Au sommet du Pech David, un panneau de signalisation informe d'une pente maximale à 25 %[2].
Après le premier jour de repos de cette 112e édition du Tour de France et une première semaine de course exceptionnellement longue de dix jours, cette 11e étape forme une boucle autour de Toulouse, quatrième ville la plus peuplée de France, préfecture de l'Occitanie et de la Haute-Garonne. Longue de 156,8 kilomètres, cette étape se déroule intégralement dans ce département. La journée est composée de cinq ascensions répertoriées au classement de la montagne, dont une seule de troisième catégorie, dont le sommet est situé à huit kilomètres de l'arrivée. Le sprint intermédiaire est situé à Labastide-Beauvoir, à l'entrée du bourg, sur la route de Toulouse, au lieu-dit « Al pass. del Merle » (km 97,3). Le départ fictif est donné devant le Stadium de Toulouse ; il s'agit du plus long de ce Tour de France avec seize kilomètres de défilé, avant le départ réel lancé à la sortie de Blagnac, capitale de l'industrie aéronautique et spatiale française[1].
Les premiers kilomètres quittent l'agglomération toulousaine par le nord, vers Grenade (km 15,4), où la Garonne est traversée. Dès la rive droite atteinte, la première ascension de la journée se dresse devant les coureurs : la côte de Castelnau-d'Estrétefonds (1,4 km à 6,6 %, 4e catégorie, km 25,9). Il s'agit de l'unique difficulté de ces cent premiers kilomètres. À partir de Fronton (km 30,3) s'ensuit une longue transition vers le sud-est, par Castelmaurou (km 59,6) et Sainte-Foy-d'Aigrefeuille (km 84,4), où le parcours quitte le pays toulousain pour entrer dans le Lauragais le temps d'une trentaine de kilomètres. Après le sprint intermédiaire de Labastide-Beauvoir, le tracé prend la direction de Toulouse et des collines entre le canal du Midi et Garonne, où se situe la majorité des 1 531 mètres de dénivelé positif du jour. Quatre ascensions s'enchaînent en moins de quarante kilomètres : d'abord la côte de Montgiscard (16 km à 5,3 %, 4e catégorie, km 111,6), suivie directement par la côte de Corronsac (900 m à 6,7 %, 4e catégorie, km 117). Bien que le terrain continue à être accidenté autour de Vigoulet-Auzil (entre les km 125,6 et km 134,8), la prochaine difficulté répertoriée est la côte de Vieille-Toulouse (1,3 km à 6,8 %, 4e catégorie, km 142,5). La côte de Pech-David (800 m à 12,4 %, 3e catégorie, km 148) est considérée comme l'épouvantail de la journée, où la course à la victoire d'étape devrait se jouer. Après une courte descente sinueuse et étroite sur la fin, les six derniers kilomètres prennent place dans un décor urbain, avec quelques pièges laissés par le mobilier urbain. À partir du sommet de cette dernière ascension, le parcours dans Toulouse est le suivant : chemin des Côtes de Pech David, rue Thomas-Edison, avenue des Coteaux, route de Narbonne, avenue Jules-Julien, avenue de l'U.R.S.S., boulevard André-Delacourtie, avenue Paul-Crampel, allée des Demoiselles, allée Frédéric-Mistral, square Boulingrin, allée Forain-François-Verdier, boulevard Lazare-Carnot, boulevard de Strasbourg, boulevard d'Arcole puis boulevard Lascrosses. La ligne d'arrivée est tracée sur le boulevard Lascrosses devant le jardin Compans-Caffarelli. Les deux derniers kilomètres sont les mêmes que ceux de la 11e étape du Tour de France 2019, qui a vu la victoire de l'Australien Caleb Ewan[3].
Déroulement de la course
Dès le kilomètre zéro, de nombreux coureurs tentent de s'extirper du peloton. Il faut attendre la côte de Castelnau-d'Estrétefonds (1,4 km à 6,6 %, 4e catégorie, km 25,9) pour voir un trio de tête se dessiner à l'avant, composé de l'ItalienDavide Ballerini (XDS Astana), du NorvégienJonas Abrahamsen (Uno-X Mobility) et du double champion de Suisse en titre Mauro Schmid (Jayco AlUla). Jonas Abrahamsen passe en tête au sommet de la première difficulté répertoriée, le peloton compte alors un débours de trente-huit secondes. La première heure de course est marquée par un rythme très élevé, supérieur à 50 km/h, engendré par de nombreuses relances jusqu'au sprint intermédiaire de Labastide-Beauvoir avec quelques cassures dans le peloton, qui ne piègent aucun favori du classement général. L'avance des trois coureurs de tête n'excède pas les deux minutes.
Au sommet de la côte de Montgiscard (1,6 km à 5,3 %, 4e catégorie, km 111,6), Fred Wright passe en tête du premier groupe de cinq, avec vingt-six secondes d'avance sur les poursuivants et deux minutes et trente-et-une secondes sur le peloton. Bis repetita dans la côte de Corronsac (900 m à 6,7 %, 4e catégorie, km 117), avec des écarts similaires en faveur du premier groupe d'échappés : vingt-sept secondes sur les poursuivants et deux minutes et vingt-sept secondes sur le peloton. L'écart se réduit fortement entre les deux premiers groupes dans la boucle autour de Vigoulet-Auzil. Au sommet de la côte de Vieille-Toulouse (1,3 km à 6,8 %, 4e catégorie, km 142,5), Jonas Abrahamsen passe en tête.
À 10 kilomètres de l'arrivée, Schmid et Abrahamssen se trouvent seuls en tête de la course. Wright, Burgaudeau et Simmons sont à 20 secondes. Van Aert, Laurance, De Lie, Ballerini et van der Poel pointent à 35 secondes. Le peloton accuse un retard de 3 minutes et 40 secondes.
Les coureurs entament la dernière difficulté de la journée, la Côte de Pech-David, longue de 800 mètres à 12,4 % (ascension classée en 3e catégorie, au km 148). Jonas Abrahamssen et Mauro Schmid passent tour à tour en tête au sommet. Van der Poel sort du groupe des poursuivants et part à leur poursuite. Après une attaque avortée de Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike) dans la montée, Tadej Pogačar (UAE Emirates XRG) chute à 3 kilomètres de l'arrivée, sans conséquence. Sous la flamme rouge, Mathieu van der Poel compte 9 secondes de retard sur les deux hommes de tête, Abrahamsen et Schmid qui vont se disputer la victoire. C'est Jonas Abrahamsen qui remporte le sprint et par la même sa première victoire d'étape sur le Tour de France. Mathieu van der Poel, troisième à sept secondes, complète le podium.
Résultats
Cette section présente les résultats et prix obtenus au cours de l'étape[4].