Aketegi
| Aketegi | ||||
Tambour au sommet de l'Aketegi. | ||||
| Géographie | ||||
|---|---|---|---|---|
| Altitude | 1 551 m[1] | |||
| Massif | Massif d'Aizkorri (Montagnes basques) | |||
| Coordonnées | 42° 57′ 32″ nord, 2° 19′ 48″ ouest[1] | |||
| Administration | ||||
| Pays | ||||
| Communauté autonome | Pays basque | |||
| Province | Guipuscoa | |||
| Géolocalisation sur la carte : Espagne
Géolocalisation sur la carte : Montagnes basques
Géolocalisation sur la carte : Pays basque
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L'Aketegi[2],[3] est une montagne de 1 551 mètres d'altitude et le point le plus culminant des Montagnes basques[4]. Elle est située dans la province du Guipuscoa, au Pays basque espagnol.
Toponymie
Après quelques années de confusion avec le nom de cette montagne, il a été conclu que le nom traditionnel et propre est Aketegi.
Le nom Aitxuri[5] ou Aitzuri[6], correspond à un autre sommet plus au sud.
Géographie
Comme le reste des sommets qui forment le massif d'Aizkorri, l'Aketegi est constitué par des roches calcaires, et il s'élève sur les territoires d'Urbia dans sa partie sud, et sur le Goierri par le nord. À ses pieds se trouve la ville de Zegama dont les routes et les voies de chemin de fer se distinguent parfaitement.
Les sommets qui l'entourent sont d'altitudes quasiment équivalentes.
Mythologie
Dans les études ethnographiques sur la religion traditionnelle basque, le terme « Damia » n'apparaît pas comme le nom d'une divinité indépendante. Les chercheurs considèrent généralement qu'il s'agit d'une forme dialectale ou toponymique dérivée de dama (« la Dame »), titre honorifique utilisé pour désigner Mari, la principale figure féminine du système mythologique basque[7].
Les « Dames » locales des montagnes
Les enquêtes ethnographiques menées par José Miguel de Barandiarán ont montré que Mari est souvent appelée « Dama » suivie du nom de la montagne où elle est censée résider. Ainsi apparaissent dans les traditions locales :
- Anboto — Anbotoko Dama ;
- Aketegi — Aketegiko Dama ;
- Murumendi — Murumendiko Dama ;
- Aralar — Aralarko Dama.
Ces appellations correspondent à des manifestations locales d'une même entité mythologique plutôt qu'à des divinités distinctes[7].
« Damiaren koba » : la grotte de la Dame
On y trouve deux grottes, dont l'une est associée dans la tradition locale à la Damiaren koba ou Aketegiko Dama, c'est-à-dire la demeure de la « dame d'Aketegi », parfois décrite comme une « sorcière d'Aketegi[8] ».
L'expression basque « Damiaren koba » signifie littéralement « la grotte de la Dame » (damia / dama = la Dame, -ren = génitif, koba = grotte). Dans la toponymie du Pays basque, cette appellation désigne des cavités naturelles associées, dans la tradition populaire, à des lieux de résidence de Mari[9]. Dans ces récits, les grottes jouent un rôle central : elles sont décrites comme des portes vers un monde souterrain sacré, où la Dame exerce son pouvoir sur les forces naturelles et sur l'ordre moral de la communauté[10].
Spéléologie
Grotte de la Dame d'Aketegi
La grotte d'Aketegi se situe sous l'éperon Aketegi erpina dans le massif d'Aizkorri. Elle a été citée dès 1884 par Ramon de Yarza dans Descripción Física y Geológica de la Provincia de Guipúzcoa pour ses restes d'ours des cavernes. En 1894, Alfonso Zabala mentionne d'énormes os et autres objets trouvés par des paysans guides de visiteurs étrangers[8].
En 1943, Reyes Corcostegui extrait des os d'Ursus arctos (ours brun) et d'Ursus spelaeus (ours des cavernes) de la grotte, qui sont transférés à la société scientifique d'Aranzadi. La grotte est perdue pour les spéléologues jusqu'en 1987, quand Alona Mendi Espeleología Taldeak (AMET ou les équipes de spéléologie du massif d'Aloña) la retrouve et l'explore. Peu d'ossements subsistent, et la fameuse « dame d'Aketegi » n'a pas été retrouvée[8].
Découvertes et topographie
En 1995, une autre grotte au sommet d'Aitxuri est découverte et nommée Aitxuri. Selon des bergers de Zegama, l'entrée nord de la grotte correspond à celle de la Dame. Les os extraits au cours des deux derniers siècles proviendraient probablement de cette grotte, bien que cela ne puisse être confirmé[8]. La grotte mesure 193 m de long et 35 m de dénivelé, avec deux entrées :
- nord : 4,3 × 9 m, galerie horizontale de 20 m orientée sud-est ;
- est : 1,7 × 4 m, galerie inclinée de 29 m orientée sud-est et remplie de blocs.
