Étienne Nouvion

| Président Tribunal civil d'Alès (d) | |
|---|---|
| - | |
Louis Molière (d) | |
| Procureur de la République Alès | |
| - | |
Francisque Fleury (d) Jean Chataigner (d) |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 58 ans) Paris |
| Surnom |
Rocheverre |
| Pseudonyme |
Rocheverre, Étienne |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Fratrie |
Étienne Nouvion, connu sous le pseudonyme de Étienne Rocheverre (-) est un magistrat, écrivain français et collectionneur d'art.
Carrière
Étienne Nouvion effectue l'ensemble de sa carrière dans la magistrature. Il est nommé juge de paix à Constantine en 1872, puis substitut à Oran et à Castres. Il devient ensuite procureur de la République à Muret puis à Verdun, avant d'être président de tribunal à Alais et conseiller à Nîmes. En 1902, il est nommé juge de paix à Paris, puis juge d'instruction auprès du parquet de la Seine.
Engagé en 1870 dans les zouaves de la Garde impériale, il est mentionné dans la presse pour un fait d’armes au cours duquel il entraîne ses camarades à l’assaut en déclamant des vers de Victor Hugo.
Issu d’une famille de sept enfants, il est le frère de Jean-Baptiste Nouvion, préfet d’Oran.
Il meurt à l’âge de 58 ans à Paris, chez les Frères Saint-Jean de Dieu de la rue Oudinot[1].
Écrivain
Parallèlement à ses fonctions judiciaires, Étienne Nouvion mène une activité littéraire sous le pseudonyme d’Étienne Rocheverre. Ses romans Mademoiselle d'Hannonville et Les pieds terreux retiennent l’attention de la critique littéraire de son temps.
Dans Le Figaro, Philippe-Emmanuel Glaser qualifie Les pieds terreux de livre « plein des plus belles et des plus nobles qualités »[2]. Ce roman, publié en 1906, évoque les paysans du Centre de la France, notamment de l’Auvergne et du Limousin, engagés dans la Guerre franco-allemande de 1870.
L’ouvrage est couronné par l’Académie française et couronné au concours de la 'Presse'.
Ses écrits sont mentionnés dans des périodiques contemporains tels que le Mercure de France et Le Monde artiste, qui recensent et commentent la production littéraire de l’époque.
Il sert également de modèle pour le personnage du juge Nouvion dans le drame en trois actes Arsène Réaux, écrit en 1893 par Édouard Romberg[3].
Après sa mort, plusieurs de ses textes sont publiés dans la Revue des Français, notamment L'armée turque (1908) et L'Angleterre et l'île des pingouins (1909), témoignant de la diffusion posthume de son œuvre.
Collectionneur
Étienne Nouvion constitue une collection d’œuvres d’art ancien et moderne comprenant notamment des peintures de Panini, Vigée Le Brun, Géricault, Courbet et Chassériau.
Dans les années 1870–1890, il fait partie des amateurs précoces de peinture du XVIIIe siècle, alors encore peu valorisée. Issu par sa mère d’une famille du Périgord (famille Lansade de Plagne), il commence à constituer sa collection auprès de familles de cette région.
Il entretient des liens d'amitié avec son parent le baron Arthur Chassériau, qui est son exécuteur testamentaire et dresse l’inventaire de sa collection à sa mort.
Une partie de cette collection est dispersée lors de ventes publiques, notamment à Nîmes en 1902 et à l’Hôtel Drouot en 1906[4].
Certaines œuvres sont remises au musée Labenche de Brive-la-Gaillarde par l'intermédiare du baron Arthur Chassériau.
Réception critique
L’œuvre d’Étienne Nouvion, publiée sous le pseudonyme d’Étienne Rocheverre, fait l’objet de comptes rendus dans la presse littéraire de son temps.
Son roman Les pieds terreux reçoit notamment un accueil favorable dans Le Figaro, où il est décrit comme un ouvrage « plein des plus belles et des plus nobles qualités »[2].
