Antonia Torre Yela

Antonia Torre Yela
La résistante Antonia Torre Yela, dite la Quatorzième Rose des Treize Roses de Madrid.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Surnoms
La Quatorzième Rose, The 14th rose, La decimocuarta rosa
Nationalité
Activités
Autres informations
Membre de
Lieu de détention

Antonia Torre Yela, née en dans l'arrondissement madrilène de Tetuán et morte le à Madrid, est une ouvrière résistante républicaine espagnole.

Elle est considérée dans l'histoire contemporaine comme la Quatorzième Rose du groupe de résistantes des Treize Roses, fusillées le après la guerre d'Espagne sur les murs extérieurs du cimetière de La Almudena de Madrid. Elle connaît le même sort le [1].

Biographie

Les parents d'Antonia Torre Yela sont originaires de la province de Burgos. Ils sont gardiens d'une propriété de Colmenar Viejo, puis emménagent à Tetuán, un quartier alors ouvrier, sur l'ancienne commune de Chamartín de la Rosa, intégrée à Madrid en 1948.

Antonia est voisine et amie de Luisa Rodríguez de la Fuente, l'une des Treize Roses. Toutes les deux habitent rue Manchegos et participent durant leur jeunesse à l'arrière-front de la guerre d'Espagne[2],[3].

Antonia Torre Yela travaille alors dans une usine d'enveloppes. Elle adhère aux Jeunesses socialistes unifiées (JSU) en , puis, à la fin de la guerre, intègre le secteur résistant de Chamartín, en train de se reconstituer dans la clandestinité. Elle est arrêtée avec Luisa Rodríguez de la Fuente et transférée à la prison pour femmes de Ventas le [4].

Elle est jugée avec Les Treize Roses et, par une sentence du , est condamnée à mort. Mais une communication officielle de la préfecture du service d'ordre public de Madrid incorporée à l'affaire judiciaire indique que, à la date du , l'exécution ayant eu lieu à h 30, celle d'Antonio Torres Llera n'a pas eu lieu[5]. À cause d'une erreur de transcription, Antonia figurait sous ce nom sur l'ordre transmis au peloton d'exécution[6]. Cette erreur bureaucratique prolonge sa vie jusqu'au [7], date à laquelle elle est fusillée avec les sœurs Concepción et Fernanda Casado Malpica[8].

Antonia Torre Yela est condamnée à mort pour être « impliquée dans le travail clandestin de l'organisation délictueuse des JSU ». La sentence concernait cinquante-sept accusés d'appartenir aux JSU et au Parti communiste d'Espagne (PCE). Tous étaient accusés d'être coupables d'un délit d'adhésion à la rébellion, prévu et puni par l'article 238 du Code de justice militaire, avec la circonstance aggravante de la « transcendance des faits et dangerosité »[3].

Pour la postérité, elle demeure la Quatorzième Rose de Madrid[9].

Références

(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Antonia Torre Yela » (voir la liste des auteurs).
  1. (es) Fernando Hernández Holgado, Mujeres encarceladas: la prisión de Ventas, de la República al franquismo, 1931-1941, Marcial Pons Historia, (ISBN 978-84-95379-64-1, lire en ligne)
  2. (es) lassinsombrerocastrourdiales, « ANTONIA TORRE YELA, LA ROSA NÚMERO CATORCE-BIOGRAFÍA EXTENDIDA », LAS SINSOMBRERO CASTRO URDIALES, (consulté le )
  3. Carlos Fonseca, Trece rosas rojas : [la conmovedora historia de trece mujeres fusiladas en Madrid, RBA, (ISBN 84-473-4002-3, OCLC 803886782, lire en ligne)
  4. « Cárcel de ventas » [archive du 27 de febrero de 2021], carceldeventas.madrid.es (consulté le )
  5. (es) « Son 14 rosas rojas, no 13 », sur www.elsaltodiario.com, (consulté le )
  6. (es) « Quienes eran » (consulté le )
  7. « Listado abierto víctimas mortales del franquismo en Madrid », www.memoriaylibertad.org (consulté le )
  8. Fernando Hernández Holgado, La prisión militante las cárceles franquistas de mujeres de Barcelona y Madrid (1939-1945), Universidad Complutense de Madrid, (ISBN 978-84-695-0327-0, OCLC 929343024, lire en ligne)
  9. (es) « Así se ocultó a la Rosa 14: la otra «guerrillera» ejecutada por Franco que el PSOE ignoró », sur Diario ABC, (consulté le )

Liens externes

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