Anker Jørgensen
Anker Jørgensen, né le à Copenhague (Danemark) et mort le dans la même ville[1], est un homme politique danois. Il est membre du Parti social-démocrate, qu'il dirige de 1973 à 1987. Il occupe à deux reprises le poste de Premier ministre : une première fois du au , puis du au .
Biographie
Orphelin dès son plus jeune âge, il suit les cours du soir et obtient son diplôme de fin d'études secondaires. Il rejoint dans les années 1950 le mouvement ouvrier unitaire et devient en 1958 le président de l'union des travailleurs manutentionnaires. En 1961, il est élu au conseil municipal de Copenhague puis devient en 1962 président de l'union nationale des travailleurs. Il est élu député en 1964 sous l'étiquette du Parti social-démocrate. Il est nommé Premier ministre le grâce à l'appui du Premier ministre sortant Jens Otto Krag.
Le , il présente un programme économique visant à réduire le déficit public prévu pour l'année 1983. Toutefois, les partis de l'opposition de gauche s'opposent aux importantes réductions des dépenses publiques proposées par le gouvernement, tandis que les partis de l'opposition de droite rejettent la hausse annoncée de la fiscalité. Constatant l'hostilité d'une majorité du Parlement à son programme économique, il annonce le la démission de son gouvernement, sans convoquer d'élections législatives anticipées[2]. Le conservateur Poul Schlüter lui succède alors au poste de Premier ministre le .
Malgré la chute de son gouvernement, Anker Jørgensen se maintient à la présidence du parti social-démocrate. Il mène la campagne du parti lors des élections législatives anticipées du , lors desquelles les sociaux-démocrates conservent leur première place malgré la reconduction de la coalition du Premier ministre conservateur Poul Schlüter[3].
Lors des élections législatives de , les sociaux-démocrates conservent leur première place mais Poul Schlüter est de nouveau reconduit. Jørgensen annonce alors sa démission de la présidence du parti, et y est remplacé par Svend Auken[4].
En , il est le candidat de la gauche à la présidence du Folketing après la démission en cours de législature du social-démocrate Svend Jakobsen. Il est toutefois battu par 75 voix contre 72 par le ministre de la Justice, Erik Ninn-Hansen[5].
Anker Jørgensen quitte la vie politique en se représentant pas aux élections législatives de , après 30 ans de carrière parlementaire.
Publications
- (da) Fra mine dagbøger, 3 vol., Fremad, 1989–1990. (ISBN 87-557-1543-5) og (ISBN 87-557-1544-3)
- 1972-1975: Bølgegang
- 1975-1977: I smult vande
- 1978-1982: Brændingen
- (da) Fra Christianshavn til Christiansborg : erindringer 1922-1972, Fremad, 1994. (ISBN 87-557-1832-9)
Notes et références
- ↑ (da) « Anker Joergensen er doed », sur politiken.dk, 20 mars 2016
- ↑ « La démission du gouvernement social-démocrate ouvre la voie à une alternance sans élections », sur Le Monde, (consulté le )
- ↑ Camille Olsen, « Le succès des conservateurs est insuffisant pour garantir une majorité stable », sur Le Monde, (consulté le )
- ↑ « Svend Auken nouveau leader social-démocrate », sur Le Monde, (consulté le )
- ↑ (da) « Un conservateur devient président du Parlement », sur Le Monde, (consulté le )
Liens externes
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