Émile de t'Serclaes de Wommersom

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(à 70 ans) Gand |
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Emile |
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Charles de T'Serclaes (d) |
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Théodore Émile de T'Serclaes de Wommersom né à Bruxelles le et décédé à Gand le , est un militaire, homme politique, diplomate et homme de lettres belge.
Il fait partie de la noblesse belge élevé au rang de comte en 1856.
Biographie
Origines et vie privée
Théodore t'Serclaes descend d'une ancienne famille des Lignages de Bruxelles, la famille de T'Serclaes, illustrée par le célèbre Éverard t'Serclaes le libérateur de Bruxelles qui a donné aussi son nom à la rue t'Serclaes dans la même ville, ainsi que par Jean t'Serclaes, comte de Tilly commandant en chef des armées de la Ligue Catholique et du Saint-Empire romain pendant la première partie de la guerre de Trente Ans.
Il nait à Bruxelles lors de la période française de l'histoire de la Belgique, dans le département de la Dyle, de son nom complet Théodore Émile Dominique Charles Ghislain de t'Serclaes de Wommersom. Il est le deuxième des huit enfants du couple que forment le baron Jean François de T'Serclaes de Wommersom et Catherine van der Gote de Metz-Blanc-Bois. Le , il épouse à Verviers Marié à Marie-Anne de Biolley, fille de l'industriel vervietois le vicomte Raymond de Biolley. Ils ont cinq enfants[1] :
- Isabelle de T'Serclaes de Wommersom, 1843-1906 ;
- Everard de T'Serclaes de Wommersom, 1844-1903 ;
- Jacques de T'Serclaes de Wommersom, 1852-1914 (devenu général dans l'armée belge);
- Maria de T'Serclaes de Wommersom, 1856-1910 ;
- Albine de T'Serclaes de Wommersom, 1859-1906 ;
Théodore 't Serclaes est le cousin de la baronne Aimée de T'Serclaes de Kessel (1829-1879), épouse d'Henri Corr (1810-1875), ingénieur civil et artiste peintre, frère du graveur Erin Corr et de la peintre Fanny Corr, épouse du sculpteur Guillaume Geefs.
Études et Révolution belge
Il effectue sa scolarité auprès de son père et présente à l'examen final de rhétorique au gymnase de Louvain où il est reçu summa cum laude en 1825. Il commence ensuite des études de droit à l'université d'État de Louvain et les termine à l'université de Gand dont il sort Docteur en droit en 1834.
Il prend une part active à la révolution belge en devenant officier dans la garde bourgeoise de Louvain dès le début de l'insurrection de 1830 dans les Pays-Bas méridionaux. Il combat aux côtés des volontaires belges lors des combats de Louvain, dont le premier acte se passe avec de la prise de la caserne de la ville, le . Il est grièvement blessé par un coup de feu à la bouche lors des défense de la porte de Malines à Louvain le [2]. On le retrouve au combat pendant de la campagne des Dix-Jours, lors de laquelle il commande des sections de la garde bourgeoise dans la province de Brabant et à Namur.
Carrière
Il débute une brillante carrière dans le nouveau royaume de Belgique et est nommé successivement commissaire de l'arrondissement de Louvain (1831-1835), secrétaire de légation à Vienne en 1835, puis commissaire de l'arrondissement de Bruxelles (1835-1837).
En tant que secrétaire général du ministère des Affaires étrangères de 1837 à 1844, il est le chef de la diplomatie belge. Il est ambassadeur à Vienne (1835-1839) et à Berlin (1839-1857).
Membre du Conseil provincial de Brabant (1836-1846) et bourgmestre de Wommersom, il est également membre de la Chambre des représentants de 1847 à 1857.
Il est gouverneur de la province de Limbourg de 1857 à 1871, puis gouverneur de la province de Flandre-Orientale de 1871 à 1879.
Œuvres
Outre de nombreuses collaborations à des revues historiques, Théodore Émile de t'Serclaes de Wommersom est à l'origine des oeuvres littéraires suivantes :
- La Culture des arts dans le Limbourg
- Éloge de feu le roi des Belges Léopold Ier
- Des obligations pour obtenir le caractère archéologique.
Distinctions
- Grand officier de l'ordre de Léopold ;
- Commandeur de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand ;
- Ordre du Lion néerlandais ;
- Commandeur de l'ordre national de la Légion d'honneur ;
- Ordre d'Albert ;
- Commandeur de l'ordre du Christ ;
- Ordre du Sauveur ;
- Ordre de l'Aigle rouge, 3e classe ;
- Commandeur du nombre de l'ordre de Charles III d'Espagne ;
- Croix de fer ;
- Ordre de Saint-Michel ;
- Grand-croix de l'ordre de la Couronne de chêne ;
- Grand officier de l'ordre du Nichan Iftikhar ;
- Grand-croix de l'ordre de François-Joseph ;
- Ordre royal de l'Étoile polaire ;
Bibliographie
- Eugène De Seyn, Dictionnaire biographique des sciences, des lettres et des arts en Belgique, Bruxelles, tome premier, 1935
- T'Serclaes Biolley, Fortiter et Fideliter, Bruxelles, des Presses de l'Imprimerie H. Plas, année sainte 1950 (avec des clichés de la maison de Wulf à Gand).
- Le Parlement belge, 1831-1894, p. 247.
- J. Stengers, J.-L. De Paepe, M. Gruman e.a. Index des éligibles au Sénat (1831-1893), Bruxelles, 1975.
- Nationaal Biografisch Woordenboek, III.
- Van der Eycken M., « Theodoor de T'Serclaes de Wommerson (1809-1880), gouverneur van Limburg, 1857-1871 » in De gouverneurs in de beide Limburgen, 1815-1989, Maastricht, 1989, p. 171-184.
Liens internes
Liens externes
- Ressource relative à plusieurs domaines :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
Notes et références
- ↑ « Généalogie de Théodore t'Serclaes », sur Geneanet (consulté le )
- ↑ Comité administratif de la Société centrale des décorés de la Croix de fer, Liste nominative des citoyens décorés de la Croix de fer, Bruxelles, Imprimerie et lithographie de P-M Michelli, (lire en ligne), p. 147
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