Anne de Trébizonde
| Impératrice de Trébizonde | |
|---|---|
| - | |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Activités |
Religieuse chrétienne, femme politique |
| Père | |
| Mère |
Jiajak Jaqeli (en) |
| Fratrie |
Anne de Trébizonde ou Anne Anachoutlou[note 1] (en grec byzantin : Ἄννα Μεγάλη Κομνηνὴ Ἀναχουτλοῦ, Anna Megalē Komnēnē Anachoutloū ; morte le ) règne sur l’empire de Trébizonde de 1341 à 1342. Elle est la fille aînée de l’empereur de Trébizonde Alexis II (1297-1330) et avait rejoint un couvent comme religieuse du vivant de son père. Après la mort de ce dernier, plusieurs règnes brefs se succèdent : celui de son frère Andronic III de Trébizonde (1330-1332), celui de son neveu Manuel II (1332) puis celui de son autre frère Basile (1332-1340). À la mort de Basile, sa veuve Irène Paléologina, qui n’a aucun lien généalogique avec la dynastie régnante des Grands Comnènes de Trébizonde, s’empare du pouvoir en tant qu’impératrice régnante. En ou , Anne s’échappe de son couvent et commence rapidement à rallier des partisans pour lutter contre Irène. Malgré sa condition de femme, son passé récent de religieuse, et l’existence de plusieurs héritiers masculins possibles de sa dynastie, Anne attire un soutien important parmi les populations provinciales de l’empire, parmi les minorités ethniques comme les Lazes et les Zan, ainsi que chez les soldats géorgiens, qu’il s’agisse de mercenaires ou de troupes envoyées par le roi Georges V de Géorgie.
Le , Anne s’empare de Trébizonde sans combat, Irène ayant abdiqué quelques jours plus tôt, et elle est couronnée impératrice. Une partie de la noblesse trapézontine qui s’était opposée à Irène s’oppose également à Anne et lui préfère un héritier masculin, le candidat principal étant son oncle Michel. Le , Michel arrive à Trébizonde avec l’intention d’épouser Irène ; découvrant sa déposition, il entreprend de revendiquer le trône pour lui-même. Bien qu’il soit accueilli chaleureusement au début, son entourage est vaincu et il est capturé puis emprisonné dès le lendemain matin. Après avoir écarté son rival le plus évident, Anne continue de régner pendant un peu plus d’un an. Elle remporte notamment un succès militaire en repoussant un raid des Aq Qoyunlu en 1342, mais sa politique intérieure et économique suscite des oppositions au sein même de ses partisans. Anne est renversée par certains membres de la noblesse trapézontine à la fin août ou au début et étranglée le . Le lendemain, le fils de Michel, Jean III, s’empare de Trébizonde avec le soutien d’une partie de la noblesse.
Jeunes années
Anne Anachoutlou, née à la fin du XIIIe siècle[1], est la fille aînée d’Alexis II, qui règne sur l’empire de Trébizonde de 1297 à 1330. Elle a quatre frères aînés : Andronic (empereur 1330–1332), Basile (empereur 1332–1340), Michel et Georges, ainsi qu’une sœur cadette, Eudocie. Michel et Georges sont assassinés en 1330 par Andronikos III lors de son avènement[2]. Très tôt dans sa vie, Anne devient religieuse et passe l’essentiel de son existence recluse dans un couvent[3]. En tant que religieuse, Anne pourrait avoir été la fondatrice ou la protectrice d’un petit monastère dédié à saint Euthyme le Grand, peut-être situé à Jérusalem. Il pourrait s’agir du même monastère dans lequel elle a pris le voile[1],[4]. Bien qu’il existe à cette période des liens religieux étroits entre Trébizonde et Jérusalem[4], l’association d’Anne à ce monastère n’est étayée que par un seul document, dont l’authenticité est discutée[5].
