Premier ministre du Québec
| Premier ministre du Québec | ||
Armoiries du Québec | ||
Titulaire actuelle Christine Fréchette depuis le (1 mois et 6 jours) | ||
| Création | ||
|---|---|---|
| Mandant | Lieutenante-gouverneure du Québec[1] | |
| Durée du mandat | 4 années | |
| Premier titulaire | Pierre-Joseph-Olivier Chauveau | |
| Résidence officielle | Édifice Price 16e et 17e étages 65, rue Sainte-Anne Québec Bureau officiel : |
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| Rémunération | 270 120 dollars annuels[2],[3],[4],[5] | |
| Site internet | https://www.quebec.ca/premier-ministre/ | |
Le Premier ministre du Québec est le chef du gouvernement au Québec et le président du Conseil des ministres. Officiellement, le Premier ministre conseille le lieutenant-gouverneur, représentant du chef d'État dans cette province du Canada. Dans la pratique, le Premier ministre est le détenteur du pouvoir exécutif et représente le gouvernement à l'Assemblée nationale.
Le Premier ministre du Québec est choisi comme président du Conseil exécutif du Québec par le lieutenant-gouverneur, le représentant du monarque au Québec. De coutume, c'est le chef du parti politique détenant le plus de sièges dans l'Assemblée nationale où il est lui-même député. Si le chef a perdu dans la circonscription électorale où il était candidat lors de l'élection générale, il peut se porter candidat lors d'une élection partielle, après que l'un des députés nouvellement élus de son parti accepte de démissionner pour lui céder sa place ; tel fut le cas de Robert Bourassa en 1985.
Le Premier ministre nommé par le lieutenant-gouverneur prête les serments de discrétion et d'office. En tant que député, il est au préalable assermenté comme membre de l'Assemblée nationale : comme il en est la tradition, il prête alors, en présence du secrétaire général de l'Assemblée nationale et du lieutenant-gouverneur de la province, le serment de loyauté envers le peuple du Québec[6]. Bien que traditionnellement le serment doit être réalisé avec une main sur la Bible, son utilisation n'est plus en pratique depuis 1999[7]. Avant le 9 décembre 2022, les députés provinciaux du Québec prêtaient aussi serment de vrai allégeance au roi du Canada.
Le mandat du Premier ministre n'a pas de durée fixe. Les élections à date fixe ont lieu tous les 4 ans[8], mais tant que le Premier ministre a la confiance de la majorité des députés, il reste en poste.
Historique
La fonction de Premier ministre du Québec est instituée le lors de la création de la Confédération canadienne. Son premier titulaire est Pierre-Joseph-Olivier Chauveau.
La fonction de Premier ministre du Québec succède à celle de Premier ministre du Canada-Est qui existait sous la période de colonie britannique.
Au cours du temps, le poste de Premier ministre du Québec prend de l'importance au sein du gouvernement provincial. En effet, au début de la Confédération, les pouvoirs attribués au lieutenant-gouverneur étaient appliqués. Ce dernier pouvait révoquer les pouvoirs du Premier ministre. De nos jours, même si les pouvoirs du lieutenant-gouverneur sont toujours les mêmes depuis 1867, le titulaire de ce poste se garde de pleinement les exercer puisqu'il n'est pas élu.
Trente-deux Premiers ministres ont exercé cette fonction durant quarante-trois législatures différentes, sur une période approximative de 155 ans.
En 2012, Pauline Marois est la première femme à avoir occupé ce poste.
Traitement et prérogatives
Rémunération
La rémunération du Premier ministre du Québec se compose de deux parties : la première est une indemnité commune à tous les députés de l'Assemblée nationale. En vertu de l'article 1 de la Loi sur les conditions de travail et le régime de retraite des membres de l'Assemblée nationale, l'indemnité annuelle de base est fixée à 131 766 $ (au ). De plus, tout député exerçant une fonction supplémentaire perçoit une indemnité supplémentaire. Dans le cas du premier ministre, celle-ci correspond à 105 % de son indemnité de base, ce qui totalise 270 120 $ (au ). En plus de sa rémunération, le Premier ministre, comme les autres députés, a aussi droit à diverses allocations, telles les allocations déplacement (variable selon la circonscription), de gestion de bureau de circonscription, ou de transition, etc[9].
