Adolphe Schneider

Adolphe Schneider
Fonctions
Député de Saône-et-Loire
-
Conseiller général de Saône-et-Loire
-
Maire du Creusot
-
Biographie
Naissance
Décès
(à 42 ans)
Le Creusot
Sépulture
Nom de naissance
François Antoine Adolphe Schneider
Nationalité
Activités
Famille
Père
Antoine Schneider (d)
Mère
Anne-Catherine Durand (d)
Fratrie
Clémence Schneider (d)
Eugène Schneider
Conjoint
Valérie Aignan (d)
Enfants
Marie Schneider (d)
Paul Schneider (d)
Parentèle
Étienne Aignan (beau-père)
Autres informations
Propriétaire de
Membre de
Vue de la sépulture.

François Antoine Adolphe Schneider, né à Nancy le et mort au Creusot le , est un industriel et homme politique français.

Biographie

Adolphe Schneider est le fils d’Antoine Schneider (1759-1828), notaire royal, maire de Dieuze, conseiller général et directeur unique de la Moselle, propriétaire du château de Bidestroff, et de Catherine Durand (1781-1858). Il est le frère ainé d’Eugène Schneider (1805-1875).

En 1821, sur recommandation de son cousin germain, le général et ministre Virgile Schneider, Adolphe Schneider entre comme courtier à la banque Seillière, spécialisée dans le secteur du négoce et dirigée par François Alexandre Seillière. En 1830 cette banque se voit attribuer la logistique et l’approvisionnement en vivres et en fourrages, de l’expédition militaire d'Alger, mission qu’Adolphe Schneider et Aimé-Benoît Seillière mènent avec succès.

Le , il épouse Valérie Aigan. Elle est la fille de l’académicien Étienne Aigan et de Tullie Claudine Françoise Montanier qui est remariée à Louis Boigues (Société Boigues & Cie), le principal propriétaire des forges de Fourchambault (Nièvre) financièrement soutenues par la banque Seillière.

À partir de 1833, François-Alexandre Seillière qui monte le projet de rachat des forges du Creusot pense y associer Adolphe et son frère Eugène. La société Schneider frères et Cie sera créée en avec deux cogérants : Adolphe Schneider, directeur financier et commercial et Eugène Schneider, directeur des usines. 

Il est élu maire du Creusot à partir de 1841 et conseiller général (canton de Couches et Montcenis) en 1842. Le , il est élu député par le 5e collège de Saône-et-Loire (Autun), contre Jules Aymond de Montépin, député sortant et prend place dans la majorité ministérielle de François Guizot.

Il est le père de trois enfants : Camille (1833-1893), Marie Tullie (1838-1877), mariée au général Charles-Alexandre Fay (sv) (1827-1903), et Paul (1841-1916), président des mines de Douchy, maire de Chanceaux-près-Loches et conseiller général d'Indre-et-Loire.

Le dimanche , il fait une lourde chute de cheval et meurt dans la soirée. Il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise (division 13). Peu après, son épouse et ses enfants quittent définitivement Le Creusot.

Industriel

Le jeune frère d'Adolphe, Eugène Schneider, commence à travailler comme employé de bureau à Reims. En 1827, le baron de Neuflize l'emploie comme directeur d'une forge près de Sedan, un poste qu'il a occupé pendant près de dix ans.[1] En 1835, il obtient un financement pour les travaux de l'usine du Creusot auprès de l'administration de l'État. Á la création de Schneider frères et Cie, en co-gérance, Eugène dirige l'usine, tandis qu'il s'occupe des finances et des ventes.[2]

En 1838, l'usine construit la première locomotive de chemin de fer française (Gironde) et le site du Creusot fournit alors la quasi-totalité des locomotives en France. À cette époque, l'usine employait environ 2 000 hommes. En 1842, l'inventeur François Bourdon conçoit et construit un marteau-pilon à vapeur pour l'usine, l'un des premiers[3].

A son décès le , son frère Eugène reprend seul la direction de Schneider et Cie et le remplace à la Chambre des députés. [3],[4]

Hommage

Au Creusot, un Monument à Adolphe Schneider[5], couramment appelé La colonne brisée, fut érigé sur les lieux mêmes de l'accident. Sur la première marche est scellée la pierre qui fut fatale à Adolphe Schneider[6]. À la suite de l'ouverture de l'avenue de Verdun, le monument fut déplacé dans un square (entre l'école Charles-de-Gaulle et la rue du Grenouiller) près de sa place initiale.

Notes et références

Annexes

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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