Émeline d'Yèvres
| Émeline d'Yèvres | |
| |
| Bienheureuse | |
|---|---|
| Date de décès | vers 1178 |
| Lieu de décès | Longeville-sur-la-Laines (Haute-Marne, France) |
| Autres noms | Émeline de Boulancourt |
| Nationalité | Française |
| Activité | Religieuse |
| Lieu d'activité | Diocèse de Troyes |
| Ordre religieux | Cistercien |
| Vénérée à | Abbaye de Boulancourt |
| Vénérée par | Église catholique |
| Fête | 27 octobre |
Émeline d'Yèvres (en latin : Hemelina, Emelina), dite aussi Émeline de Boulancourt, morte vers 1178 à Longeville-sur-la-Laines, est une sœur converse cistercienne de l'abbaye de Boulancourt, en Champagne, et ermite active dans le diocèse de Troyes. Figure de piété et de pénitence, réputée pour sa vie d’ascèse et ses dons prophétiques, elle était ensevelie sous un autel de l'abbaye, au-dessus duquel brûlait une flamme perpétuelle. Sa vie est connue par la Vita Hemelinae, écrite par le moine Gossuin, mort en 1203 à Boulancourt et inhumé avec elle. Reconnue bienheureuse par l'Église catholique, sa mémoire liturgique est célébrée le 27 octobre.
Biographie
Vie et vocation
Émeline rejoignit la communauté de Boulancourt, d’abord abbaye de chanoines réguliers passée à l’ordre de Cîteaux en 1147. Elle mena une existence recluse dans la grange cistercienne de Perte-Sèche, appartenant au finage d'Yèvres et dépendante du monastère, partageant son temps entre travail manuel et prière[1].
Ascèse et réputation spirituelle
Émeline se distingua par une rigoureuse austérité : jeûne trois jours par semaine, marche pieds nus toute l’année, port du cilice. Son humilité, ainsi que ses dons de prophétie et de zooglossie attirèrent pèlerins et nobles, notamment Simon de Beaufort, fils de Simon Ier. Elle lui aurait prédit la perte « d'un membre très cher » lors d’une bataille, dont il revient borgne[1].
Mort et culte
Décédée vers 1178, Émeline est ensevelie sous l'autel de la chapelle abbatiale de Boulancourt, au-dessus duquel brûlait une flamme perpétuelle. La première trace d'un culte public à Émeline date de 1182, quand Simon II fait une donation pour l'entretien de la lampe. Ses reliques sont rejointes par celles de sainte Asceline, abbesse du Lieu-des-Dames de Boulancourt morte en 1195, et du bienheureux Gossuin, biographe d'Émeline et d'Asceline, mort en 1203. Une peinture les représentant en habits noirs et blancs, partageant la gloire de Dieu[1]. Aucune trace matérielle ni représentation ne subsiste aujourd'hui, mais sa mémoire demeure vivante dans le diocèse de Troyes. Par la suite, des auteurs la font mère d'Asceline, ou la confondent avec sainte Ombeline, sœur de Bernard de Clairvaux et religieuse, voir avec Hombeline d'Amiens, mère de Thibaut d'Amiens.[réf. souhaitée]
Référence
- Charles Lahore, Vie de la bienheureuse Emeline, Troyes, E. Caffé, , 18 p. (lire en ligne).
Articles connexes
- Abbaye de Boulancourt
- Ordre cistercien
- Diocèse de Troyes
- Gossuin de Boulancourt
- Asceline de Boulancourt
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