Étienne Aignan

| Fauteuil 27 de l'Académie française | |
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| Secrétaire général de la préfecture du Loiret (d) | |
| à partir de |
| Naissance | |
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| Décès |
(à 51 ans) Ancien 5e arrondissement de Paris |
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| Activités |
Traducteur, poète, journaliste, écrivain, dramaturge, écrivain politique, librettiste, homme politique |
| Enfant |
Valérie Aignan (d) |
| Parentèle |
Adolphe Schneider (gendre) |
| Membre de |
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Étienne Aignan, né le [1] à Beaugency et mort le [2] à Paris, est un haut fonctionnaire français, traducteur, poète, écrivain et journaliste royaliste, membre de l’Académie française. Ses nombreuses traductions et ses poésies sont estimées[3], contrairement à ses créations de dramaturge et librettiste.
Biographie
Famille
Issu d'une ancienne famille de robe, il est le fils d'Étienne Aignan, greffier de l'élection de Beaugency, et de Judith Tournois de Bonnevallet, fille de François Tournois de Bonnevallet et Françoise Judith Bonnet du Portail[4].
Il étudie au collège d'Orléans et montre, dès sa jeunesse, un goût prononcé pour la poésie.
Marié à Tullie Claudine Françoise Montanier (remariée à Jean-Louis Boigues), il est le beau-père d'Adolphe Schneider.
Fonction publique
En 1792, il est élu procureur-syndic du district de Beaugency à l'âge de 19 ans. Emprisonné en 1793, il est libéré après le 9-Thermidor.
En 1800, il est nommé secrétaire général de la préfecture du Loiret puis secrétaire général adjoint de la préfecture du Cher.
En 1808, il occupe les fonctions d'aide des cérémonies de Napoléon Ier, puis celles de secrétaire à l'introduction des ambassadeurs et enfin de secrétaire général de la préfecture de Paris.
Ecrivain
Auteur de tragédies et poèmes, collaborateur au journal La Minerve, ses traductions sont estimées mais ses œuvres littéraires sont jugées médiocres.
Élu, le , membre de la Classe de la Langue et de la Littérature françaises de l’Institut de France, en remplacement de Bernardin de Saint-Pierre, son discours de réception, prononcé le , est froidement accueilli. Il est nommé, par l'ordonnance royale du , membre de l’Académie française.
Il est l’auteur d'une traduction de l'Iliade et il traduit de l'anglais l’Essai sur la critique d'Alexander Pope et le Ministre de Wakefield d'Oliver Goldsmith ainsi que plusieurs autres romans. Il a, par ailleurs, publié des ouvrages littéraires et historiques. Beaucoup de bibliographes lui ont attribué la paternité de la tragédie en trois actes en vers la Mort de Louis XVI, écrite en collaboration avec Berthevin (impr. 1793, in-8°), et qui lui a fait une réputation de courage pour l’époque où elle parut, est plus vraisemblablement de Barthez de Marmorières[5].
Tandis qu'aujourd'hui Jean Tulard le qualifie d' « obscur polygraphe »[6], Alexandre Soumet est plus précis indiquant que ses essais poétiques « lui avaient déjà mérité de justes applaudissements » et saluant ses traductions d'Homère[3]. Tyrtée Tastet (surnommé Tyrtée le boiteux [7]et accusé de plagiat par un critique du Figaro) le considère comme un « littérateur honnête et laborieux, mais d'un talent médiocre »[8].
Principales œuvres
- Le Martyre de Marie-Antoinette d'Autriche, reine de France, tragédie en cinq actes, 1793.
- La Mort de Louis XVI, tragédie en 3 actes, 1793.
- Aux Mânes des neuf victimes d'Orléans. Chants funèbres exécutés pour la première fois sur le théâtre d'Orléans, le 29 prairial, an IIIe. de la République française, et suivis de notes historiques, 1795) : livret/texte, mis en musique par Brochiez pour chanteurs solistes, chœur et orchestre (avec un récitant).À la mémoire des neuf gardes nationaux orléanais guillotinés sous la Terreur à la suite de l'affaire Léonard Bourdon.
- L'Hôtellerie portugaise, opéra-comique, Paris, théâtre Feydeau, 7 thermidor an VI, 1798.
- Essai sur la critique, poëme en trois chants, suivi de deux discours philosophiques, traduction en vers libres de l'anglais de Pope, 1801.
- Le Ministre de Wakefield, d'Oliver Goldsmith, traduction nouvelle, 1803.
- Chimère et réalité, opéra-comique en 1 acte et en vers, Paris, théâtre Feydeau, 17 nivôse an XI, 1803.
- Le Connétable de Clisson, opéra en 3 actes, Paris, Opéra, 20 pluviôse an XII, 1804.
- Polyxène, tragédie en trois actes et en vers, Paris, Théâtre-Français, 23 nivôse an XII, 1804.
- Nephtali ou les Ammonites, opéra en trois actes, 1806.
- L'Iliade, traduite en vers français, suivie de la comparaison des divers passages de ce poëme avec les morceaux correspondants des principaux poètes hébreux, grecs, français, allemands, italiens, anglais, espagnols et portugais, 3 vol., 1809.
- Brunehaut, ou les Successeurs de Clovis, tragédie en 5 actes et en vers, Paris, Théâtre-Français, .