La signification et l’étymologie de son second surnom, Anachoutlou, demeurent inconnues, bien qu’il semble d’origine turque. Ce nom pourrait dériver, d’une manière ou d’une autre, de sa mère géorgienne Jiajak Jaqeli, car des formes comparables apparaissent en Géorgie dès le début du XIIIe siècle[2],[6],[note 2] sous l’influence de la suzeraineté mongole[6]. Il est également possible qu’« Anachoutlou » soit un surnom formé du prénom Anne et du mot turc kutlu, auquel cas il signifierait « Anne bénie »[7]. Ses deux plus jeunes frères portent d’ailleurs des surnoms similaires d’apparence turque : Michel est appelé Azachoutlou et Georges Achpougas[2]. Le nom « Azachoutlou », parfois aussi appliqué à Anne, serait également utilisé pour désigner son grand-père maternel géorgien, Beka Ier Djaqeli[1].
Vers le pouvoir
La mort du frère d’Anne, Andronic III, survient le , et son fils mineur, Manuel II Comnène, lui succède. Manuel II ne règne que huit mois avant d’être renversé le par son oncle, et frère d’Anne, Basile[8]. Après un mariage sans enfant avec Irène Palaiologina, fille illégitime de l’empereur byzantin Andronic III Paléologue, Basile épouse, en , une seconde femme, également nommée Irène, avec laquelle il a déjà deux fils illégitimes. Il n’est pas clair sur quels fondements Basile peut affirmer que son mariage avec Irène Palaiologina est invalide, ni même s’il parvient réellement à divorcer[9]. Il meurt peu après, dans des circonstances obscures, le [10]. De nombreux contemporains soupçonnent Irène Palaiologina d’avoir joué un rôle dans cette mort, d’autant qu’elle en profite pour s’emparer immédiatement du trône trapézontin. Pour stabiliser son pouvoir, Irène envoie chez son père à Constantinople la seconde épouse de Basile et leurs deux fils comme otages. Cette décision aliène une large partie de la noblesse, qui espère que l’accession des jeunes princes lui permettra d’accroître sa richesse et son influence[11]. Deux factions rivales émergent rapidement : les Scholarioi et les Amytzantarioi[12], groupées autour des familles du même nom[1]. Irène bénéficie du soutien des Amytzantarioi, ainsi que de mercenaires italiens et byzantins. Les Scholarioi se considèrent comme les défenseurs de la mémoire de Basile et des droits locaux, s’opposant à ce que George Finlay qualifie d’« étrangère constantinopolitaine ». Irène contrôle la ville de Trébizonde, tandis que les Scholarioi se regroupent dans le monastère presque imprenable dédié à saint Eugène de Trébizonde[12]. Selon Nicéphore Grégoras, certains nobles hostiles à Irène envisagent de proclamer l’un des jeunes fils illégitimes de Basile comme empereur afin de gouverner à travers lui comme une marionnette[13].
Irène comprend que, femme et étrangère sans lien légitime avec la dynastie trapézontine, elle ne peut conserver durablement le pouvoir. Elle envoie donc des messagers à son père à Constantinople pour lui demander de lui envoyer un noble qu’elle pourrait épouser et associer au trône, chargé de commander ses armées, diriger son administration et l’aider à éliminer ses ennemis. Mais ses messagers arrivent alors qu’Andronic prépare une campagne contre le Despotat d’Épire[3], et il meurt le , sans avoir eu le temps de répondre à sa demande[14]. Dans le même temps, la politique d’Irène, consistant à accorder des faveurs à quelques courtisans triés sur le volet, divise ses partisans et fragmente sa cour en plusieurs factions[3].