Ses publications sont également recensées dans des périodiques tels que le Mercure de France et Le Monde artiste, qui témoignent de leur diffusion dans les milieux littéraires de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle.
L’attribution d’une distinction par l’Académie française à Les pieds terreux contribue à sa reconnaissance au moment de sa publication.
La publication posthume de certains de ses textes dans la Revue des Français au début du XXe siècle atteste d’un intérêt persistant pour son œuvre après sa mort.
Œuvres
- Étienne Rocheverre, pseud. de Nouvion, Mademoiselle d'Hannonville, Paris, Calmann Lévy éditeur, (OCLC 458089810)
- Étienne Rocheverre, pseud. de Nouvion, Et le drapeau !... et le régiment ?... nouvelle militaire, Nîmes, A. Chastanier éditeur, (OCLC 458089802)
- Étienne Rocheverre, pseud. de Nouvion, Le Chevalier de Riazan, Paris, A. Chastanier éditeur,
- Étienne Rocheverre, pseud. de Nouvion, Les pieds terreux, Paris, Plon-Nourrit et Cie, (OCLC 78379441)Ouvrage couronné par l'Académie française et couronné au concours de la 'Presse'
- Étienne Rocheverre, pseud. de Nouvion, L'armée turque, Revue des Français, Paris, 1908
- Étienne Rocheverre, pseud. de Nouvion, L'Angleterre et l'ile des pingouins, Revue des Français, Volume 4, Paris, 1909
Notes et références
- ↑ Archives de Paris 7e arrondissement, acte de décès no 1544 de l'année 1905 (vue 24/31).
- Le Figaro, critique littéraire, Philippe-Emmanuel Glaser, .
- ↑ "Arsène Réaux" drame en 3 actes comportant les personnages du juge Nouvion et de son épouse, in « Rideau à huit heures » par Édouard Romberg (1817-1899), directeur de la division Industrie au ministère de l'intérieur, Librairie des bibliophiles. E. Flammarion successeur, Paris, 1893
- ↑ Le reliquat de sa collection fut dispersé à l'Hotel Drouot en 1906 - Catalogue de tableaux anciens et modernes, pastels et dessins, meubles, glaces, cadres bois sculpté, livres, gravures, estampes de la collection de feu M. Etienne Nouvion / experts MM. Chaine et Simonson, Hotel Drouot, Paris, 8 février 1906 https://www.google.fr/books/edition/Catalogue_des_tableaux_anciens_et_modern/bX0xtwAACAAJ?hl=fr - Une première vente de sa collection se déroula à Nîmes les 5 et 6 mai 1902 cf. Vente à Nîmes aux enchères publiques pour cause de départ, d'objets d'art et d'ameublement... Tableaux... belles tapisseries de Bruxelles et d'Aubusson.. décoration par Pillement et d'après Boucher, gravure et dessins. 5–6 mai 1902. Maître Rossignol, commissaire-priseur, Nîmes, 2 mai 1902
Sources
- Mercure de France, Volume 61, 1906
- Le Monde artiste [puis illustré], Théâtre, musique, beaux-arts, littérature, 1899
- Le Figaro, critique littéraire, Philippe-Emmanuel Glaser,
- Vente à Nîmes aux enchères publiques pour cause de départ, d'objets d'art et d'ameublement... Tableaux... belles tapisseries de Bruxelles et d'Aubusson.. décoration par Pillement et d'après Boucher, gravure et dessins. 56 mai 1902. Maître Rossignol, commissaire-priseur, Nîmes, 2 mai 1902. Etienne Nouvion quittait alors son poste de président à Nîmes pour être nommé à Paris en 1902.
- Catalogue de tableaux anciens et modernes, pastels et dessins, meubles, glaces, cadres bois sculpté, livres, gravures, estampes de la collection de feu M. Etienne Nouvion / expert MM. Chaine et Simonson, Hotel Drouot, Paris, 8 février 1906
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