Érard Ier de Brienne
| Érard Ier de Brienne | ||
| Autres noms | latin : Erardus de Brenensis | |
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| Titre | (c. 1089 - entre 1114 et 1125) |
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| Prédécesseur | Gautier Ier de Brienne | |
| Successeur | Gautier II de Brienne | |
| Souverains | ||
| Suzerains | ||
| Biographie | ||
| Dynastie | ||
| Naissance | c. 1070 |
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| Décès | entre 1114 et 1125 |
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| Père | Gautier Ier de Brienne | |
| Mère | Eustachie de Tonnerre | |
| Conjoint | Alix de Ramerupt | |
| Enfants | Gautier II de Brienne Guy de Brienne Félicité de Brienne |
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Armes de la Maison de Brienne (d'azur semé de billettes d'or, au lion du même brochant.) |
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Érard Ier de Brienne, né vers 1070 et mort entre 1114 et 1125, est comte de Brienne à partir de 1189 jusqu'à sa mort. Il est le second fils de Gautier Ier, précédent comte de Brienne à qui il succède, et de son épouse Eustachie de Tonnerre, héritière du comté de Bar-sur-Seine.
Après la mort de son père, il est investi du comté de Brienne par le comte de Troyes Thibaud III de Blois, tandis que son frère puîné Milon hérite de celui de Bar-sur-Seine. Comme son père avant lui, il a des querelles avec l'abbaye de Montier-en-Der, ce qui nécessite l'intervention armée du comte de Champagne Hugues Ier pour régler ce conflit.
En 1097, il décide de partir en Terre sainte et de rejoindre la première croisade, avec laquelle il participe très probablement à la prise de Jérusalem en 1099. De retour en Champagne à partir de 1101, il apparait ensuite régulièrement à la cour du comte de Champagne, avec lequel il repart en Terre sainte entre 1104 et 1108.
Généreux avec les ordres religieux, il participe notamment à la fondation de l'abbaye Notre-Dame de Beaulieu, située à l'intérieur de son comté.
Il tombe gravement malade à l'abbaye d'Avenay et meurt entre 1114 et 1125 avant d'être inhumé à l'abbaye de Montier-en-Der, lieu de sépulture de ces prédécesseurs. Son fils aîné Gautier II lui succède alors en tant que comte de Brienne.
Biographie
Début de carrière
Érard Ier de Brienne est le second fils de Gautier Ier, comte de Brienne, et de son épouse Eustachie de Tonnerre. Son frère aîné Engelbert — le sixième et dernier de ce nom de la famille — est le seul fils de Gautier Ier cité dans une charte de 1072, ce qui démontre qu'il est bien l'aîné de la fratrie et qu'Érard Ier n'est pas encore né cette année là ou en bas âge[1]. Une autre charte en faveur de l'abbaye de Molesme dans laquelle le comte donne ses droits sur l'église de Merrey-sur-Arce, qui peut être datée vers 1080, nomme également Engelbert comme témoin tandis que ses frères puînés sont également cités mais non nommés. C'est peut-être à l'occasion de cette donation ou peu après qu'Engelbert devient moine dans cette abbaye[2],[3].
Érard Ier devient alors l'héritier principal de ses parents, devant son frère puîné Milon et ses sœurs Perenelle et Mantia. Par la suite, les actes du comte Gautier Ier ne mentionnent comme sa descendance qu'Érard Ier, généralement suivi par son frère[3],[note 1]
Comte de Brienne

À la mort du comte Gautier Ier, ses titres sont alors transmis à ses deux fils puînés, l'aîné s'étant consacré à la vie monastique. Érard Ier, le plus âgé des deux, hérite du comté paternel de Brienne tandis que le plus jeune, Milon, obtient le comté maternel de Bar-sur-Seine. Ces deux titres font des deux frères des égaux, alors que le plus jeune est généralement vassal de son aîné[3]. L'année exacte du décès de Gautier Ier demeure toutefois incertaine. La dernière mention de ce comte date de la bénédiction de l'église du prieuré de Sèche-Fontaine à Avirey par l'évêque Robert de Bourgogne, qui monte sur le trône épiscopal de Langres en 1085. De plus, une charte du précise qu'Érard Ier a reçu l'investiture du comté de Brienne par le comte de Troyes Thibaud III de Blois. Ce comte étant décédé en 1089, l'investiture d'Érard Ier a donc lieu entre 1085 et 1089[note 2], cette dernière date étant généralement retenue par les historiens[3].
