Se tenant le jour de la fête nationale, la 10e étape marque la première véritable incursion en montagne du Tour de France 2025. Longue de 165 kilomètres entre Ennezat et Le Mont-Dore, elle présente un profil particulièrement exigeant avec plus de 4 450 mètres de dénivelé cumulé. Le parcours enchaîne les difficultés dès le départ avec le col de Loubeyrat dès le 12e kilomètre, propice aux premières attaques. Les coureurs affrontent ensuite de nombreuses ascensions, dont le col de la Croix-Morand (3,4 km à 5,7 %) et celui de la Croix Saint-Robert (5,1 km à 6,4 %). L'étape établit un record pour le nombre de cols de 2e catégorie escaladés en une seule journée. L’arrivée se juge au sommet du Puy de Sancy, après une ultime montée rectiligne de plus de 3 kilomètres à 8 % de pente moyenne, sur une route large. Ce tracé, usant et sans répit, est taillé pour un premier écrémage entre les prétendants au classement général[2].
Déroulement de la course
Le début d'étape est mouvementé. En tête de course, une importante échappée de 29 hommes se dessine. Au fil des nombreuses ascensions, le groupe se réduit. Au col de la Croix-Morand (à 41 kilomètres de l'arrivée), l'échappée est encore constituée d'une dizaine de coureurs et compte cinq minutes et trente secondes d'avance sur le peloton. Au col de la Croix Saint-Robert, situé à 10 kilomètres du terme, l'échappée est encore forte de cinq hommes : Ben Healy (EF Education-EasyPost), Thymen Arensman (Ineos Grenadiers), Ben O'Connor (Jayco AlUla), Michael Storer (Tudor) et Simon Yates (Visma-Lease a Bike), alors que le groupe maillot jaune pointe à presque six minutes. Lors de la montée finale du Puy de Sancy, Yates place une première attaque dès le pied de l'ascension mais il est rejoint par O'Connor. Au moment où Arensman revient sur le duo de tête, Simon Yates repart seul à l'attaque à 2,4 kilomètres de l'arrivée et remporte l'étape. Arrivé troisième à une trentaine de secondes du vainqueur mais 4 min 20 s avant Tadej Pogačar (UAE Emirates XRG) et le groupe des favoris, Ben Healy endosse le maillot jaune. Lenny Martinez (Bahrain Victorious), qui a fait partie de l'échappée initiale, revêt le maillot à pois de meilleur grimpeur 47 ans après son grand-père Mariano Martinez, meilleur grimpeur du Tour de France 1978[3].
Résultats
Cette section présente les résultats et prix obtenus au cours de l'étape[4].