En ou , Anne s’évade de son couvent[2], encouragée par des membres de la noblesse trapézontine, et se rend sur les terres des Lazes, à l’est de Trébizonde, où elle est proclamée impératrice en opposition à Irène[3]. La mort de ses frères fait d’Anne et de sa sœur cadette Eudocie, mariée à un noble turc, les deux seules survivantes parmi les enfants d’Alexis II[15]. En tant qu’aînée, Anne est l’héritière légitime la plus proche de Basile[3]. Elle est préférée comme impératrice par les minorités ethniques de l’empire, comme les Lazes et les Zanes, ainsi que par la majorité de la population provinciale, puisqu’elle appartient à la dynastie des Grands Comnènes et non à la famille étrangère des Paléologues[3]. Anne bénéficie aussi du soutien d’un important contingent de soldats géorgiens, bien qu’il soit incertain qu’il s’agisse d’une intervention officielle du roi Georges V de Géorgie ou de troupes locales et de mercenaires[16]. Les raisons pour lesquelles ces groupes hétérogènes préfèrent Anne à d’autres candidats restent inconnues. Elle appartient certes à la dynastie légitime, mais elle est aussi une femme et une ancienne religieuse ayant quitté son couvent dans des conditions discutables. Ses frères sont morts, mais il existe encore des héritiers masculins, au premier rang desquels l’oncle d’Anne, Michel, et le fils de celui-ci, Jean[17], tous deux résidant à Constantinople[18]. Rustam Shukurov propose en 1995 qu’Anne tente de légitimer son pouvoir en invoquant que son nom achève la séquence inversée de la prophétie AIMA[17].
Anne marche à la tête de son armée directement vers Trébizonde sans rencontrer d’opposition[3]. De nombreux habitants se joignent même à elle en cours de route[19]. Peu avant son arrivée, la popularité d’Irène s’effondre à la suite des raids lancés par les Aq Qoyunlu[18],[20]. Les pillards atteignent les murs mêmes de la ville, tandis que les mercenaires d’Irène venus de Constantinople fuient sans combattre. Les destructions sont telles que la présence d’un grand nombre de cadavres non enterrés fait craindre une épidémie[18]. Face à cette situation, Irène abdique quelques jours avant l’arrivée d’Anne[1]. À son arrivée à Trébizonde, le [2], Anne est admise dans la ville et reconnue comme nouvelle impératrice[19],[18].
Règne
Bien qu’elle soit préférée à Irène, le fait qu’Anne soit une femme conduit une partie de la noblesse trapézontine à considérer le plus proche héritier mâle, l’oncle d’Anne, Michel, comme plus apte à gouverner l’empire. Les Scholarioi, ainsi que plusieurs familles nobles non affiliées, telles que les Tzanichitai, les Doranitai, les Kamachenoi, les Kabazitai et les Meizomatai, s’opposent à Anne tout comme ils s’étaient opposés à Irène[17]. Les Amytzantarioi, qui avaient soutenu Irène, basculent toutefois en faveur d’Anne[21].
Le , moins de deux semaines après l’accession d’Anne, Michel arrive à Trébizonde[18], accompagné des Scholarioi Nicétas Scholarès et Grégoire Meizomatis[1]. Sa venue ne relève pas d’une revendication du trône : il a été choisi par les régents du jeune fils d’Andronic III Paléologue, Jean V Paléologue, comme époux approprié pour Irène Palaiologina. Arrivant avec trois navires de guerre byzantins et un détachement de soldats, Michel débarque près de Trébizonde sans opposition et reçoit l’appui des chefs des Scholarioi. S’il semble un temps qu’il puisse revendiquer le trône, son arrivée aux côtés de troupes byzantines et son intention d’épouser Irène irritent les Laz, qui ont soutenu Anne et chassé Irène du pouvoir[18]. Incertains du soutien populaire, les Laz cherchent à maintenir Anne sur le trône par la ruse.
Peu après son arrivée, Michel est reçu par le métropolite Akakios et obtient les serments de loyauté de plusieurs dignitaires. Son couronnement doit avoir lieu le lendemain, mais au matin il se heurte à une vive opposition. Durant la nuit, les Laz et des nobles favorables à Anne fomentent une sédition parmi la population. Après un combat âpre, les troupes lazes défont les soldats byzantins accompagnant Michel et capturent les trois navires de guerre qui l’escortent[22],[23]. Anne élimine ensuite Michel et Irène comme menaces politiques[22] : Irène est renvoyée à sa famille à Constantinople, où elle disparaît des sources[2],[24], tandis que Michel est emprisonné à Oinaion puis transféré dans la région de Limnia[22].