Bureau et résidence officielle

Le bureau du Premier ministre est situé dans l'édifice Honoré-Mercier. Sa résidence officielle est située à Québec. Depuis 2001, elle est située aux deux derniers étages de l'édifice Price[10]. De 1996 à 2001, elle était dans l'édifice Jean-Talon sur la Grande Allée, et de 1994 à 1996 à « l'Élysette », une résidence située au 1080 avenue des Braves dans le quartier Montcalm[11].
Autres
En vertu de l'article 4.1 de la Charte de la ville de Québec, le Premier ministre québécois est maire honoraire de Québec[12]. Cette distinction honorifique est inscrite dans la loi en 2016 sous le gouvernement Philippe Couillard[13]. Le premier ministre québécois décerne annuellement l'Ordre national du Québec[14]. En vertu de l'article 3 de la Loi sur l'Ordre national, il peut recommander la nomination d'une personne au sein de l'ordre[15].
Premiers ministres du Québec
| Rang | Image | Nom | Législature(s) et mandat(s) | Événements | Circonscription | Lieu de sépulture | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1er |
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Pierre-Joseph-Olivier Chauveau ( - ) (Conservateur) |
1re |
1867-1873 (5 ans, 7 mois et 12 jours) |
Les conservateurs sont élus au gouvernement lors de l'élection de 1867 et seront réélus à l'élection de 1871. Chauveau démissionne le en raison de sa nomination comme président du Sénat du Canada. | Québec, Capitale-Nationale | Chapelle du Monastère des Ursulines de Québec | |
| 2e | ||||||||
| 2e |
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Gédéon Ouimet ( - ) (Conservateur) |
1873-1874 (1 an, 6 mois et 26 jours) |
Est élu chef du parti et premier ministre à la suite du départ de Chauveau. Ouimet démissionne le . | Deux-Montagnes, Laurentides | Cimetière Notre-Dame-des-Neiges à Montréal | ||
| 3e |
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Charles-Eugène Boucher de Boucherville ( - ) (Conservateur) (1er mandat) |
1874-1878 3 ans, 5 mois et 14 jours |
Devient chef du Parti conservateur et le parti est reconduit au gouvernement après l'élection de 1875. Démis de ses fonctions en 1878 à la suite d'un conflit avec le lieutenant-gouverneur. | Montarville, Montérégie | Église Sainte-Famille de Boucherville | ||
| 3e | ||||||||
| 4e |
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Henri-Gustave Joly de Lotbinière ( - ) (Libéral) |
1878-1879 1 an, 7 mois et 23 jours |
Désigné par le lieutenant-gouverneur le . Déjà minoritaire, son parti arrive en 2e place à l'élection 1878 mais accède au gouvernement par un appui des indépendants conservateurs. Son gouvernement est toutefois renversé par le Conseil législatif le . | Lotbinière, Chaudière-Appalaches | Cimetière Mount Hermon à Québec | ||
| 4e | ||||||||
| 5e |
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Joseph-Adolphe Chapleau ( - ) (Conservateur) |
1879-1882 2 ans, 8 mois et 28 jours |
Désigné à la suite de son élection lors de l'élection partielle du . Son parti est d'abord minoritaire (32/65), puis devient légèrement majoritaire (33, 34) puis obtient ensuite une large majorité gouvernement lors de l'Élections générales québécoises de 1881. Il démissionne le pour être nommé au cabinet fédéral. | Terrebonne, Lanaudière | Cimetière Notre-Dame-des-Neiges à Montréal | ||
| 5e | ||||||||
| 6e |
|
Joseph-Alfred Mousseau ( - ) (Conservateur) |
1882-1884 1 an, 5 mois et 23 jours |
Nouveau chef du Parti conservateur. Élu à l'élection partielle du . Annulation de cette élection le . Nouvelle élection partielle le . Démissionne à la suite de sa nomination comme juge à la Cour supérieure du Québec le . | Jacques-Cartier, Montréal | Cimetière Notre-Dame-des-Neiges à Montréal | ||
| 7e |
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John Jones Ross ( - ) (Conservateur) |
1884-1887 3 ans et 2 jours |
