Antonio Guansé

Antonio Guansé
Antonio Guansé (Capture d'écran d'une vidéo de l'Encyclopédie audiovisuelle de l'art contemporain).
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Antoni Guansé i Brea
Nationalité
Activités
Formation
Escuela superior de bellas artes de San Jorge, Barcelone
Lieu de travail
France (à partir de )
Mouvement
Distinction
Prix de la Critique, 1962
Vue de la sépulture.

Antonio Guanse, né le à Tortosa (Espagne) et mort le à Paris 10e[1], est un peintre et lithographe espagnol.

Biographie

Tortosa

Le père d'Antonio Guansé, né à Tortosa en 1926, est fonctionnaire[2]. Après une enfance passée à Tarragone[3], Antonio effectue ses études secondaires à Barcelone où il entre ensuite à la Escuela superior de bellas artes San Jorge. Très jeune, il écrit des poèmes[4] et le goût de la poésie ne le quittera jamais : il illustrera plus tard des éditions bibliophiliques de Paul Éluard[2] et Jean Breton.

Institut français de Barcelone

Qualifié par Julián Gállego d'« homme de la terre par vocation »[5], peignant des portraits et paysages de Cerdagne à partir de 1945, Antonio Guanse est de, 1948 à 1951, membre des ciclos experimentales de arte nuevo en compagnie notamment d'Antoni Tàpies, de Josep Guinovart (es), de Jose Picó et de José Subirà-Puig[6], fréquente l'Institut français de Barcelone et effectue des séjours à Ibiza aux Baléares où il peint le monde des pêcheurs et des paysans[7]. Il s'intéresse à l'art roman, à Zurbaran, à Rembrandt, à Goya et à Isidre Nonell et déjà, observe Lydia Harambourg, ses personnages torturés se caractérisent par un hiératisme définissant son œuvre future[8],[9]. Sa première exposition personnelle se tient à Barcelone en 1950.

Le , il arrive à Paris grâce à une bourse du gouvernement français[10],[11], y découvre Van Gogh et Picasso et s'y installe définitivement en 1954, dans un premier temps dans un atelier situé en face du Bateau-Lavoir (il s'installera ensuite au 68, avenue d'Italie[12]). Il voyage et peint en Hollande, en Allemagne et en Écosse.

Raymond Suillerot organise sa première exposition personnelle à Paris en 1955. Antonio Guansé, qui sera dorénavant artiste permanent de sa galerie, réalise alors ses premières lithographies et gravures. C'est en 1959 qu'il recherche un nouveau langage plastique qui s'apparente à ce que l'on nommera plus tard la Nouvelle figuration.

À partir de 1965, la présence de l'homme dans ses toiles devient primordiale. Sa peinture manifeste une avancée forte vers la simplification, le dépouillement des formes, le besoin d’aller ou de revenir à l’essentiel, offrant à Jean-Pierre Delarge d'y voir un dessin radicalisé par l'influence du muralisme sud-américain[13], à Gérard Xuriguera de situer Antonio Guansé avec Francis Bacon, John Christoforou, Maurice Rocher, Bengt Lindström, Francis Salles, Maryan S. Maryan, Marcel Pouget et Louis le Brocquy parmi les artistes qui, s'étant reconnus dans cette famille expressionniste à qui « conviennent les formes suggérées et la fièvre gestuelle de cette figuration défigurée », voient avec surprise leurs œuvres faire l'objet d'un regard autre, d'un intérêt qui, toutefois, fut initialement moins une adhésion qu'un réflexe de curiosité[14]. Ses premières sculptures, céramiques et décorations murales datent de 1971.

Entre 1966 et 1970, Antonio Guansé est professeur à l'Académie Julian, à l'Académie Frochot, à l'Académie de la Grande Chaumière et à l'Académie de Port-Royal à Paris[15].

Mort en , Antonio Guansé repose au cimetière de la Villette[16].

