Luisa Rodríguez de la Fuente

Luisa Rodríguez de la Fuente
Monument en mémoire des Treize Roses, à Madrid.
Biographie
Naissance

Chamartín de la Rosa (d)
Décès
Sépulture
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Membre de

Luisa Rodríguez de la Fuente (Madrid, -) est l'une des Treize Roses, treize femmes espagnoles fusillées le devant les murs extérieurs du cimetière de La Almudena après la fin de la guerre d'Espagne[1], avec quarante-trois hommes. Tous étaient accusés d'appartenir aux Jeunesses socialistes unifiées (JSU) ou au Parti communiste d'Espagne (PCE)[2],[3].

Biographie

Luisa Rodríguez, née à Chamartín de la Rosa, est couturière. Elle adhère aux JSU en . À la fin de la guerre, elle rencontre Julián Muñoz Tárrega alors qu'elle se promène dans le quartier de Tétouan avec son amie Antonia Torre Yela. Muñoz Tárrega les informe que la JSU s'est reconstituée et les convainc de rejoindre le groupe dirigé par Sergio Ortiz à Chamartín. Dans ce secteur militent également Ana López Gallego, Victoria Muñoz García, Elena Gil Olaya et Martina Barroso García. Luisa Rodriguez est nommée responsable d'un groupe et on lui demande de trouver cinq autres militants. Selon sa propre déclaration, elle n'a réussi à contacter qu'un de ses cousins[4]. Elle reconnaît qu'elle a fait partie d'une cellule communiste de la rue Mateo Inurria. Deux voisines ont témoigné en sa faveur en disant qu'elle a une bonne conduite, bien qu'elle fût communiste[2],[3].

Un policier qui connaît sa filiation communiste la dénonce et elle est arrêtée le . Elle est la première des Treize Roses à être incarcérée à la prison de femmes de Ventas, le . Elle n'est pas conduite au département de mineurs créé à initiative de María Sánchez Arbós, détenue de la prison, alors que son âge le justifie[3],[5],[2].

Dans le dossier numéro 30 426, un témoin, sans faire allusion directement à Luisa Rodríguez, mentionne que, au domicile de Blanca Brisac (une autre des Treize Roses), est planifiée une tentative de complot contre le général Franco le jour de la parade du premier anniversaire de la Victoire. Toutefois, cette circonstance, considérée aujourd'hui comme incertaine, est écartée ; elle n'est pas accusée de cela. L'assassinat de Luisa Rodríguez, avec celui des autres Roses et des Quarante-Trois Œillets, est considéré comme représailles pour l'attentat commis par trois autres militants des JSU contre le commandant de la garde civile et membre du service d'information et police militaire franquiste, Isaac Gabaldón, sa fille et le conducteur José Luis Díez Madrigal. Pourtant, Luisa Rodríguez n'a jamais été accusée de cet attentat, pas plus qu'aucune des Roses, puisqu'elles étaient incarcérées lorsqu'il s'est produit[6].

Dans une autre affaire ouverte contre elle (numéro 9376), elle admet avoir rejoint le PCE en 1937, et avoir été pendant deux mois secrétaire d'une cellule de quartier[2].

Elle est condamnée à mort parce qu'il a été prouvé qu'elle était « chef d'un des groupes des JSU ». Son cousin Isidro Hernández de la Fuente a, lui aussi, été condamné à mort dans la même affaire[3],[7].

La sentence de l'affaire judiciaire, en date du , a été approuvée ce même jour par l'audit de guerre, mais dans le texte, il est observé que l'exécution des peines de mort demeurerait en suspens jusqu'à la réception du « reçu » (feu vert) du général Franco, chef de l'État. La sentence a été exécutée le 5 sans attendre ce reçu, qui n'a été signé que le 13. Les instances de grâce n'ont pas été sollicitées par la directrice Carmen Castro[2],[8].

Voir aussi

Références

(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Luisa Rodríguez de la Fuente » (voir la liste des auteurs).
  1. Carmen Montet, « Un jour un destin de femme : les "treize roses" », sur lithistart.carmenmontet.over-blog.com, (consulté le )
  2. (es) Fernando Hernández Holgado, « La prisión militante: las cárceles franquistas de mujeres de Barcelona y Madrid (1939-1945) », eprints.ucm.es, (consulté le )
  3. Carlos Fonseca, Trece rosas rojas : [la conmovedora historia de trece mujeres fusiladas en Madrid, RBA, (ISBN 84-473-4002-3, OCLC 803886782, lire en ligne)
  4. (es) « Quienes eran » (consulté le )
  5. « Cárcel de ventas » [archive du 27 de febrero de 2021], carceldeventas.madrid.es (consulté le )
  6. Fernando Hernández Holgado, La prisión militante las cárceles franquistas de mujeres de Barcelona y Madrid (1939-1945), Universidad Complutense de Madrid, (ISBN 978-84-695-0327-0, OCLC 929343024, lire en ligne)
  7. « Fusilados en Madrid » [archive du 1 de noviembre de 2019], web.archive.org, (consulté le )
  8. (es) Tomasa Cuevas, Presas: mujeres en las cárceles franquistas, Icaria Editorial, (ISBN 978-84-7426-830-0, lire en ligne)

Liens externes

  • Documentaire Que mon nom ne s'efface pas de l'histoire (Les Treize Roses Rouges).

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