Devient chef des Conservateurs en 1884. Malgré sa défaite à l'élection de 1886, il ne démissionne que le . | Shawinigan, Mauricie | Église Sainte-Anne à Sainte-Anne-de-la-Pérade | ||
| 6e | ||||||||
| 8e | ![]() |
Louis-Olivier Taillon ( - ) (Conservateur) (1er mandat) |
1887 (25-) 4 jours |
Élu chef des Conservateurs. Son gouvernement est renversé le . | Montcalm, Lanaudière | Cimetière Notre-Dame-des-Neiges à Montréal | ||
| 9e |
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Honoré Mercier ( - ) (Parti national) |
1887-1891 4 ans, 10 mois et 24 jours |
Désigné plusieurs mois après que son parti eut obtenu la majorité la plus précaire (33/65) à la générale de 1886. Élection partielle le . Le Parti libéral est réélu à l'élection de 1890. Écarté par le Lieutenant-gouverneur le sous prétexte de soupçons de corruption à la suite d'une enquête non concluante. | Saint-Hyacinthe, Montérégie (avant 1890) Bonaventure, Gaspésie (après 1890) |
Cimetière Notre-Dame-des-Neiges à Montréal | ||
7e | ||||||||
| 3e |
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Charles-Eugène Boucher de Boucherville ( - ) (Conservateur) (2e mandat) |
8e | 1891-1892 11 mois et 25 jours |
Désigné. Les Conservateurs remportent l'élection de 1892. Il démissionne le . | Montarville, Montérégie | Église Sainte-Famille de Boucherville | |
| 8e | ![]() |
Louis-Olivier Taillon ( - ) (Conservateur) (2e mandat) |
1892-1896 3 ans, 4 mois et 25 jours |
Nouveau chef des conservateurs. Démissionne le pour se présenter au cabinet fédéral. | Chambly, Montérégie | Cimetière Notre-Dame-des-Neiges à Montréal | ||
| 10e |
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Edmund James Flynn ( - ) (Conservateur) |
1896-1897 1 an et 13 jours |
Nouveau chef des conservateurs. Son parti est défait à l'élection de 1897. | Gaspé, Gaspésie | Cimetière Notre-Dame-de-Belmont à Québec | ||
| 11e |
|
Félix-Gabriel Marchand ( - ) (Libéral) |
9e | 1897-1900 3 ans, 4 mois et 1 jour |
Son parti est élu à l'élection de 1897. Meurt en fonction le . | Saint-Jean, Montérégie | Cimetière Notre-Dame-de-Belmont à Québec | |
| 12e | ![]() |
Simon-Napoléon Parent ( - ) (Libéral) |
1900-1905 4 ans, 5 mois et 20 jours |
Nouveau chef des Libéraux. Réélu aux élections de 1900 et 1904. Démissionne le . | Saint-Sauveur, Capitale-Nationale | Cimetière Saint-Sauveur à Québec | ||
| 10e | ||||||||
| 11e | ||||||||
| 13e |
|
Lomer Gouin ( - ) (Libéral) |
1905-1920 15 ans, 3 mois et 16 jours |
Nouveau chef des Libéraux. Réélu aux élections de 1908, 1912, 1916 et 1919. Premier premier ministre à réaliser plus de deux mandats. Démissionne le . | Montréal no 2, Montréal (avant 1908)
Saint-Jean, Montérégie (1912) |
Cimetière Notre-Dame-des-Neiges à Montréal | ||
| 12e | ||||||||
| 13e | ||||||||
| 14e | ||||||||
| 15e | ||||||||
| 14e |
|
Louis-Alexandre Taschereau ( - ) (Libéral) |
1920-1936 15 ans, 10 mois et 23 jours |
Nouveau chef des Libéraux. Réélu aux élections de 1923, 1927, 1931 et 1935. Démissionne le . | Montmorency, Capitale-Nationale | Cimetière Notre-Dame-de-Belmont à Québec | ||
| 16e | ||||||||
| 17e | ||||||||
| 18e | ||||||||
| 19e | ||||||||
| 15e |
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Adélard Godbout ( - ) (Libéral) (1er mandat) |
1936 ( - ) 2 mois et 15 jours |
Nouveau chef des libéraux. Son parti est défait à l'élection de 1936. | L'Islet, Bas-Saint-Laurent | Cimetière Saint-François d'Assise à Frelighsburg | ||
| 16e | ![]() |
Maurice Duplessis ( - ) (Union nationale) (1er mandat) |
20e | 1936-1939 3 ans, 2 mois et 13 jours |
Remporte l'élection de 1936, mais retourne dans l'opposition à la suivante. Brise l'hégémonie du Parti libéral qui dure depuis presque 40 ans. | Trois-Rivières, Mauricie | Cimetière Saint-Louis à Trois-Rivières | |
| 15e |
|
Adélard Godbout ( - ) (Libéral) (2e mandat) |
21e | 1939-1944 4 ans, 9 mois et 22 jours |
Remporte l'élection de 1939, mais est défait à celle de 1944. | L'Islet, Bas-Saint-Laurent | Cimetière Saint-François d'Assise à Frelighsburg | |