Contributions bibliophiliques

Paul Éluard
Luis López Álvarez (es)
Jean Joubert
  • Paul Éluard, Dit de la Force et de l'Amour, préface et trente-quatre lithographies originales d'Antonio Guansé, cent exemplaires numérotés, éditions Robert Turbot, 1962.
  • Edmée, L'eau et la soif, collages d'Antonio Guansé, éditions de la Salamandre, paris, 1968.
  • Jean Breton, Les chiennes, collage d'Antonio Guansé, SO.PRO.DE, 1970.
  • Jean Breton, Porter plainte, collage d'Antonio Guansé, Librairie Saint-Germain-des-Prés, Paris, 1971.
  • Jean Breton, La couleur n'aboie qu'au soleil, manuscrit, vingt papiers collés d'Antonio Guansé, collection « Le livre unique », Librairie Sain-Germain-des-Prés, Paris, 1971.
  • Jean Breton, La fête en cage, manuscrit, douze papiers collés d'Antonio Guansé, collection « Le livre unique », Librairie Saint-Germain-des-Prés, Paris, 1972.
  • Jean Breton, La beauté pour réponse, quatre lithographies originales d'Antonio Guansé, Librairie Saint-Germain-des-Prés, Paris, 1972.
  • Jean Breton, Fouetté, trois lithographies originales d'Antonio Guansé, Librairie Sain-Germain-des-Prés, Paris, 1972.
  • Malek Ouary, Poèmes et chants de Kabylie, une lithographie d'Antonio Guansé, Librairie Saint-Germain-des-Prés, Paris, 1972.
  • Luis López Alvarez (es) (préface de Vicente Aleixandre), Los Comuneros - Romance de la dignidad comunera frente al absolutismo (es), dix estampes d'Antonio Guansé, Cuadernos para el diálogo, Madrid, 1972.
  • Jean Breton, Tes genoux crient, manuscrit, vingt-huit papiers collés d'Antonio Guansé, collection « Le livre unique », Librairie Saint-Germain-des-Prés, Paris, 1973.
  • Serge Brindeau, La poésie contemporaine de langue française depuis 1943, trois lithographies d'Antonio Guansé, Librairie Saint-Germain-des-Prés, Paris, 1973.
  • Jean Joubert, Le chasseur de Sylens, une lithographie d'Antonio Guansé, Librairie Saint-Germain-des-Prés, Paris, 1974.
  • Jean Breton, Soleil à hauteur d'homme, manuscrit, trente quatre papiers collés d'Antonio Guansé, collection « Le livre unique », Librairie Saint-Germain-des-Prés, Paris, 1975.
  • Marc Rombaut, Nuit et parole, une lithographie d'Antonio Guansé, Librairie Saint-Germain-des-Prés, Paris, 1975.
  • La poésie d'aujourd'hui, anthologie, une lithographie d'Antonio Guansé, Librairie Saint-Germain-des-Prés, Paris, 1975.
  • Michel Luneau, O Positif, ornements d'Antonio Guansé, Librairie Saint-Germain-des-Prés, Paris, 1977.
  • Brigitte Baudriller (préfaces de Jean-Claude Casadesus et Miquel Martí i Pol), Lluis Llach - Un desig d'amor, un poble i una barca, deux collages d'Antonio Guansé, éditions Tiresias, Paris, 1997.
  • Philippe-Samuel Naud, Le carnet du chanteur de Bagdad, illustrations d'Antonio Guansé, P.-S. Naud éditeur, 2000.

