Île Jacques Cousteau

Île Jacques Cousteau
Île Cerralvo
Isla Jacques Cousteau
Isla Cerralvo
 (es-MX)
Île Jacques Cousteau en bas à droite
Île Jacques Cousteau en bas à droite
Géographie
Pays Drapeau du Mexique Mexique
Localisation Golfe de Californie
Coordonnées 24° 14′ N, 109° 53′ O
Superficie 136,5 km2
Côtes 68 km
Point culminant 755 m
Géologie Roche métamorphique
Administration
Statut Réserve naturelle

État du Mexique Basse-Californie du Sud
Municipalité La Paz
Démographie
Population Aucun habitant
Autres informations
Découverte 1533
Géolocalisation sur la carte : Mexique
(Voir situation sur carte : Mexique)
Île Jacques Cousteau Île Cerralvo
Île Jacques Cousteau
Île Cerralvo
Géolocalisation sur la carte : Basse-Californie du Sud
(Voir situation sur carte : Basse-Californie du Sud)
Île Jacques Cousteau Île Cerralvo
Île Jacques Cousteau
Île Cerralvo
Îles au Mexique

L'île Jacques Cousteau (prononciation en espagnol /ʝak 'kusto/), anciennement et communément nommée île Cerralvo (prononciation en espagnol /se'ralbo/), est une île du golfe de Californie, au Mexique. Cette île reçoit officiellement ce nom le en hommage à l'océanographe français Jacques-Yves Cousteau[1].

Elle est inhabitée.

Géographie

L'île est située à l’entrée du golfe de Californie, au large des côtes de la Basse-Californie du Sud, à 8,9 km au nord-nord-est de la punta Arena de la Ventana et à 42 km à l’est-nord-est de La Paz. Elle est séparée du continent par le canal de Cerralvo large de 10 km en moyenne.

L'île fait 29 km de longueur et 7,2 km de largeur maximale pour 68 km de côtes soit 136,5 km2 de superficie[2] soit la neuvième plus grande île du Mexique. Elle est constituée d’une chaîne de montagne centrale et unique culminant à 755 m[3] qui est constituée principalement de roches métamorphiques complexes.

Histoire

La première mention de l’île est faite par l'explorateur Fortún Ximénez en 1533 qui la nomme Isla de Santiago. Mais c’est Francisco de Ortega, récolteur de perles, qui la baptise du nom de Cerralvo en 1632 en l'honneur de son mécène le marquis de Cerralvo, vice-roi de Nouvelle-Espagne. À cette époque l'île a encore de l’eau et est habitée par les indiens Pericúes qui vivent de la pêche, puis par les Yaquis. Vers 1850, l'île développe une petite industrie de pêche, les buceo. En 1874, le bâtiment SS Montana s'y échoue sur des hauts-fonds.

En 2005, l'île est classée avec 244 autres au Patrimoine mondial par l'UNESCO comme « Îles et aires protégées du Golfe de Californie »[4].

En raison de sa biodiversité et de ses eaux très claires propices aux prises de vue sous-marines, l'île Cerralvo et la mer de Cortés sont visitées à plusieurs reprises par l'équipe Cousteau à bord de La Calypso et de L’Alcyone[5], et c'est pour cette raison que le président mexicain Felipe Calderón décide en 2009 de renommer l'« île Cerralvo » en « île Jacques Cousteau »[1]. Toutefois, quels que soient les mérites de Jacques-Yves Cousteau, des chercheurs, des universitaires et des environnementalistes de Basse-Californie du Sud contestent le caractère « unilatéral » de cette décision prise sans aucune concertation. Pour l'historien et anthropologue Fermín Reygadas Dahl, il s'agit d'une aberration et d'un manque de respect pour l'histoire et les habitants de l'État qui ne sont pas consultés[6]. Plusieurs sénateurs mexicains ainsi que Miguel León-Portilla, ancien représentant du Mexique auprès de l'UNESCO, s'opposent au changement de nom, et demandent l'annulation du décret[7].

Faune et flore

L'île est considérée comme une importante réserve d’espèces de poissons de l'océan Pacifique qui attire de nombreuses missions scientifiques et conditionné l’ouverture le de l'Observatorio Jacques Cousteau de los Mares y Costas en México à La Paz voisine. Le canal de Cerralvo est un lieu de passage des baleines lors de leur migration dans la mer de Cortès.

Par ailleurs, il existe quelques espèces endémiques à l'île[8] : telles que l'iguane Ctenosaura hemilopha insulana, les lézards Sceloporus grandaevus et Cnemidophorus ceralbensis[9], et les serpents Rhinocheilus etheridgei et Chilomeniscus savagei.

Notes et références

  1. « Une île Cousteau au Mexique », sur AFP, .
  2. (es) « Superficie Continental e Insular del Territorio Nacional », sur Institut national de statistique et de géographie..
  3. (en) Additions to the Herpetological Fauna of Isla Cerralvo in the Gulf of California, Mexico, par Richard Etheridge, Herpetologica, vol. 17, no 1 du 15 avril 1961, p. 57-60.
  4. « Îles et aires protégées du Golfe de Californie », sur UNESCO.
  5. « Les expéditions Cousteau », sur Fondation Cousteau (consulté le ).
  6. (es) Raymundo León, « Falta de respeto, cambiar el nombre a la isla Cerralvo, señala especialista », sur La Jornada, (consulté le ).
  7. (es) « ¿Borrar la historia? El caso de la isla Cerralvo », sur La Jornada, .
  8. (en) « Reptiles of Baja California and Nearby Islands in the Gulf of California and Pacific Ocean », sur Muséum d'histoire naturelle de San Diego.
  9. (en) Lee Grismer, Amphibians and reptils of Baja California, University of California Press, (lire en ligne), p. 211.

Liens externes

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