| 16e | ![]() |
Maurice Duplessis ( - ) (Union nationale) (2e mandat) |
22e | 1944-1959 15 ans et 8 jours |
Élu au gouvernement à l'élection de 1944. Réélu aux élections de 1948, 1952 et de 1956. Meurt en fonction le . | Trois-Rivières, Mauricie | Cimetière Saint-Louis à Trois-Rivières | |
| 23e | ||||||||
| 24e | ||||||||
| 25e | ||||||||
| 17e |
|
Paul Sauvé ( - ) (Union nationale) |
1959-1960 3 mois et 23 jours |
Nouveau chef de l'Union nationale. Meurt en fonction le . | Deux-Montagnes, Laurentides | Cimetière Saint-Eustache à Saint-Eustache | ||
| 18e |
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Antonio Barrette ( - ) (Union nationale) |
1960 ( - ) 5 mois et 27 jours |
Nouveau chef de l'Union nationale. Son parti est défait à l'élection de 1960. | Joliette, Lanaudière | Cimetière Saint-Charles-Borromée à Joliette | ||
| 19e |
|
Jean Lesage ( - ) (Libéral) |
26e | 1960-1966 5 ans, 11 mois et 11 jours |
Remporte l'élection de 1960. Réélu à l'élection de 1962. Son parti est défait à celle de 1966. | Québec-Ouest, Capitale-Nationale | Cimetière Notre-Dame-de-Belmont à Québec | |
| 27e | ||||||||
| 20e |
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Daniel Johnson (père) ( - ) (Union nationale) |
28e | 1966-1968 2 ans, 3 mois et 10 jours |
Remporte l'élection de 1966. Meurt en fonction le . | Bagot, Montérégie | Cimetière Saint-Pie à Saint-Pie | |
| 21e |
|
Jean-Jacques Bertrand ( - ) (Union nationale) |
1968-1970 1 an, 7 mois et 10 jours |
Nouveau chef de l'Union nationale. Son parti est défait à l'élection de 1970. | Missisquoi, Montérégie | Cimetière Sainte-Rose-de-Lima à Cowansville | ||
| 22e |
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Robert Bourassa ( - ) (Libéral) (1er mandat) |
29e | 1970-1976 6 ans, 6 mois et 13 jours |
Remporte l'élection de 1970. Est réélu à l'élection 1973. Les libéraux sont défaits à l'élection de 1976. | Mercier, Montréal | Cimetière Notre-Dame-des-Neiges à Montréal | |
| 30e | ||||||||
| 23e | ![]() |
René Lévesque ( - ) (Parti québécois) |
31e |
1976-1985 8 ans, 10 mois et 8 jours |
Son parti est élu à l'élection de 1976. Son gouvernement devient alors le premier qui n'est pas issu de l'Union nationale ou du Parti libéral en presque 80 ans. Son parti est réélu à l'élection de 1981. Démissionne le . | Taillon, Montérégie | Cimetière Saint-Michel-de-Sillery à Québec | |
| 32e | ||||||||
| 24e |
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Pierre Marc Johnson ( - ) (Parti québécois) |
1985 ( - ) 2 mois et 9 jours |
Nouveau chef du Parti québécois. Son parti est défait à l'élection de 1985. | Anjou, Montréal | Toujours vivant | ||
| 22e |
|
Robert Bourassa ( - ) (Libéral) (2e mandat) |
33e |
1985-1994 8 ans et 30 jours |
Son parti remporte l'élection 1985. Il est élu à l'élection partielle du . Les libéraux sont réélus à l'élection de 1989. Démissionne le . | Saint-Laurent, Montréal | Cimetière Notre-Dame-des-Neiges à Montréal | |
| 34e | ||||||||
| 25e | ![]() |
Daniel Johnson (fils) ( - ) (Libéral) |
1994 ( - ) 8 mois et 15 jours |
Nouveau chef du Parti libéral du Québec après la démission de Bourassa. Son parti est défait à l'élection de 1994. | Vaudreuil, Montérégie | Toujours vivant | ||
| 26e | ![]() |
Jacques Parizeau ( - ) (Parti québécois) |
35e | 1994-1996 1 an, 4 mois et 2 jours |
Ministre des Finances dans le gouvernement Lévesque, il est élu chef du Parti québécois en . Son parti est élu à l'élection de 1994. Il est le second premier ministre à déclencher une campagne référendaire sur l'indépendance du Québec. Il démissionne le . | L'Assomption, Lanaudière | Cimetière Laval à Laval | |
| 27e | ![]() |
Lucien Bouchard ( - ) (Parti québécois) |
1996-2001 5 ans, 1 mois et 7 jours |