Expositions

Expositions personnelles

Château de Corbère
Centre Arts Santa Mònica, Barcelone
Arche de la Défense
  • Galería El Jardin, Barcelone, 1950, 1951.
  • Galerie Suillerot, Paris, 1955, avril 1957, décembre 1958[17], 1959, novembre-décembre 1960, 1961, 1962, 1963, 1965, 1967, novembre-décembre 1969, 1972, 1974, novembre 1976, 1978.
  • Antonio Guansé - Pastels et gouaches, Galerie Jacques Peron, Paris, décembre 1959[8].
  • Galerie Jacques Hamon, Le Havre, 1961, 1979.
  • Antonio Guansé - Dix ans de peinture, Galerie Saint-Placide, Paris, 1962[18],[19].
  • Galerie Le Solstice, Marseille, 1962, 1964, 1966, 1968, 1970.
  • Galerie de la Main de Fer, Perpignan, 1962, 1964, 1966, 1975, 1979, 1984, 1988.
  • Rétrospective Antonio Guansé, Maison de la culture de Caen, 1967[8].
  • Galerie Entracte, Lausanne, 1968.
  • Do Gallery, San Francisco, 1969.
  • Antonio Guansé, rétrospective, Maison de la culture de Bourges, octobre-novembre 1971[8].
  • Antonio Guansé, rétrospective, Maison de la culture de Dole (Jura), 1971[8].
  • Antonio Guansé, rétrospective, Maison de la culture d'Annemasse, 1971[8].
  • Antonio Guansé, rétrospective, Maison de la culture de Thonon-les-Bains, 1971[8].
  • Fauna's Galería de arte, Madrid, juin 1972.
  • Galería Nartex, Barcelone, novembre-décembre 1974.
  • Centre culturel d'Ivry-sur-Seine, 1975.
  • Galería Frontera, Madrid, octobre-novembre 1975.
  • Antonio Guansé, rétrospective, Maison des Jeunes de Belleville, Paris, 1978.
  • Galerie du Verger, Le Touquet, 1979.
  • Antonio Guansé - Rétrospective, Palais des arts et de la culture, Brest, 1979[8].
  • Antonio Guansé - Rétrospective, Centre culturel André-Malraux, Le Pecq, 1979.
  • Antonio Guansé - Rétrospective, Espace Croix-Baragnon, Toulouse, 1979.
  • Guansé - Rétrospective, Musée des Beaux-Arts d'Arras, mai-juillet 1979.
  • Guansé - Rétrospective, Palais des congrès de Perpignan, octobre 1979.
  • Antonio Guansé, rétrospective, Palais de la culture, Vannes, 1981.
  • Château de Corbère, 1982.
  • Antonio Guansé - Rétrospective, Musée de Saint-Cyprien, 1984.
  • Guansé - Œuvres récentes, Sala Vayreda, Barcelone, 1989.
  • Galerie de la Présidence, Bordeaux, 1987, 1990.
  • Guansé - Œuvres récentes, Galerie du Sénat, Paris, septembre-octobre 1991.
  • Galerie Leonardo, Paris, 1992, 2000.
  • Centre d'études catalanes, Paris, mai 1995[20].
  • Studio Kostel, Paris, mai 1995[20].
  • Galerie Leonardo, Paris, 1996, 1997, 1998, 2000 (Antonio Guansé - Cinquante ans de peinture), 2003, 2008.
  • Guansé - Rétrospective, Centre Arts Santa Mònica, Barcelone, février-avril 1998[3].
  • Le Toit de la Grande Arche, La Défense, Paris, 1999, 2000.
  • Guansé, Musée d'art moderne de Tarragone, 2001.

Expositions collectives

Château-musée de Boulogne-sur-Mer
Abbaye de Royaumont, Asnières-sur-Oise
Musée San Telmo, Saint-Sébastien
Palais Galliera, Paris
Église monolithe de Saint-Émilion
Centre culturel La Vaguada, Madrid
Musée national d'Art de Catalogne, Barcelone

Citations

Dits d'Antonio Guansé

  • « L'art doit figurer le cri ou l'amour de l'homme pour que l'œuvre ne s'écroule pas, gratuite et inutile. Essayons de surprendre les secrets de la nature, de saisir le rapport de l'homme avec les hommes, avec les montagnes, avec le soleil, avec le cosmos, pour construire une art organique qui doit nous approcher de la vie. » - Antonio Guansé[36]
  • « Dans ma peinture, les formes éclatent, la couleur s'agite, un dynamisme gestuel et organique provoque des compositions qui s'approchent d'un "expressionnisme abstrait" où la nature a droit de premier regard. Mais je n'attache pas beaucoup d'importance aux tendances. C'est l'individu qui m'intéresse et son cheminement obstiné. Je choisis l'école buissonnière. Je sens un besoin de synthèse, celui de cerner l'essentiel. Je poursuis un dialogue permanent avec la nature et je tente d'explorer les mystères de l'homme, de la vie, de l'univers. C'est la recherche d'un autre langage plastique, d'une figuration nouvelle… » - Antonio Guansé[37]