Dès son accession au pouvoir, Érard Ier est en litige avec l'abbaye de Montier-en-Der dont il abuse des droits d'avouerie en gardant à son usage unique plusieurs église dont celle de Ceffonds, tout comme son père l'avait fait avant lui. Après une sommation inutile, le comte de Champagne Hugues Ier prend les armes pour le faire renoncer à ses prétentions par des guerres et des sièges[5],[3]. Pour parvenir à ses fins, Hugues Ier oppose au jeune comte de Brienne les forces conjointes des comtés de Troyes, de Perthois et de Bar-sur-Aube, situés respectivement à l'est, au nord et au sud-ouest de Brienne, tenant ainsi son adversaire en tenaille[4].
De plus, les deux frères ont probablement essayé de faire la jonction entre leurs comtés respectifs, séparés seulement par la petite seigneurie de Vendeuvre. Ils pourraient ainsi réunir Briennois et Lassois septentrional et dominer une large bande territoriale contiguë à l'est de Troyes. Le seigneur de Vendeuvre a probablement dû se sentir menacé, car il se rapproche progressivement du comte de Champagne jusqu'à se déclarer en 1221 le vassal de ce comte — alors que la seigneurie de Vendeuvre dépende du comté de Bar-sur-Seine — qui ne peut accepter de se voir couper la route directe entre Troyes et Bar-sur-Aube, deux villes importantes des foires de Champagne[3],[5].
Voyages en Terre sainte

Répondant à l'appel du pape Urbain II lors du concile de Clermont de 1095, Érard Ier prend part à la première croisade, ce qui deviendra par la suite une coutume familiale. Avant son départ, il règle ses affaires avec l’Église, notamment avec l'abbaye de Montier-en-Der. Il rend ainsi à l'abbé Roger de Vignory, par l’intermédiaire de l'évêque de Troyes Philippe de Pont, l'église Saint-Remy de Ceffonds[note 3] qu'il détenait injustement — un laïc ne pouvant posséder une église[9] — et remet également à cet évêque les quatre prébendes de l'église de Brienne afin qu'il les transmette par la suite aux moines de Montier-en-Der, « qui est le lieu de sépulture des comtes de Brienne »[10],[3].
Ses faits lors de cette croisade sont inconnus, mais il part vraisemblablement pour la Terre sainte en 1097[note 4] et est probablement présent lors de la prise de Jérusalem par les croisés en 1099[3].
Son retour en Champagne est attesté à partir de 1101 par une charte en faveur de l'abbaye de Molesme, qui peut être datée au plus tard de cette année là. Cette même année, il est présent à Bar-sur-Aube comme témoin d'un acte du comte Hugues Ier de Champagne pour l'abbaye de Saint-Claude. C'est dans cet document qu'apparait pour la première fois Milon II, frère puîné d'Érard Ier, avec le titre de comte de Bar-sur-Seine, ce qui indique qu'il vient d'atteindre sa majorité[3].
Dans les années qui suivent, Érard Ier apparait régulièrement comme témoin dans les chartes du comte de Champagne, souvent conjointement avec son frère Milon II. Tous deux accompagnent très certainement ce comte pour un nouveau pèlerinage en Terre sainte en 1104, même si aucun document atteste de leur présence. Ils sont toutefois présents aux côtés de ce comte à Auxerre en 1104 puis à l'abbaye de Molesme pour les fêtes de Pâques la même année [note 5], juste avant son départ pour Jérusalem[13],[14] avant d'être absents des archives champenoises pendant l'absence du comte de Champagne. Enfin, tous deux reparaissent dans une charte de 1108 du comte Hugues Ier à Châtillon-sur-Seine une fois celui-ci de retour en France, ce qui démontre de manière presque certaine que ces trois comtes ont voyagé ensemble[15],[16].
Retour en Champagne
Érard Ier et son frère Milon II sont dans les années qui suivent leur retour en Champagne régulièrement présents parmi les témoins des chartes du comte Hugues Ier, ce qui semble indiquer qu'ils en sont devenus des vassaux fidèles et qu'ils ont obtenu la confiance de ce comte[17],[18].
En 1112, il participe à la fondation de l'abbaye Notre-Dame de Beaulieu de l'ordre de Saint-Augustin — qui passe dans les années 1140-1145 à l'ordre de Prémontré sous l’impulsion de Bernard de Clairvaux — et qui avait été établie quelques années auparavant par deux prêtres, Osbert et Alard, à environ un kilomètre à l'est en un lieu appelé Le Breuil. À cet effet, il leur donne tout ce qu'il possède à Jasseines en terres, bois et près, à l’exception de la justice, une partie de la rivière d'Aube et le droit d'usage dans ses bois et de pâturage dans tout son comté jusqu'au porte de son château[19],[18].
L'année suivante, en 1113, il donne à l'abbaye de Montier-en-Der les droits de justice pour le prieuré de Radonvilliers à Radonvilliers et à Saulcy ainsi que le droit d'acquérir dans ses fiefs. C'est lors de cet acte qu'apparait pour la première fois son fils aîné Gautier II, qu'il commence ainsi à associer à l'exercice du pouvoir[18].