Ancien ministre conservateur du gouvernement Mulroney, ancien chef de l'opposition officielle du Canada, en tant que chef du Bloc québécois, il devient le nouveau chef du Parti québécois après la démission de Jacques Parizeau. Élu lors de l'élection partielle du . Son parti est réélu à l'élection de 1998. Il démissionne le . | Jonquière, Saguenay - Lac-Saint-Jean | Toujours vivant | ||
| 36e | ||||||||
| 28e | ![]() |
Bernard Landry ( - ) (Parti québécois) |
2001-2003 2 ans, 1 mois et 21 jours |
Ancien ministre dans tous les gouvernements du Parti québécois, il succède à Lucien Bouchard comme chef du Parti québécois. Son parti est défait à l'élection de 2003. | Verchères, Montérégie | Cimetière Saint-François-Xavier à Verchères | ||
| 29e | ![]() |
Jean Charest ( - ) (Libéral) |
37e | 2003-2012 9 ans, 4 mois et 21 jours |
Ministre de l'Environnement sous Brian Mulroney et ancien vice-premier ministre du Canada dans le cabinet Campbell, il devient chef du Parti libéral en 1998. Son parti ayant été élu à l'élection de 2003, il devient premier ministre le , puis est confirmé dans ses fonctions jusqu'au , après avoir été réélu à la tête d'un gouvernement minoritaire aux élections de 2007 et d'un autre majoritaire en 2008. Son parti est défait à l'élection de 2012. | Sherbrooke, Estrie | Toujours vivant | |
| 38e | ||||||||
| 39e | ||||||||
| 30e | ![]() |
Pauline Marois ( - ) (Parti québécois) |
40e | 2012-2014 1 an, 7 mois et 4 jours |
Ministre sous tous les gouvernements du Parti québécois, dont elle prend la direction le , avant de devenir un an plus tard cheffe de l'opposition officielle. À l'issue de l'élection générale de 2012, elle devient, le , la première femme à occuper le poste de première ministre du Québec. N'ayant pas été élue dans son district électoral et son parti étant défait lors de l'élection générale de 2014, elle démissionne de son poste de cheffe du Parti québécois. | Charlevoix - Côte-de-Beaupré, Capitale-Nationale | Toujours vivante | |
| 31e | ![]() |
Philippe Couillard ( - ) (Libéral) |
41e | 2014-2018 4 ans, 5 mois et 25 jours |
Ministre de la Santé de 2003 à 2008 sous le gouvernement de Jean Charest, il succède à ce dernier au titre de chef du Parti libéral du Québec le . Remporte l'élection du 7 avril 2014 et devient premier ministre du Québec, le . Son parti est défait à l'élection de 2018. | Roberval, Saguenay - Lac-Saint-Jean | Toujours vivant | |
| 32e | ![]() |
François Legault ( - ) (Coalition avenir Québec) |
42e | 2018-2026 7 ans, 5 mois et 28 jours |
Ministre de l'Éducation de 1998 à 2002 et ministre de la Santé et des Services sociaux de 2002 à 2003 sous les gouvernements de Lucien Bouchard et Bernard Landry, il cofonde la Coalition avenir Québec en 2011 et en devient le premier chef. Remporte l'élection du 2018 et devient alors premier ministre. Son gouvernement devient alors le premier qui n'est pas issu du Parti québécois ou du Parti libéral en presque 50 ans. Réélu à la tête d'un second gouvernement majoritaire lors de l'élection de 2022. Il annonce sa démission le , qui devient effective lorsque la nouvelle cheffe de sa formation politique est assermentée comme première ministre. | L'Assomption, Lanaudière | Toujours vivant | |
| 43e | ||||||||
| 33e | ![]() |
Christine Fréchette ( - ) (Coalition avenir Québec) |
2026- 1 mois et 6 jours |
Ministre de l'Économie et de l'Énergie de 2024 à 2026 dans le gouvernement de François Legault, elle lui succède comme cheffe de la Coalition avenir Québec le et comme première ministre le . | Sanguinet, Montérégie | En exercice | ||
« Nombre de premiers ministres et de gouvernements depuis 1867 », sur Assemblée nationale du Québec
Tableau synthèse

Faits et statistiques
Longévité et brièveté
Premier ministre entre 1936 et 1939 puis de nouveau entre 1944 et son décès survenu en 1959, Maurice Duplessis détient le record de longévité dans la fonction de Premier ministre (18 ans 2 mois). Il est suivi des libéraux Louis-Alexandre Taschereau (15 ans 10 mois), Lomer Gouin (15 ans 3 mois), Robert Bourassa (14 ans 6 mois) et Jean Charest (9 ans 4 mois).