Réception critique et témoignages

  • « De la nature qu'il peint avec une gamme d'ocres sensible et de tons chauds et sourds, Guansé ne garde que les lignes de force rythmiques, la combinaison des masses; il le fait avec une cohérence figurative qui confère à sa représentation une qualité objective sans relation perceptible avec la réalité qui en est le sujet. » - Le Monde, , pour l'attribution du Prix de la Critique à Antonio Guansé[38]
  • « Son amour physique, presque gourmand de la peinture, de cette joie païenne à étaler de la couleur : les paysages et les nus ne sont que des prétextes à cette exaltation. » - Raymond Cogniat[18]
  • « La vision qu'il donne de son univers ne peut laisser indifférent par son sens parfait de la couleur, dont le rôle est primordial, et par cet équilibre souverain des formes, à la fois espace et matière. » - Marie-Thérèse Maugis[19]
  • « Sa peinture reflète souvent les inquiétudes et les obsessions de notre temps, sans jamais tomber dans les dogmatismes littéraires mais avec un contenu profondément humain. » - M. F. Pietro[39]
  • « Une confrontation de formes figuratives et abstraites, de formes pures aux contours parfaits et de formes cloisonnées et déchiquetées, de volumes et d'aplats qui caractérisent son style expressif et personnel. Sa palette, violemment contrastée, s'est simplifiée et avivée. S'y étalent plus volontiers des rouges éclatants, des oranges et des noirs que les teintes brulées de naguère. Cette conquête de la couleur semble ouvrir sur de nouvelles préoccupations spatiales. » - Geneviève Breerette[40]
  • « Visages où l'œil démesurément noir est celui d'une interrogation qui sait qu'aucune réponse ne peut être donnée. À moins que l'amour… » - Gilles Plazy[41]
  • « Reste à savoir comment Guansé, par son refus de la moindre complaisance et par sa rigueur dénudée, parvient à nous exalter, nous remuer et nous convaincre. Par ses constants rappels à l'humain, qu'il transcrit toujours en langage pictural, il délivre un message, assorti parfois d'une nuance d'humour cruel, qui ne perd pas un atome de sa force en demeurant lisible. Ces téléphones, ces télévisions, ces corps qui restent sensuels, ces faces aux regards démesurés qui se répondent ou qui vous médusent, ces disques solaires tour à tour blancs, noirs, rouges, orangés, cette Espagne pétrifiée, ces villes en expansion ont tous leur mot à dire. Il le disent dans des compositions équilibrées, peintes en larges aplats monochromes dont la sobriété s'accorde avec la richesse. Et c'est là une des vertus cardinales d'une peinture audacieuse, où les vides de vastes plages, vrais champs magnétiques, créent des points de tension d'une violence surprenante. » - Jean-Marie Dunoyer[42]
  • « Chaque forme, chez Guansé, est pulsion qui balafre l'espace et questionne le dieu muet. » - Jean Breton[43]
  • « On reconnaît dans ses peintures rigoureuses, une construction solide, des figures fières et passionnées, retenues, mais "expressives et schématiques" auxquelles s'opposent "les paysages d'autant plus libres, paradoxalement"[17] que Guansé travaille maintenant sur le terrain. Au thème de la Foule avec lequel sourd un sentiment de révolte, une violence farouche et sincère, et de celui des Paysages d'Espagne et de Provence où prédominent les couleurs d'une palette fauve, succède le thème de L'Homme. Il dit lui même refuser d'isoler le paysage de la figure et vouloir poursuivre un dialogue étroit avec la nature. Ce besoin de synthèse entre l'homme et l'univers doit lui permettre de trouver l'équivalent d'un langage plastique, d'une figuration autre. Pour cela, les formes éclatent et se répondent : le rocher se fait corps et vice-versa. Un dynamisme sous-jacent, organique et gestuel engendre des compositions proches d'un "expressionnisme abstrait" sans jamais rompre avec la nature. Période des Nus et des Couples. Pour en capter le réel, tout en évitant un maniérisme abstrait, il s'oriente dans ce qu'on nommera plus tard Nouvelle figuration… À partir de 1965, la présence de l'homme s'affirme de plus en plus dans ses toiles, atteignant une quintessence soutenue par une gamme de tons rares et violents » - Lydia Harambourg[8]
  • « Un tempérament puissant, une ferveur qui ne manque pas d'agressivité. Les premières toiles de cet artiste participent d'une violence expressionniste très catalane ; puis son lyrisme naturel se tempère et s'organise, synthétise le spectacle du monde en lui donnant de nouvelles structures avec toujours, à l'arrière plan, une sorte d'âpreté pathétique. » - Gérald Schurr[20].
María Luisa Borràs (es)
  • « Quand on regarde la peinture récente de Guansé, ce qui attire tout d'abord l'attention, c'est - je crois - l'extraordinaire pouvoir de synthèse, tant dans la forme que dans la couleur. Toutefois, une plus grande connaissance de son œuvre permet d'observer que cette synthèse s'effectue grâce à une faculté de concentration véritablement extraordinaire qui permet au peintre d'accomplir une chose aussi difficile que le franchissement de la frontière qui pourrait exister entre sa personnalité d'auteur et sa peinture, car l'une et l'autre apparaissent comme fusionnant en une exigence suprême de perfection. C'est pourquoi il est un peintre complet, totalement dévoué à une création exigeante et pas toujours bien comprise, guidée par une rigueur extrême de la composition qui tend à une simplification maximale, mais avec une intensité chromatique qui, visuellement, frôle parfois la limite du supportable… Un artiste fidèle à lui-même, à son pays. Il nous a dit, lors de notre dernière visite dans son vaste atelier lumineux situé dans un complexe imposant à la périphérie de Paris, qu'il était avant tout fidèle à une peinture faite de tensions, régie par la sage maxime du "moins, c'est plus", auteur de cet "autoportrait perpétuel" dont parlait Julián Gállego[5] : une toile de Guansé qui proclame par son silence et par son mystère que la vie qui mérite d'être vécue ne se trouve pas dans les paramètres éphémères et superficiels, mais dans les profondeurs et les recoins les plus secrets que chaque être humain recèle, parfois sans même le savoir, en lui-même; » - María Luisa Borràs (es)[3]
Christophe Dauphin
  • « Sa peinture est chaude, dramatique, expressionniste, et finalement très espagnole ; profondément humaine, son lyrisme anime le jeu balancé des masses légèrement géométrisé. » - Dictionnaire Bénézit[10]
  • « Son chemin est celui d'un solitaire, très jaloux de sa liberté, de son indépendance. Jamais il ne cherche à convaincre du bien-fondé de sa démarche. Son œuvre parle pour lui et affirme un caractère qui le poussera toujours davantage vers la simplification, le dépouillement des formes, le besoin d'aller ou de revenir à l'essentiel. La présence de l'homme ne cesse de s'affirmer au fil des tableaux, des périodes. Pour lui, le souffle d'un homme dans une œuvre est primordial. Pour cet artiste toujours rebelle, le mot d'ordre est bien liberté, déclarant volontiers que "Liberté devrait s'écrire avec des fautes d'orthographe". Antonio avait son langage - un figuratif éclaté, virtuose, qui progressivement s'adoucit avec le temps ; des coups d'État permanents dans la forme et dans la couleur. La fraternité était le propre de l'homme et de l'artiste. » - Christophe Dauphin[4]