Les principaux soutiens d’Anne espèrent que son gouvernement favorisera les populations provinciales et non grecques de l’empire, et qu’elle défendra efficacement celui-ci contre ses nombreux ennemis[1]. Anne connaît en effet un succès militaire notable : elle repousse en une seconde incursion des Aq Qoyunlu[1],[25]. Toutefois, sa politique intérieure et économique déçoit une partie de ceux qui l’ont portée au pouvoir[1]. Anne n’est pas seulement contestée par les Scholarioi, mais aussi à l’extérieur par les Paléologues, hostiles à la déposition d’Irène, ainsi que par les républiques de Venise et de Gênes. Sa victoire contre les Aq Qoyunlu n’entame en rien la détermination de ses adversaires ; il apparaît même que certains des Amytzantarioi cessent alors de la soutenir[1].
Bien que Michel et Irène ne constituent plus des menaces, les Scholarioi demeurent très actifs et projettent de renverser Anne en soutenant un nouveau prétendant : Jean, fils de Michel[2]. Selon des sources ultérieures, ils s’opposent à Anne en raison de l’influence excessive des Laz[22] ou des Amytzantarioi sur l’impératrice[26]. Après l’échec de Michel à prendre le pouvoir, plusieurs chefs des Scholarioi, dont Nicétas Scholarès, Grégoire Meizomatis, Michel Meizomatis et Constantin Doranitès, s’enfuient de Trébizonde à bord d’un navire vénitien[1]. Escortés de deux navires de guerre, ils se rendent à Constantinople pour implorer Jean de revendiquer le trône[27]. Jean accepte et le groupe quitte Constantinople le [28], après avoir affrété trois galères supplémentaires auprès de Gênes[2].
Fin ou début , les Scholarioi réussissent à renverser Anne, qui est étranglée le [1]. Quelques jours plus tôt, le [28], Jean et sa suite débarquent à Trébizonde, près de l’hippodrome. Après de violents combats dans les rues, les partisans de Jean forcent l’accès au palais impérial le [2], et Jean devient empereur sous le nom de Jean III Mégas Komnènos[27]. À sa prise de pouvoir, une purge frappe les soutiens d’Anne : de nombreux Lazes et Amytzantarioi sont massacrés[21], ainsi qu’un grand nombre de partisans d’Anne dans les provinces[1]. En , un moine nommé Gérasime, vivant au monastère de Saint Euthyme le Grand à Jérusalem, compose une commémoration en mémoire d’Anne[29].
Notes et références
Notes
- ↑ Également connue sous les noms d’Anne Azachoutlou et d’Anne Mégalè Komnènè[1].
- ↑ Certains chercheurs, comme Odysseus Lampsidès, ont supposé qu’Anne et plusieurs de ses frères et sœurs étaient nés d’une épouse ou maîtresse turque inconnue, mais rien dans les sources conservées ne vient étayer cette hypothèse[2].
Références
- Vougiouklaki 2003.
- Jackson Williams 2007, p. 176.
- Finlay 1851, p. 423.
- Karpov 2007, p. 208.
- ↑ Dennis 2000, p. 1404.
- Karpov 2007, p. 407.
- ↑ Kennedy 2019, p. 233.
- ↑ Jackson Williams 2007, p. 177.
- ↑ Finlay 1851, p. 419.
- ↑ Jackson Williams 2007, p. 177–178.
- ↑ Finlay 1851, p. 419–420.
- Finlay 1851, p. 421.
- ↑ Karpov 2007, p. 174–175.
- ↑ Kazdhan 1991, "Andronikos III Palaiologos" (A.-M. Talbot), p. 95.
- ↑ Jackson Williams 2007, p. 176–177.
- ↑ Lang 1955, p. 87.
