Arthur de Montauban

Arthur de Montauban
Biographie
Père Guillaume de Rohan de Mantauban (d)
Mère Bonne Visconti dite de Milan (d)
Ordre religieux Ordre de Saint-Benoît
Décès
Paris
Évêque de l'Église catholique
Archevêque de Bordeaux
(Primat d'Aquitaine)

(en) Notice sur catholic-hierarchy.org

Arthur de Montauban, né au début du XVe siècle et mort en mars 1478 à Paris, membre de la maison de Montauban, est un noble de haut rang du duché de Bretagne, un des favoris du duc François Ier, jusqu'à l'assassinat en prison de Gilles de Bretagne, frère du duc ().

Le duc lui-même étant mort peu après (), Arthur est considéré comme un des principaux instigateurs du crime. Réfugié dans le royaume de France, d'abord à la cour, puis dans un monastère, il entre dans les ordres en devenant moine bénédictin. Après avoir vainement tenté de devenir abbé de l'abbaye bretonne de Redon, il est nommé archevêque de Bordeaux en 1467.

Il vit au cours des règnes des

Cette période est aussi celle de la fin de la guerre de Cent Ans, dont le dernier événement marquant est la prise de Bordeaux par les troupes de Charles VII en 1453.

Biographie

Origines familiales et formation

La maison de Montauban a pour fief central la seigneurie de Montauban, localité bretonne située au nord-ouest de Rennes sur la route de Saint-Brieuc. Plusieurs membres ont fait de brillantes carrières à la cour de France[réf. nécessaire], notamment le frère d'Arthur, Jean (1412-1466), amiral de France de 1461 à sa mort.

Arthur et Jean sont les fils de Guillaume de Montauban (mort en 1432), seigneur de Romilly[réf. nécessaire] et de Landal (actuelle commune de Broualan en Ille-et-Vilaine), chancelier[réf. nécessaire] de la reine de France Isabeau de Bavière, épouse de Charles VI.

Leur mère est Bonne Visconti, aussi appelée Bonne de Milan (1385-1469), dame d'honneur de la reine, issue de la famille italienne des Visconti qui gouverne la seigneurie, puis duché de Milan de 1277 à 1447.

Ils ont une sœur, Béatrice, qui, épouse de Richard d'Espinay, a eu plusieurs fils, André, Robert, Jean et Jean le jeune, chacun devenu au moins évêque.

Sous le règne de François Ier (1442-1450)

Sous le règne de François Ier, Arthur de Montauban est l'un des favoris à la cour de Bretagne.

Il fait aussi partie du groupe des prétendants à la main de Françoise de Dinan (1436-1499), devenue en 1444 (à 8 ans) une des plus riches héritières de Bretagne. Françoise, fiancée à François-Guy de Laval, est enlevée par le frère de François Ier, Gilles, qui l'épouse[réf. nécessaire][1].

De ce fait, il est l'un des principaux instigateurs[Qui ?] des intrigues[Lesquelles ?] qui amènent l'emprisonnement pour haute trahison de Gilles en 1446. Or, après plusieurs années de détention, Gilles meurt assassiné en prison par ses geôliers le .

Le duc meurt quelques semaines plus tard, le .

Réfugié à la cour de France (1450-1451)

Son successeur, Pierre II, lance des poursuites contre les responsables de la mort de son cadet. Les assassins effectifs sont traqués et condamnés.

Arthur de Montauban se réfugie à la cour de France où son frère Jean[2] est l'un des favoris[réf. nécessaire] du roi Charles VII.

Mais le Conseil du roi s'abstient de statuer sur cette affaire (1451), refusant de prendre parti en faveur d'Arthur.

Entrée dans les ordres (1451-1468)

Arthur de Montauban se réfugie alors au couvent des Célestins de Marcoussis (actuel département de l'Essonne), auquel il fait don de tous ses biens le . Il devient ensuite moine bénédictin.

En 1462, il demande à se faire attribuer l'abbaye Saint Sauveur de Redon, en Bretagne, après avoir obtenu la démission en sa faveur de l'abbé, Yves Le Sénéchal, grâce à l'intercession du roi de France Louis XI, avec l'accord de la cour pontificale qui le reconnaît comme abbé en octobre 1462. Mais le duc François II s'oppose à cette opération[3].

Archevêque de Bordeaux (1468-1478)

Bénéficiant de l'appui de la cour de France en récompense d'occultes services[réf. nécessaire], Arthur de Montauban obtient en 1468 d'être nommé archevêque de Bordeaux, ce siège étant devenu disponible après la mort en de Blaise de Gréelle, successeur de Pey Berland. Il en est intronisé le .

Le , il préside les obsèques solennelles de Charles de Guyenne, frère du roi. Il est ensuite chargé par le pape Sixte IV de diligenter une enquête contre Jourdain Faure, abbé de Saint-Jean-d'Angély, soupçonné d'avoir empoisonné le prince. Emprisonné, l'abbé meurt en prison à Nantes[réf. nécessaire]. L'archevêque le remplace par Louis Ier d'Amboise l'évêque d'Albi.

Arthur de Montauban accueille aussi dans le chapitre de chanoines de Bordeaux son neveu, André d'Espinay, fils de sa sœur Béatrice de Montauban, préparant ainsi son accession à la tête de l'archidiocèse.

Mort et funérailles (1478)

Arthur de Montauban meurt à Paris en mars 1478.

Le roi le fait inhumer dans l'église du couvent des Célestins de Paris dont il était le bienfaiteur[4].

Notes et références

  1. Françoise de Dinan n'ayant que 8 ans, en quoi peut consister ce « mariage » consécutif à un enlèvement ?
  2. Mais il est amiral seulement en 1461.
  3. Arthur de La Borderie, Histoire de Bretagne, tome 4 (1364-1515), réédition : Mayenne, Joseph Floch éditeur, 1975, p. 319, 329-331, 333-336, 338-339, 365-367.
  4. Honoré Fisquet, La France pontificale, « Archidiocèse de Bordeaux », Gallia christiana, p. 247-253.
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