Prix et distinctions

Collections publiques

Musée national du Bangladesh, Dacca
Musée national centre d'art Reina Sofía, Madrid
Château de Dieppe
Musée d'art de Pully

Drapeau du Bangladesh Bangladesh

Drapeau de la Colombie Colombie

Espagne

France

Drapeau de la Suisse Suisse

Collections privées

Espagne

  • Consorci Museu d'art contemporani (collection Lluis et Carmen Bassat), Nau Gaudi, Mataró.

France

  • Henri Adam-Braun[60].
  • Palm Beach, Cannes, deux fresques murales de la salle des fêtes[8].

Drapeau de la Suisse Suisse

Références

  1. Relevé des fichiers de l'Insee
  2. Nouveau dictionnaire national des contemporains, Paris, Editions du Nouveau dictionnaire national des contemporains, , 946 p., p. 435
  3. María Luisa Borràs, « Guansé, peinture de l'exigence, du silence et de la fidélité », Guansé, éditions Arts Santa Mònica, Barcelone, 1998.
  4. Christophe Dauphin, « Les hommes sans épaules : Antonio Guansé »
  5. Julián Gállego, Guansé, éditions Pierre Cailler, Genève, 1965.
  6. Maria Dolors Muntané, « Catalans pel món - Antoni Guansé », Revista del Centre de jectura de Reus, n°290, janvier 1977.
  7. Les Atamanes, Antonio Guansé, un maître inspirant de la nouvelle École de Paris
  8. Lydia Harambourg, L'École de Paris, 1945-1965 - Dictionnaire des peintres, Éditions Ides et Calendes, 1993, pp. 214-215.
  9. Trianarts, Antonio Guansé : expressionnisme, abstraction et École de Paris, 7 décembre 2015
  10. Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, vol.6, page 511.
  11. Amanda Herold-Marme, Des artistes espagnols à Paris - Identités et engagements face à la guerre civile, collection « L'art & l'essai », CTHS / INHA, Paris, 2024, p. 286.
  12. Françoise Woimant, Marie-Cécile Miessner et Anne Mœglin-Delcroix, De Bonnard à Baselitz, estampes et livres d'artistes, B.N.F., 1992.
  13. Jean-Pierre Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, Gründ, 2001, p. 518.
  14. Gérard Xuriguera, Regard sur la peinture contemporaine - La création picturale de 1945 à nos jours, Arted, 1983.
  15. Chantal Jamet ( préface), Gaston Diehl, Pascal Delabouglise, Figuration - Abstraction d'Espagne et d'Amérique latine, éditions de la ville de Montereau, 1988.
  16. Bertrand Beyern, Cimetière de la Villette, personnalités y reposant
  17. Michel Conil-Lacoste, « Antonio Guansé », Le Monde, 12 décembre 1958.
  18. Raymond Cogniat, « Antonio Guansé », Le Figaro, 27 septembre 1962.
  19. Marie-Thérèse Maugis, « Antonio Guansé », Les Lettres françaises, 27 septembre 1962.
  20. Gérald Schurr, Le Guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1996, p. 391.
  21. Musée San Telmo, Salon Biarritz - San Sebastian, présentation de l'exposition, 1965
  22. Jean Cassou et Adolphe de Falgairolle, Première Biennale d'art contemporain espagnol, catalogue, éditions du palais Galliera, 1968.
  23. Françoise Woimant, Anne Joly et Marcelle Elgrish, L'estampe contemporaine à la Bibliothèque nationale, B.N.F., Paris, 1973.
  24. Farah Pahlavi, Mehrdad Pahlbod et Édouard Georges Mac-Avoy (préface et avant-propos), Première exposition internationale des arts de Téhéran, catalogue d'exposition, 1974
  25. Fundación Caja Vital Kubxa, Pintores españoles del siglo XX en Paris, présentation du catalogue, 2000