Érard Ier apparait pour la dernière fois dans un document daté dans un acte de 1114 lors duquel il est témoin pour le comte Hugues de Champagne pour une donation en faveur de l'abbaye de Montier-la-Celle[18].
Plus tard, une autre charte non datée indique que, alors qu'il se trouve gravement malade à Avenay — probablement à l'abbaye Saint-Pierre — il demande à son frère Milon II de le faire enterrer à l'abbaye de Montier-en-Der et de donner aux moines une rémunération convenable. Ses fils Gautier II et Guy donnent leur aval sur ces dispositions. À sa mort, il est effectivement inhumé à l'abbaye de Montier-en-Der et un document ultérieur précise que Milon II, comte de Bar-sur-Seine, et Gautier II, comte de Brienne, donnent aux moines les coutumes de Droyes. L'année de ce décès demeure inconnue mais ce dernier document est signé par l'abbé Roger de Vignory qui meurt en 1125, aussi elle peut donc être estimée entre 1114 et 1125[20],[18].
Famille
Mariage et enfants
En 1108 ou avant, il épouse Alix de Ramerupt, fille d'André de Ramerupt, comte d'Arcis et seigneur de Ramerupt, et de son épouse Adélaïde dont la famille d'origine est inconnue. De ce mariage sont nés au moins trois enfants[21] :
- Gautier II de Brienne, qui succède à son père comme comte de Brienne et à sa mère comme seigneur de Ramerupt ;
- Guy de Brienne, cité dans une charte de 1143 en tant que frère du comte Gautier, probablement mort sans union ni descendance[22] ;
- Félicité de Brienne, qui épouse en premières noces Simon Ier de Broyes, seigneur de Broyes, de Beaufort et de Baye, d'où postérité. Devenue veuve, elle épouse en secondes noces Geoffroy III, seigneur de Joinville, d'où postérité également.
Ascendance
| 8. Engelbert III de Brienne | |||||||||||||||||||
| 4. Engelbert IV de Brienne | |||||||||||||||||||
| 9. Wandalmodis de Salins | |||||||||||||||||||
| 2. Gautier Ier de Brienne | |||||||||||||||||||
| 10. ? | |||||||||||||||||||
| 5. Pétronille de ? | |||||||||||||||||||
| 11. ? | |||||||||||||||||||
| 1. Érard Ier de Brienne | |||||||||||||||||||
| 12. Milon IV de Tonnerre | |||||||||||||||||||
| 6. Milon V de Tonnerre | |||||||||||||||||||
| 13. Ermengarde de Bar-sur-Seine | |||||||||||||||||||
| 3. Eustachie de Tonnerre | |||||||||||||||||||
| 14. ? | |||||||||||||||||||
| 7. Azéka (de Bar-sur-Seine ?) | |||||||||||||||||||
| 15. ? | |||||||||||||||||||
Annexes

Bibliographie
- J.A. Jacquot, Notice historique sur Brienne, Paris, Faur, (lire en ligne sur Gallica).
- M. Bourgeois, Histoire des comtes de Brienne : contenant un Précis Généalogique de cette illustre Maison, accompagné de nombreux documents historiques, Troyes, Anner-André, , 382 p. (lire en ligne sur Gallica).
- Henri d'Arbois de Jubainville, Catalogue d'actes des comtes de Brienne, 950-1356, Paris, A. Gouverneur, , 48 p. (lire en ligne sur Gallica).
- (en) Dana Celest Asmoui Ismail, History of the Counts of Brienne (950–1210), Royal Holloway University of London, (ISBN 9781911261292, présentation en ligne).
- (en) Guy Perry, The Briennes : The Rise and Fall of a Champenois Dynasty in the Age of the Crusades, c. 950–1356, Cambridge University Press, (ISBN 978-1-107-19690-2, présentation en ligne).
- Édouard de Saint-Phalle, « Les comtes de Brienne : Première partie : d'Engelbert Ier à Érard II », Mémoires de la Société Académique de l'Aube, vol. 141, .
Liens externes
- Étienne Pattou (dernière mise à jour : 16/10/2025), « Maison de Brienne » [PDF], sur racineshistoire.free.fr, (consulté le ).
- (en) Charles Cawley, « Comtes de Brienne », sur Medieval Lands, Foundation for Medieval Genealogy, 2006-2025 (consulté le ).
- « Sceaux des comtes de Brienne », sur Sigilla : base numérique des sceaux conservés en France.
