Angélique-Louise Verrier-Maillard

Angélique-Louise Verrier-Maillard
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Œuvres principales
Portrait présumé de Louis-Antoine de Saint-Just (d)
Portrait de Louis Antoine de Saint-Just attribué à Angélique-Louise Verrier

Angélique-Louise Verrier, née le à Paris où elle est morte le , est une peintre française. Élève d'Adélaïde Labille-Guiard, ses œuvres sont composées de portraits au pastel puis de peintures à l'huile. Elle aurait peint un portrait connu de Louis Antoine de Saint-Just, conservé au musée Carnavalet. Elle est également l'autrice d'un portrait du député girondin Jean-Baptiste Salle.

Biographie

Angélique-Louise Verrier-Maillard nait le à Paris[1]. Elle est la fille de Jean-François Verrier, « coiffeur des dames » (1757) et d’Élisabeth Piéret. Elle est baptisée le lendemain de sa naissance dans la paroisse parisienne de Saint-Eustache. Elle a deux sœurs aînées, Louise-Françoise (1757-1841) qui reste célibataire, et Anne-Charlotte, née en 1761. En 1780, cette dernière épouse Antoine Laby (+ 1787) maître perruquier, veuf de Jeanne Sophie Neuville[2].

Angélique-Louise Verrier est l'élève d'Adélaïde Labille-Guiard[1]. Dès 1780, elle expose ses œuvres à l'Exposition de la Jeunesse, qui se déroule place Dauphine. En 1785, ses portraits au pastel présentés à l'Exposition de la Jeunesse sont salués par la critique[3]. La revue Mercure de France écrit, au sujet d'un portrait d’une femme coiffée d’un chapeau de paille : « Le ton de couleur m’en a paru fort bon ; le dessin en est sage et correct »[4]. En 1786, lors de la même exposition, la revue mentionne à nouveau la peintre : « Mlle Verrier […] développe chaque année son talent d’une manière plus intéressante »[1],[5].

Néanmoins, malgré ce début de renommée, Angélique-Louise Verrier-Maillard ne participera pas aux prochaines expositions de la Jeunesse. La charge familiale incombant à l'artiste semble expliquer cette absence : célibataire, elle vit chez ses parents qui sont âgés, ainsi qu'avec sa sœur Anne-Charlotte, veuve et mère de cinq enfants. Elle doit en outre s'impliquer davantage dans la gestion de l’hôtel des États-Unis, rue Gaillon, tenus par ses parents, notamment après le décès de son père en 1792[3].

C'est durant cette période, entre et , qu'elle aurait peint un célèbre portrait de Louis Antoine de Saint-Just, dit pastel Le Bas, du nom de son acquéreuse, Élisabeth Le Bas, épouse de Philippe Le Bas, ami de Louis Antoine de Saint-Just. Le tableau est conservé au musée Carnavalet depuis 1898[3].

A la même période, elle peint également un portrait au pastel, aujourd'hui détruit, du député girondin Jean-Baptiste Salle, d'après son biographe Charles Vatel,[3],[1].

Le , elle se marie avec Louis Maillard, un avocat employé à la Commission des revenus nationaux[1]. Ce dernier est veuf et a déjà des enfants. Il décède à la suite d’une maladie le , Angélique-Louise Verrier-Maillard préfère renoncer à sa succession, composée essentiellement de dettes[3].

Ils ont eu au moins deux fils: Alphonse Jean-Baptiste Nicolas Maillard baptisé en 1796 sur la paroisse de Saint-Roch[6], et Louis-Auguste-Jean-Baptiste, baptisé en 1799 à Saint-Germain l'Auxerrois[1], mais ceux-ci meurent en bas âge.

Durant son mariage, Angélique-Louise Verrier-Maillard apprend la technique de la peinture à l'huile. Elle peint toujours des portraits mais aussi des nature-mortes, des animaux ou des paysages. Elle expose des portraits en au Salon de Paris. Ce sera sa dernière exposition[3].

Elle meurt veuve sans enfants le à Paris, au 2 rue du Cherche-midi. Le jeune peintre Auguste-François Laby, neveu d'Angélique-Louise Verrier-Maillard, signe son acte de décès[1],[3].

Dans la nécrologie de ce dernier, l’Annuaire des Artistes indiquera qu'Auguste-François Laby était « élève de David et neveu de Mme Maillard »[3]. Pourtant, peu connue, Angélique-Louise Verrier-Maillard restera longtemps confondue avec sa contemporaine Marie-Nicole Vestier. Ce n'est qu'en 2016 que des informations sur sa carrière sont publiées pour la première fois[1].

Notes et références

  1. « http://www.pastellists.com/Articles/VERRIER.pdf »
  2. ↑ Archives nationales, Y5157A, 3 septembre 1787, avis Laby. Numérisé sur le site famillesparisiennes.
  3. Louise Ampilova-Tuil, Catherine Gosselin, « Une note sur l’iconographie de Saint-Just : L’histoire du pastel Le Bas », Annales historiques de la Révolution française, no 390,‎ , p. 203 à 214
  4. ↑ « Titre inconnu », Le Mercure de France,‎ , p. 85
  5. ↑ « Titre inconnu », Le Mercure de France,‎ , p. 32
  6. ↑ Archives historiques de l'Archevêché, Paris, paroisse Saint-Roch 08/12/1794 - 19/09/1796, 4 prairial an IV (23 mai 1796), baptême d'Alphonse Jean-Baptiste Nicolas Maillard. Numérisé sur famillesparisiennes.

Voir aussi

Bibliographie

  • Louise Ampilova-Tuil, Catherine Gosselin, « Une note sur l’iconographie de Saint-Just : L’histoire du pastel Le Bas", Annales historiques de la Révolution française, no 390, , p. 203-214. Numérisé sur cairn.

Liens externes

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