  26. Nuria García Gutiérrez, Paris y los grabadores españoles - Colección UC, Université de Cantabrie, 2002
  27. Arte Informado, Peintres espagnols de l'École de Paris, présentation de l'exposition, Madrid, 2006
  28. « Nueve artistas residentes en Paris llevan su pintura a la Casa Pedrilla », El Periódico, " avril 2007
  29. Hôtel Estela Barcelona, Exposició de grandes artistas españoles de la Escuela de Paris, présentation de l'exposition, Sitges, 2009
  30. Info en Punto, Antonio Guanse y sus amigos en Paris, présentation de l'exposition, avril 2010
  31. Ville de Bellême (Orne), Arts en cités, présentation de l'exposition, 2017
  32. Semiose, Quarante ans et plus ! - Regards sur la collection de la ville d'Anglet, présentation de l'exposition, 2020
  33. Musée municipal de Berck-sur-Mer, Sunny - Percer l'ombre, traverser la lumière, présentation de l'exposition, 2023
  34. Musée national d'Art de Catalogne (Alex Mitrani, commissaire d'exposition), ¿ Qué humanidad ? La figura humana después de la guerra (1940-1966), dossier de presse, voir liste des œuvres, n°83
  35. « La figura humana en el arte de posguerra en el museo nacional de arte de Cataluña », Newroom Infobae, 26 octobre 2023
  36. Antonio Guansé, préface pour Dit de la Force et de l'Amour de Paul Éluard, Éditions Robert Turbot, 1962.
  37. Gérard Xuriguera, Les années 50 - Peintures, sculptures, témoignages, Arted, 1984.
  38. J.M., « Le Monde du 13 juillet 1962 »
  39. M. F. Pietro, « Antonio Guansé », ABC, 19 mars 1972.
  40. Geneviève Breerette, « Le Monde du 22 novembre1972 »
  41. Gilles Plazy, « Antonio Guansé », Le Quotidien de Paris, 12 décembre 1974.
  42. Jean-Marie Dunoyer, « Des mondes réinventés », Le Monde, 30 mars 1978
  43. Jean Breton, L'équilibre en flammes, Librairie Saint-Germain-des-Prés, 1984.
  44. Musée d'art contemporain espagnol de Santo Domingo de la Calzada, présentation de la collection
  45. Musée d'art moderne de Tarragone, Antonio Guansé dans les collections
  46. Collection d'art contemporain de la ville d'Anglet, Antonio Guansé
  47. Danièle Giraudy, Les collections d'art moderne - Musée Picasso - Château Grimaldi - Antibes, éditions du Musée Picasso, 1988.
  48. Musée Sainte-Croix des Sables-d'Olonne, présentation des collections
  49. Centre national des arts plastiques, "Le couple" dans les collections
  50. Karine Néel, « Mers-les-Bains : le Lions-Club offre un Guansé à l'artothèque lors d'une conférence sur l'art espagnol », Le Courrier picard, 26 janvier 2026
  51. Musée des Beaux-Arts de Nantes, Lithographie dans les collections
  52. Musée des Beaux-Arts de Nantes, "Soleil noir" dans les collections
  53. Musée des Beaux-Arts de Nantes, "Côteau" dans les collections
  54. Musée des Beaux-Arts de Nantes, "Vœux" dans les collections
  55. Musée national d'art moderne, "Esterel" dans les collections
  56. Musée national d'art moderne, "Portrait de l'oiseau qui n'existe pas" dans les collections
  57. Centre national des arts plastiques, "Provence" dans les collections
  58. Musée d'Art moderne et contemporain de Strasbourg, Antonio Guansé dans les collections
  59. Musée d'art de Pully, fonds et collections
  60. Ader-Nordmann, Catalogue de la collection Henri Adam-Braun, Hôtel Drouot, 29 novembre 2013.
  61. Hôtel Belvédère, présentation de la collection d'art