Articles connexes
- Bourg de Brienne-le-Château
- Maison de Brienne
- Maison de Montdidier-Roucy
- Château de Brienne
- Première croisade
- Siège de Jérusalem
Notes et références
Notes
- ↑ Les raisons qui font qu'un fils aîné entre dans les ordres peuvent interroger. Peut-être s'agit d'une profession de foi, mais le médiéviste Édouard de Saint-Phalle émet les hypothèses qu'il a peut-être été diminué physiquement ce qui l'aurait rendu inapte pour exercer le rôle de comte, qu'il aurait été supplanté par son frère puîné et éloigné dans un couvent ou encore qu'il se serait cloitré pour expier un crime. Un telle chose a existé au sein du comté de Champagne avec Pons II de Traînel qui s'est retiré dans l'abbaye de Preuilly après avoir enlevé et épousé de force Mathilde de la Ferté-Milon. Il est toutefois certain qu'Engelbert est devenu moine du vivant de son père[4].
- ↑ La date de 1090 est parfois mentionnée dans certains ouvrages, mais il s'agit très certainement d'une erreur[3].
- ↑ Roger, sire de Joinville, à qui Érard Ier avait inféodé l'église Saint-Remy de Ceffonds donne son consentement à cette restitution. Toutefois, un chevalier de Brienne prénommé Engelbert — probablement Engelbert du Donjon de Brienne, issu d'une branche cadette de la maison de Brienne — à qui cette église était également inféodée s'y oppose. Il finit toutefois par y consentir après un procès et une excommunication[6],[7],[8].
- ↑ Érard Ier n'est pas parti avec la croisade principale, dite croisade des barons, dont le départ avait été fixé au . Ses compagnons pour ce pèlerinage sont inconnus, mais il est néanmoins possible de déduire la présence d'Hugues de Merrey, ainsi que de son frère, vassaux du comté de Bar-sur-Seine, qui cède son alleu de Rosnay à l'abbaye de Molesme contre la somme de 16 livres en présence du comte de Brienne. Ce document stipule également que si au moins un des deux frères revient de Terre sainte en rend cette somme, il pourra reprendre possession de ce bien[11].
- ↑ Le , la présence de Milon II est également attestée lors du concile de Troyes, alors que celle d'Érard Ier ne figure dans aucun document[12].
Références
- ↑ Henri d'Arbois de Jubainville 1872, p. 6.
- ↑ Henri d'Arbois de Jubainville 1872, p. 7.
- Édouard de Saint-Phalle 2017, p. 154.
- Édouard de Saint-Phalle 2017, p. 166.
- Michel Bur, La formation du comté de Champagne : v. 950 - v. 1150, Nancy, Université de Nancy II, (présentation en ligne), p. 259-260.
- ↑ (en) Constance Brittain Bouchard, The Cartulary of Montier-en-Der : 666-1129, Toronto, University of Toronto Press, , 385 p. (présentation en ligne), p. 267-269 & 287-289.
- ↑ (la) MM. Deprez et Ulysse Robert, Cartulaire de Montier-en-Der : Copie figurée d'après le manuscrit original conservé aux archives du département de la Haute-Marne, (lire en ligne sur Gallica), folio CVIII.
- ↑ « Premier cartulaire de Montier-en-Der (page 35, folio 147) », sur RegeCart - regestes de cartulaires (consulté le )
- ↑ Henri d'Arbois de Jubainville 1872, p. 145, 146.
- ↑ Henri d'Arbois de Jubainville 1872, p. 149.
- ↑ Henri d'Arbois de Jubainville 1872, p. 146.
- ↑ Henri d'Arbois de Jubainville 1860, p. 85.
- ↑ Jacques Laurent, Cartulaires de l'abbaye de Molesmes, ancien diocèse de Langres, 916-1250 : recueil de documents sur le nord de la Bourgogne et le midi de la Champagne, vol. 1, Paris, Alphonse Picard & fils, , 354 p. (lire en ligne sur Gallica), p. 142, 143.
- ↑ Thierry Leroy, Naissance des Templiers, Passés Composés, , 391 p. (présentation en ligne), p. 69
- ↑ Henri d'Arbois de Jubainville, Histoire des ducs et comtes de Champagne : De la fin du XIe siècle au milieu du XIIe, vol. 2, Paris, Librairie Auguste Durand, (lire en ligne), p. 100.
- ↑ Thierry Leroy 2026, p. 106.
- ↑ Henri d'Arbois de Jubainville 1872, p. 9, 10.
- Édouard de Saint-Phalle 2017, p. 156.
- ↑ Alphonse Roserot, Dictionnaire historique de la Champagne méridionale (Aube) des origines à 1790, Troyes, Imprimerie Champenoise, , p. 142-144.
- ↑ Henri d'Arbois de Jubainville 1872, p. 10, 11.
- ↑ Charles Cawley 2006-2025.
- ↑ Henri d'Arbois de Jubainville 1872, p. 12.
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