Les mandats les plus brefs ont été effectués en succession à un Premier ministre décédé ou démissionnaire. Pierre Marc Johnson eut le mandat le plus court avec 70 jours en poste entre la démission de René Lévesque et les élections de 1985. Paul Sauvé (113 jours), Antonio Barrette (179 jours), Daniel Johnson, fils (227 jours) et Edmund James Flynn (378 jours) ont connu un sort semblable. Louis-Olivier Taillon fut Premier ministre durant seulement 4 jours en 1887, mais est revenu au pouvoir entre 1892 et 1896.
Discontinuité
Cinq Premiers ministres québécois ont occupé la fonction en deux périodes discontinues. Il s'agit de Charles-Eugène Boucher de Boucherville (1874-1878 puis 1891-1892), Louis-Olivier Taillon (1887 puis 1892-1896), Adélard Godbout (1936 puis 1939-1944), Maurice Duplessis (1936-1939 puis 1944-1959) et Robert Bourassa (1970-1976 puis 1985-1994).
N'ont jamais remporté une élection générale
Il n'est pas rare chez les Premiers ministres québécois de ne remporter aucune élection générale. Environ ⅓ des premiers ministres ont vécu cette situation : les conservateurs Gédéon Ouimet, Joseph-Alfred Mousseau, Louis-Olivier Taillon, Edmund James Flynn ; les unionistes Paul Sauvé, Antonio Barrette et Jean-Jacques Bertrand ; le libéral Daniel Johnson (fils); les péquistes Pierre Marc Johnson et Bernard Landry et la caquiste Christine frechette .
Âge et mortalité
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Entré en poste à l'âge de 36 ans, Robert Bourassa fut le plus jeune Premier ministre du Québec, à condition d'exclure Louis-Hippolyte La Fontaine, nommé premier ministre du Canada-Est à l'âge de 34 ans. Bourassa est suivi de près par Joseph-Adolphe Chapleau et Pierre Marc Johnson (39 ans), puis Adélard Godbout (43 ans) et Lomer Gouin (44 ans).
À l'inverse, Charles-Eugène Boucher de Boucherville fut le Premier ministre le plus âgé, fêtant son 70e anniversaire la dernière année de son mandat. Il est suivi de Maurice Duplessis et Louis-Alexandre Taschereau (69 ans), puis Félix-Gabriel Marchand et François Legault (68 ans).
Quatre Premiers ministres sont morts en mandat : Félix-Gabriel Marchand, à 68 ans, des suites de plusieurs crises d'athérosclérose; Maurice Duplessis, à 69 ans, d'une hémorragie cérébrale lors d'une visite sur la Côte-Nord; Paul Sauvé, à 52 ans, et Daniel Johnson (père), à 53 ans, d'un infarctus du myocarde.
Lieu d'origine
Montréal est le principal lieu de naissance des Premiers ministres, avec un total de 8. La région est suivie par la Capitale-Nationale (6), puis Lanaudière (4) et les Laurentides (3). L'Estrie, la Mauricie, la Montérégie et la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine sont respectivement le lieu d'origine de 2 premiers ministres. Le Bas-Saint-Laurent, le Saguenay–Lac-Saint-Jean et Laval ont vu naître chacun un Premier ministre. Aucun Premier ministre ne provient de l'Outaouais, de la Chaudière-Appalaches ou du Centre-du-Québec, ni des régions nordiques de la Côte-Nord, de l'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec.