Voir aussi

Bibliographie

  • René Barotte et Maurice Gieure, Guansé, éditions de la Galerie Jacques Peron, Paris, 1959.
  • Maurice Gieure, Antonio Guansé, éditions Pierre Cailler, Génève, 1960.
  • Nouveau dictionnaire national des contemporains, Éditions du Nouveau dictionnaire national des contemporains, Paris, 1964.
  • Julián Gállego, Guansé, éditions Pierre Cailler, Genève, 1965.
  • Gérard Xuriguera, Dix peintres espagnols de Paris : Fermín Aguayo, Antoni Clavé, Luis Feito (es), Emili Grau i Sala, Juan Gris, Antonio Guansé, Pablo Palazuelo, Joaquín Peinado, Orlando Pelayo, Xavier Valls, Arted, 1972.
  • Luis López Álvarez (en) et Jean Breton, Guansé, Fauna's, Madrid, 1972.
  • María Aritza, El autoretrato en la pintura españole contemporánea, Iberico Europea de Ediciones, Madrid, 1973.
  • Cécile Godscheider, Sculptures de peintres, éditions du Musée Rodin, Paris, 1973.
  • Françoise Woimant, Anne Joly et Marcelle Elgrish (préface d'Étienne Dennery), L'estampe contemporaine à la Bibliothèque nationale, B.N.F., Paris, 1973.
  • Antonio Manuel Campoy (es), Diccionario critico de arte español contemporáneo, Iberico Europea de Ediciones, Madrid, 1973.
  • Raúl Chávarri, La Pintura española actuel, Iberica Europea de Ediciones, Madrid, 1973.
  • Gérard Xuriguera, « Antonio Guansé », Cuadernos de Arte, n°24, Iberico Europea de Ediciones, Madrid, 1973.
  • Gérard Xuriguera, Pintores españoles de la Escuela de Paris, Iberico Europea de Ediciones, Madrid, 1974.
  • Josep Maria Garrut (es), Dos siglos de pintura catalana, Iberico Europea de Ediciones, Madrid, 1974.
  • Dictionnaire universel de la peinture, Le Robert, 1975.
  • Antonio Manuel Campoy, 100 maestros de la pintura españole contemporánea, Iberico Europea de Ediciones, Madrid, 1976.
  • Manuel Viño García, Arte de hoy, arte del futuro, Iberico Europea de Ediciones, Madrid, 1976.
  • Maria Dolors Muntané, « Catalans pel món - Antoni Guansé », Revista del Centre de lectura de Reus, n°290, .
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