- Shukurov 1995, p. 172.
- Finlay 1851, p. 424.
- Miller 1926, p. 49.
- ↑ Savvides 2009, p. 97.
- Finlay 1851, p. 426.
- Finlay 1851, p. 425.
- ↑ Miller 1926, p. 50.
- ↑ Miller 1923, p. 49.
- ↑ Savvides 2009, p. 99.
- ↑ Miller 1926, p. 51.
- Finlay 1851, p. 425–426.
- Karpov 2007, p. 175.
- ↑ Karpov 2007, p. 461.
Voir aussi
Bibliographie
- (en) George Dennis, « 50. Gerasimos: Testament of Gerasimos for the Small Monastery of St. Euthymios in Jerusalem », dans Thomas, John; Constantinides Hero, Angela (eds.), Byzantine Monastic Foundation Documents: A Complete Translation of the Surviving Founders' Typika and Testaments, vol. 1, Washington, D.C., Dumbarton Oaks Research Library and Collection, (ISBN 0-88402-289-7)
- (de) Jakob Philipp Fallmerayer, Geschichte des Kaiserthums von Trapezunt, Munich, 1827 [lire sur Google Livres].
- (en) George Finlay, The History of Greece, from Its Conquest by the Crusaders to Its Conquest by the Turks, and of the Empire of Trebizond: 1204–1461, Blackwood, .
- (ru) Sergei Karpov, История Трапезундской империи [Histoire de l'Empire de Trébizonde], Алетейя, (ISBN 978-5-903354-07-8)
- (en) Alexander Kazhdan (dir.), Oxford Dictionary of Byzantium, New York et Oxford, Oxford University Press, , 1re éd., 3 tom. (ISBN 978-0-19-504652-6 et 0-19-504652-8, LCCN 90023208)
- Scott Kennedy, Two Works on Trebizond, Cambridge, Massachusetts, Harvard University Press, (ISBN 978-0674986626)
- (en) Kelsey Jackson Williams, « A Genealogy of the Grand Komnenoi of Trebizond », Foundations: The Journal of the Foundation for Mediaeval Genealogy, vol. 2-3, , p. 171-189
- (en) D.M. Lang, « Georgia in the Reign of Giorgi the Brilliant (1314–1346) », Bulletin of the School of Oriental and African Studies, University of London, vol. 17, , p. 74-91
- (en) William Miller, « The Empire of Nicaea and the Recovery of Constantinople », dans The Cambridge Medieval History, Volume IV: The Eastern Roman Empire (717–1453), Cambridge University Press, (OCLC 716982674)
- (en) William Miller, Trebizond: The Last Greek Empire of the Byzantine Era, Chicago, .
- Charles Diehl, René Grousset, Rodolphe Guilland et Lysimaque Oeconomos, L'Europe orientale de 1081 à 1453 (Histoire générale, histoire du Moyen Age, IX/1.), Presses Universitaires de France, Paris, 1945
- (en) Michel Panaretos et Bessarion (trad. Scott Kennedy), Two Works on Trebizond, Cambridge, Massachusetts, Harvard University Press, coll. « Dumbarton Oaks Medieval Library », , 294 p. (ISBN 9780674986626).
- (grk) Alexios Savvides, Ιστορία της Αυτοκρατορίας των Μεγάλων Κομνηνών της Τραπεζούντας (1204–1461). 2η Έκδοση με προσθήκε [Histoire de l'Empire des Grands Comnènes de Trébizonde], deuxième édition avec annotations, Kyriakidis Brothers S.A, (ISBN 978-960-467-121-2).
- (en) Rustam Shukurov, « AIMA: the Blood of the Grand Komnenoi », Byzantine and Modern Greek Studies, vol. 19, , p. 161-181
- (en) Penelope Vougiouklaki, « Anna Anochoutlou », Encyclopedia of the Hellenic World, (consulté le )
Article connexe
- Portail de l'Empire byzantin
- Portail de la Géorgie