Henri-Gustave Joly de Lotbinière est le seul Premier ministre né à l'étranger (France). René Lévesque est théoriquement né hors Québec (hôpital de Campbellton, à la frontière entre le Nouveau-Brunswick et le Québec), mais a grandi en Gaspésie.
Anciens Premiers ministres vivants
Depuis , sept anciens Premiers ministres québécois (dont une femme) sont toujours en vie, le plus âgé étant Lucien Bouchard (1996-2001, né en 1938). Les autres sont Pierre Marc Johnson, Daniel Johnson (fils), Jean Charest, Pauline Marois, Philippe Couillard et François Legault. Le dernier premier ministre à mourir est Bernard Landry (en poste de 2001-2003), qui s'est éteint le à l'âge de 81 ans.
Hommages
La promenade des Premiers-Ministres a été nommée en l'honneur des personnes ayant exercé cette fonction. Elle a été dénommée en 1997 et est situé à Québec du côté nord de l'Assemblée nationale du Québec[16].
Notes et références
- ↑ Loi constitutionnelle de 1867, 30 & 31 Victoria, ch. 3 (R.U.) article 63.
- ↑ Loi sur les conditions de travail et le régime de retraite des membres de l'Assemblée nationale (L.R.Q., chapitre C-52.1).
- ↑ Site officiel de l'Assemblée nationale : Indemnités et allocations des membres de l'Assemblée nationale.
- ↑ Ce montant comprend l'indemnité annuelle de base du député ainsi que l'indemnité additionnelle pour l'exercice d'une fonction parlementaire, mais non les allocations diverses accordées pour les dépenses liées aux activités officielles.
- ↑ Indemnités et allocation pour l'exercice d'une fonction parlementaire, site officiel de l'Assemblée nationale du Québec.
- ↑ Radio-Canada, « Les 54 députés du PQ assermentés », 18 septembre 2012.
- ↑ « Clin d'oeil: L'assermentation des députés - Par ici la démocratie », sur www.paricilademocratie.com (consulté le )
- ↑ « Périodicité des élections », Directeur général des élections.
- ↑ « Indemnités et allocations », sur Assemblée nationale du Québec (consulté le ).
- ↑ Catherine Lachaussée, « La saga inoubliable de la résidence officielle du premier ministre », Radio-Canada, (lire en ligne)
- ↑ Marco Bélair-Cirino et Dave Noël, « Le premier ministre, un sans domicile fixe à Québec », Le Devoir, .
- ↑ « C-11.5 - Charte de la Ville de Québec, capitale nationale du Québec », sur LégisQuébec, (consulté le )
- ↑ Louise Boisvert, « Christine Fréchette deviendra mairesse honoraire de la Ville de Québec », Radio-Canada, (lire en ligne)
- ↑ « Rôle et responsabilités du premier ministre », sur Gouvernement du Québec, (consulté le )
- ↑ « O-7.01 - Loi sur l’Ordre national du Québec », sur LégisQuébec (consulté le )
- ↑ (fr-CA) « Promenade des Premiers-Ministres - Commission de la capitale nationale du Québec » (consulté le )
Bibliographie
- Jocelyn Saint-Pierre, « Les lieux de résidence des premiers ministres à Québec de 1920 à aujourd'hui », Bulletin, Bibliothèque de l'Assemblée nationale, vol. 38, no 1, , p. 26 (lire en ligne, consulté le ).
- Jocelyn Saint-Pierre, « Les lieux de résidence des premiers ministres à Québec de 1867 à 1920 », Bulletin, Bibliothèque de l'Assemblée nationale, vol. 37, no 2, , p. 13 (lire en ligne, consulté le ).
Voir aussi
Articles connexes
- Politique du Québec
- Vice-premier ministre du Québec
- Premiers ministres des provinces et territoires du Canada
Liens externes
- Site officiel
- Lieutenant-gouverneur du Québec
- Premier ministre du Québec - L'Encyclopédie canadienne
- Premier ministre du Québec - Université de Sherbrooke
- Portail de la politique québécoise
































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