Angliers (Québec)
| Nom officiel |
Angliers |
|---|
| Pays | |
|---|---|
| Province | |
| Région administrative | |
| Municipalité régionale | |
| Municipalité | |
| Baigné par |
Rivière des Quinze (d), lac des Quinze |
| Superficie |
298,21 km2 |
| Coordonnées |
47° 32′ 54″ N, 79° 14′ 22″ O |

| Population |
303 hab. () |
|---|---|
| Densité |
1 hab./km2 () |
| Statut |
|---|
| Origine du nom | |
|---|---|
| Fondation |
, , |
| Remplacé par | |
| Dissolution |
| CGT |
2485080 |
|---|

Angliers est un village situé dans la municipalité de Laverlochère-Angliers en Abitibi-Témiscamingue au Québec (Canada). Le village a été fondé dans les années 1910 et a été constitué en municipalité de village en 1945. En 2018, cette dernière fusionna avec Laverlochère pour former la municipalité de Laverlochère-Angliers.
Toponymie
Le village a été nommé « Angliers » par Sir Lomer Gouin, premier ministre du Québec de 1905 à 1920, en mémoire de son ancêtre Mathurin Gouin, originaire d'Angliers de le département de Vienne en France[1],[2],[3].
Géographie
Le village d'Angliers se situe dans la municipalité de Laverlochère dans la municipalité régionale de comté de Témiscamingue dans la région administrative de l'Abitibi-Témiscamingue au Québec[4],[5].
Municipalités limitrophes
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Guérin | Rémigny |
| |
| Saint-Eugène-de-Guigues | N | Moffet | ||
| O Angliers E | ||||
| S | ||||
| Laverlochère | Fugèreville | Latulipe-et-Gaboury |
Hydrographie

Angliers est situé à la décharge du lac des Quinze et du lac Simard dans la rivière des Quinze et le lac Témiscamingue, devenus un réservoir depuis la construction du barrage par la Commission de l'énergie hydroélectrique de l'Ontario au début du XXe siècle[2]. Collectant les eaux du bassin supérieur de la rivière des Outaouais, de la rivière Kinojévis et du lac Opasatica, les deux lacs ont servi au flottage des millions de billes de bois récoltées par les compagnies forestières jusqu'à la cessation de cette pratique sur le lac Témiscamingue pour des raisons environnementales en 1976[6].
De ces opérations demeurent le remorqueur T.E. Draper, le bâtiment servant au dépôt de matériel et le terminal de la ligne du Canadien Pacifique entre la municipalité de Témiskaming-Sud et Angliers (1923). Le T.E. Draper, qui a fonctionné de 1929 à 1972, a été tiré au sec pour devenir un attrait touristique et inscrit au patrimoine des biens culturels du Québec depuis 1979.
Le barrage a été entièrement rénové entre 2013 et 2018[7].
Le territoire d'Angliers comprend notamment le lac des Quinze et la Petite rivière Roger[3].
Histoire


Les premiers colons sont arrivés au bord de la rivière des Quinze dès 1911. En 1924, le village d'Angliers fut fondé au bord de la rivière des Quinze où un barrage venait récemment d'être construit. À l'époque, il s'agissait d'un terminus du chemin de fer du Canadien Pacifique[2]. En 1925, la paroisse catholique fut créée par la Mission Saint-Viateur.
Le , la municipalité de village d'Angliers fut officiellement constituée en se séparant des territoires de Guérin et de Saint-Eugène-de-Guigues[8],[9]. En , une école centrale fut ouverte afin de réunir les élèves du village et des rangs, anglophones et francophones. En 1975, le bâtiment de cette école devint un édifice multifonctionnel accueillant le bureau municipal, une caserne de pompiers, une salle communautaire, une bibliothèque et un espace pour des services religieux. Il est inscrit au Répertoire du patrimoine culturel du Québec[10].
Le , la municipalité de village d'Angliers a été fusionnée avec Laverlochère pour former Laverlochère-Angliers[3],[5],[11].
Démographie


Politique
Le maire actuel (2022) est Daniel Barrette, qui est maire de Laverlochère-Angliers. Le premier maire était Conrad Coulombe, père de Paul Coulombe, qui était maire d'Angliers de 1982 à .
Les élections municipales se font en bloc pour le maire et les six conseillers[14].
| Angliers Maires depuis 2001 | |||
| Élection | Maire | Qualité | Résultat |
|---|---|---|---|
| 2001 | Paul Coulombe | Voir | |
| 2005 | Voir | ||
| 2009 | Lyna Pine | Voir | |
| 2013 | Voir | ||
| 2017 | Élection annulée, fusion avec Laverlochère pour former Laverlochère-Angliers | ||
| Élection partielle en italique Depuis 2005, les élections sont simultanées dans toutes les municipalités québécoises | |||
Patrimoine


L'édifice de l'école centrale d'Angliers, ouverte en 1947, est inscrit au Répertoire du patrimoine culturel du Québec[10].
L'entrepôt du terminal du Canadien Pacifique à Angliers comprend un musée de la drave.
Le Chantier Gédéon est une reconstitution d'un camp de bûcherons des années 1930-1940.
Notes et références
- ↑ Mémoires de la Société généalogique canadienne-française
- Hormidas Magnan, Dictionnaire historique et géographique des paroisses, missions et municipalités de la province de Québec par Hormidas Magnan, Arthabaska (Québec), L'Imprimerie d'Arthabaska, Inc., , PDF (lire en ligne).
- « Angliers », sur Commission de toponymie du Québec (consulté le ).
- ↑ Répertoire des municipalités : Village d'Angliers (Témiscamingue) sur le site des Affaires municipales, régions et occupation du territoire.
- « Modifications municipalités janvier 2018 » [PDF], sur Statistiques Canada (consulté le ).
- ↑ « La fin du flottage », sur Histoire forestière de l'Outaouais (consulté le )
- ↑ Tanya Neveu, « Cinq ans plus tard, les travaux sont terminés sur le pont-barrage d'Angliers » (consulté le )
- ↑ « Angliers », sur Maires du Québec (consulté le ).
- ↑ Status de la province de Québec, 9, 1945, chapitre 97, pages 651-654.
- « L'École centrale d'Angliers inscrite au Répertoire du patrimoine culturel du Québec » (consulté le )
- ↑ Gazette officielle du Québec, partie 2, , numéro 52, pages 5847-5851.
- ↑ « Statistique Canada - Profils des communautés de 2006 - Angliers, VL » (consulté le )
- ↑ « Statistique Canada - Profils des communautés de 2016 - Angliers, VL » (consulté le )
- ↑ « Liste des municipalités divisées en districts électoraux », sur DGEQ (consulté en )
Annexes
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- Portail de l'Abitibi-Témiscamingue