Les galeries se rejoignent pour former une principale de 50 m, avec une fissure verticale et un laminoir final. Une cheminée de 36 m et un passage obstrué de 4,5 m se trouvent à l'extrémité est[8].
Ascensions
Itinéraires
Les itinéraires sont nombreux pour l'ascension de cette montagne, et presque tous communs à l'Aizkorri.
Depuis le col d'Otzaurte
Depuis le col d'Otzaurte, à 671 m d'altitude, une piste conduit à la crête de Beunda, où se trouvent une bergerie et une aire de loisirs. En traversant la pente sud de l'Añabasolo, sur les crêtes qu'unit l'Añabaso avec l'Aitzkorri, l'endroit d'Aldaola (832 m) permet d'atteindre le passage de San Adrián à 1 008 m d'altitude avec, dans le tunnel, une vue sur l'ermitage de San Adrián. Puis, en continuant vers la source de Lizarrate et après avoir dévié à droite, commence l'ascension du sommet de l'Aitzkorri, avec le petit tumulus, aussi appelé San Adrián. L'ascension se fait entre les hêtres jusque près du sommet par une forte pente. Ce parcours est appelé le calvaire, bien que son nom à l'origine soit mandobide (chemin de mulet en basque). Il y a une variante qui part de l'ermitage du Sancti Spiritus, à 969 m d'altitude, située avant d'arriver au tunnel de San Adrián. La ligne de crête, vers l'ouest, en passant par le Kanal Aundi (grand canal en basque), rencontre le sommet de l'Aketegi.
Depuis Arantzazu
Au départ d'Arantzazu (731 m), un bon et reposant chemin permet de monter à Urbia. L'entrée aux terrains d'Urbia s'effectue par le col d'Elorrola (1 161 m), qui garde les peñas de Zabalaitz (1 262 m) par la droite, et Enaitz (1 291 m) par la gauche. Un sentier entouré d'une ligne d'arbres conduit à l'ermitage, et un peu plus loin à l'auberge qui invite au repos.
La ligne de crête est ouverte sur les terres, au nord, et permet de monter, par le côté ouest, en direction du dolmen d'Aizkorritxo pour arriver à l'Aketegi.
Depuis Zegama
En partant de Zegama (296 m), depuis la gare de chemin de fer, un chemin monte vers le col d'Intzuzaeta et de là, par la gauche, la route d'Andreaitz permet d'accéder à la crête. Au pas d'Andreaitz (1 324 m), en direction de l'Urbia puis, en tournant sur la gauche et après avoir fait le tour du sommet d'Andreaitz (1 434 m), se trouve le col de Lugaitze, d'où commence le parcours par la ligne de crête qui mène jusqu'au sommet de l'Aketegi.
Depuis Araia
Pour monter depuis Araia, la route de l'Aratz permet de dévier vers Lizarrate ou San Adrián et de là, de monter à l'Aitzgorri, comme cela a été indiqué plus haut. Pour cela, dans la direction des restes de la fonderie Ajuria, un chemin à gauche (la colline des wagonnets) monte jusqu'aux carrières du rocher de San Miguel. À cet endroit, en faisant le tour des carrières, il grimpe jusqu'à la source d'Iturriotz (1 050 m) pour gagner la clairière où se trouve la cabane d'Azkosaroi. Il faut alors quitter le sentier qui va à l'Aratz pour se diriger vers le tunnel de San Adrián et, de là, à l'Aitzgorri. Puis, après avoir passé Kanal Aundi, la ligne de crête mène à l'Aketegi.
Temps d'accès
Notes et références
- (es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Aitxuri » (voir la liste des auteurs).
- Aketegi sur l'IGN espagnol.
- ↑ EMF.KAT - Euskal Herriko mendien katalogoa, 2018
- ↑ Euskaltzaindiko Onomastika Batzordea, 2017
- ↑ (eu + es) Gobernantza Publiko eta Autogobernuko sailburuarena, EHAA - 2006ko maiatzak 19.
- ↑ EMF.KAT - Euskal Herriko mendien katalogoa, 2014
- ↑ Centro Nacional de Información Geográfica, 2007
- (es) José Miguel Barandiaran, Mitología vasca, Madrid, Minotauro, coll. « Biblioteca vasca », , 162 p. [détail des éditions] (OCLC 3077859)
- « Aketegiko Damiaren koba »,
- ↑ (es) Eusko Ikaskuntza, « Mari, diosa de la mitología vasca », Eusko Ikaskuntza – Sociedad de Estudios Vascos (consulté le )
- ↑ (es) Julio Caro Baroja, Los pueblos del norte de la Península Ibérica : Análisis histórico-cultural, Donostia/San Sebastián, Txertoa, coll. « Askatasun haizea ; 9 », , 303 p. (ISBN 84-7148-007-7)
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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