « Plantæ Prattenianæ Californicæ » et « Plantæ Kaneanæ Grænlandicæ » (description des plantes collectées par Kane lors de ses deux expéditions arctiques, en collaboration avec le docteur Hilgard) ;
- « Plantæ Hermannianæ », qui rend compte des collections du docteur Hermann, naturaliste de l’expédition dirigée par le lieutenant Williamson pour étudier le tracé d’une voie ferrée entre le Mississippi et l’océan Pacifique. Ce travail a été repris et approfondi, avec des illustrations, sous le titre « Botanical Report » dans l’ouvrage « Explorations and Surveys for a railroad-route from the Mississipi river to the Pacific Ocean ».
- En 1860, dans les American Philosophical Transactions, il publie « A Sketch of the Botany of the basin of the great Salt-Lake of Utah ».
- En 1861, dans les Proceedings of the Academy of Natural Sciences of Philadelphia, il signe « An Account of the Arctic plants of Hayes’s expedition ».
- En 1862, dans le Bulletin de la Société d’acclimatation (Paris, tome IX), il fait paraître « Sur les Vignes et les vins des États-Unis », une étude en trois parties, dont la dernière est une monographie concise des vignes sauvages d’Amérique du Nord. Cette monographie, enrichie d’une introduction et de nombreux documents inédits, a été rééditée la même année dans les Actes de la Société Linnéenne de Bordeaux.
Durand est également l’auteur de notices biographiques sur Kane, Nuttall et Michaux. On sait aujourd’hui qu’il a en réalité rédigé plusieurs mémoires attribués à ces deux derniers, préférant rester dans l’ombre par modestie et dévouement à la science, laissant ainsi à des chercheurs déjà reconnus le mérite de ses propres recherches.
- (en) Obituary of François André Michaux, in American Journal of Science, 2nd series, 1857, pp. 161–177.
- (en) Biographical Memoir of the late François André Michaux, in Transactions of the American Philosophical Society, 11, p. 17, 1860.
Notes et références
Notes
- ↑ Il choisit cette forme après son installation aux États-Unis.
Références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Elias Durand » (voir la liste des auteurs).

- (en) William Procter, Chairman of Committee on Deceased Members, A Memorial of Elias Durand, Read at the semi-annual meeting of the Philadelphia College of Pharmacy, Philadelphia : Merrihew & Son, 1873.

- (fr) Soubeiran, Journal de pharmacie et de chimie, 1873, XIX, p. 303
- (fr) Bulletin de la Société botanique de France, 1874

- (en) Appleton's Cyclopedia of American Biography, edited by James Grant Wilson, John Fiske, ix volumes, New York: D. Appleton and Company, 1887-1889.
- (en) G. Urdang, Pharmacy's part in Society, Madison, 1946.
- (fr) Maurice Bouvet, Un petit pharmacien militaire français devenu un grand pharmacien américain : Élie-Magloire Durand (1794-1893). Pour le livre d'or de la pharmacie, dans Revue d'histoire de la pharmacie, 1948, Volume 36, no 121, p. 309-314 (lire en ligne)

Notes et références
- ↑ Makers of American Botany, Harry Baker Humphrey, Ronald Press Company, Library of Congress Card Number 61-18435
- Un petit pharmacien militaire français devenu un grand pharmacien américain : Élie-Magloire Durand (1794-1893)
- William Procter, Chairman of Committee on Deceased Members, A Memorial of Elias Durand, Read at the semi-annual meeting of the Philadelphia College of Pharmacy, Philadelphia : Merrihew & Son, 1873.
- ↑ Ce dernier, connu pour son dévouement envers ses apprentis, offrait à ses protégés toutes les occasions d’approfondir leurs savoirs et leurs compétences. Sous sa direction, Durand consacre son premier hiver à l’étude de la philosophie naturelle et de la chimie, puis se tourne vers la botanique au printemps suivant. Le deuxième hiver est marqué par l’apprentissage de la chimie pratique et des manipulations en laboratoire, son maître lui expliquant avec clarté les réactions et combinaisons observées. Enfin, le troisième hiver est dédié à la matière médicale et à la pharmacie, complétées par des notions de minéralogie, géologie et entomologie. Plus tard, Durand rendra souvent hommage à M. Chevallier, soulignant l’importance des bases solides et variées acquises à ses côtés, pour lesquelles il gardera toujours une profonde gratitude.
- ↑ où il doit répondre par écrit à une série de questions exigeantes.
- ↑ « Jean Antoine Bonaventure Lodibert pharmacien militaire de l'Empire », sur apothicaire.armee.pagesperso-orange.fr (consulté le )
- ↑ Ce laboratoire fonctionnait par rotation : les matières premières, comme le calomel, le nitrate d’argent ou l’éther, étaient mises en commun, et les produits finis répartis équitablement. Ce système permettait à chacun d’accéder à un équipement coûteux et offrait aux apprentis une formation pratique précieuse. in Procter.
- ↑ Ses compétences professionnelles furent rapidement reconnues, les affaires prospérèrent, et son employeur, très satisfait, lui témoigna une grande affection et de nombreuses marques de bienveillance. Durand garda toujours un excellent souvenir de son passage chez M. Ducatel, évoquant souvent les avantages sociaux dont il bénéficia, ainsi que les rencontres enrichissantes avec des Français éminents en exil.
- Edward Kremers, Glenn Sonnedecker, Kremers and Urdang's History of Pharmacy. American Institute of the History of Pharmacy [1] 1986 (ISBN 9780931292170)
- ↑ Voir en ligne
- ↑ Voir en ligne
Liens externes
- (en) Chronologie
- (en) Biographie du projet Darwin de l’université de Cambridge
- (en) Biographie de l’Illinois Mycological Association
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- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
Durand est l’abréviation botanique standard de Élie Magloire Durand.
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