- De la justice et de la police, ou Examen de quelques parties de l'instruction criminelle considérées dans leur rapport avec les mœurs et la sûreté des citoyens, 1817.
- De l'État des protestants en France depuis le XVIe siècle jusqu'à nos jours, avec des notes et éclaircissements historiques, 1818.
- Des Coups d'État dans la monarchie constitutionnelle, 1819.
- Histoire du jury, 1822.
- Bibliothèque étrangère d'histoire et de littérature ancienne et moderne, ou Choix d'ouvrages remarquables et curieux, traduits ou extraits de diverses langues, avec des notices et des remarques (3 vol.), 1823-28.
- Extraits des Mémoires relatifs à l'histoire de France depuis 1757, 1825.
Notes et références
- ↑ Acte de baptême d’Étienne Aignan, Registre des baptêmes, mariages, sépultures de la paroisse Saint-Firmin de Beaugency (1773-1782), cote 3 NUM 28/23, Archives départementales du Loiret, 348 p. (lire en ligne), p. 9
- ↑ Acte de décès d’Étienne Aignan, Actes de l'état-civil reconstitué de Paris (19/06/1824-21/06/1824), cote 5Mi1 1209, Archives de Paris, 51 p. (lire en ligne), p. 50
- « Discours de réception d’Alexandre Soumet, Académie française », sur www.academie-francaise.fr
- ↑ Nicolas Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France: recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, Paris, Bureau du Nobiliaire universel de France, 1819, volume 16, p. 163.
- ↑ J. Goizet et A. Burtal, Dictionnaire universel du théâtre en France et du théâtre français à l’étranger, alphabétique, biographique et bibliographique, depuis l’origine du théâtre jusqu’à nos jours, Paris, Chez les auteurs, , 122 p. (lire en ligne), p. 19.
- ↑ Jean Tulard, Le Sacre de l'empereur Napoléon: histoire et légende, Fayard, 2004, 195 pages, p. 69.
- ↑ <ref>Le Figaro, 24 mai 1832 THÉÂTRE DE L'AMBIGU-COMIQUE. / Du pillage, du pseudonyme et accessoirement de la Réputation d'une femme, mélodrame en 3 actes et en dix tableaux. / Nous avons eu plus d'une fois occasion de parler de la soustraction d'idées qui se fait chaque jour et de ces volées de quasi-écrivains qui semblables à des corbeaux marchent à la suite du petit nombre de gens connus pour avoir des idées et trouvent moyen de leur en enlever de tems à autre, sinon quelqu'une, au moins quelques lambeaux. / On prend un roman ou une nouvelle on extrait le sujet, les personnages et le dialogue puis on se trouve avoir fait une pièce à laquelle on met son nom comme les gens qui après avoir fait un mouchoir, en changent la marque. / Mais nous avons à dire quelques mots du pseudonime (sic). Il y a des gens qui pour garder l'incognito croient devoir prendre un faux nom quand il eût suffi de proclamer le leur car malgré leurs recherches il est à parier qu'ils n'en trouveront pas un plus ignoré. / Ensuite, il y a quelque bizarrerie dans le choix des noms. L'un, auteur d'un vaudeville joué à l'Ambigu il y quelques jours, vaudeville copié sur les Deux Mousquetaires [de Justin Gensoul et Jean-Baptiste-Charles Vial] sauf une broderie d'obscénités du crû de l'auteur, a pris un nom dans les bergeries de Florian et s'est fait appeler Hydie. / L'auteur de la pièce d'hier a pris le nom de Tyrtée. Tyrtée le boiteux dont les chants célébraient l'amour de la patrie et donnaient du cœur aux plus lâches. / La muse boiteuse du nouveau Tyrtée a copié mot pour mot le conte de Michel Raymond, le Grain de sable. Nous remercîrons (sic) donc Michel Raymond [(pseudonyme de Michel Masson et Raymond Brucker quand ils travaillaient ensemble)] de l'intérêt qui règne dans le mélodrame. / Albert, et surtout Francisque Francisque aîné [dont Alexandre Lacauchie fit le portrait] ont fort bien joué leurs rôles... / Cette pièce attirera du monde comme le Grain de sable a attiré des lecteurs M. Tyrtée attendra-t-il encore que Michel Raymond ait une idée pour en faire un mélodrame. Sic vos non vobis, mellificatis apes.
- ↑ Tyrtée Tastet, Histoire des quarante fauteuils de l'académie française: depuis la fondation jusqu'à nos jours, 1635-1855, Paris, Lacroix-Comon, 1855, tome 4, p. 26-27.
Pour approfondir
Bibliographie
- J. Debarbouiller, « Aignan (Étienne) », in Charles Brainne (dir.), Les Hommes illustres de l'Orléanais: biographie générale des trois départements du Loiret, de l'Eure-et-Loir et de Loir-et-Cher, A. Gatineau, 1852, p. 259-261.
- « Notice sur M. Aignan », in Pierre Marie Michel Lepeintre Desroches, Suite du Répertoire du Théâtre-Français : avec un choix des pièces de plusieurs autres théâtres, arrangées et mises en ordre, Chez Mme veuve Dabo, 1822, tome 7, p. 178-179.
- Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des littératures, Paris, Hachette, 1876, p. 40.
Liens externes
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