Attaque d'Inates (1er juillet 2019)

Attaque d'Inates

Informations générales
Date
Lieu Inates
Issue Incertaine
Belligérants
Drapeau du Niger Niger
Drapeau de la France France
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de l'État islamique État islamique dans le Grand Sahara
Forces en présence
Drapeau du Niger
Inconnues

Drapeau de la France
2 avions Mirage 2000[1]
Drapeau de l'État islamique
Inconnues
Pertes
Drapeau du Niger
18 morts[2]
4 disparus[2]

Drapeau de la France
Aucune
Drapeau de l'État islamique
2 morts au moins[3]

Guerre du Sahel

Batailles

Coordonnées 15° 13′ 60″ nord, 1° 19′ 00″ est
Géolocalisation sur la carte : Niger
(Voir situation sur carte : Niger)
Attaque d'Inates
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Attaque d'Inates

L'attaque d'Inates a lieu le , pendant la guerre du Sahel.

Déroulement

Le , à 14 h 30, les djihadistes de l'État islamique dans le Grand Sahara lancent une attaque contre un poste militaire de l'armée nigérienne, près de la ville d'Inates[2],[4]. L'assaut débute par l'explosion de deux véhicules kamikazes à l'entrée du camp[2],[1],[3]. La caserne est en partie incendiée[1]. Des djihadistes à motos engagent ensuite la fusillade[2],[3].

Après les premières alertes, deux avions de reconnaissance français et américain survolent la zone[1]. Deux Mirage 2000 décollent ensuite à Niamey[1].

Selon le ministère nigérien de la Défense, l'attaque est repoussée grâce à un appui aérien fourni par des « partenaires »[2]. Les assaillants se replient au Mali[2],[4]. Des opérations de ratissage sont ensuite organisées[2],[5].

Pertes

Le , le ministère nigérien de la Défense annonce que le bilan est d'au moins 18 morts dont un officier;le lieutenant A.Wahab Aboubacar et quatre disparus dans les rangs de l'armée nigérienne[2],[4],[6]. Selon lui, un camion a été détruit par les frappes aériennes et plusieurs assaillants ont été « neutralisés »[5],[6]. Les victimes sont enterrées le lendemain à Tillabéri[6].

D'après une source de l'agence Reuters proche des services de sécurité, les djihadistes emportent avec eux une dizaine de véhicules de l'armée nigérienne[4]. Selon RFI, neuf véhicules ont été incendiés[5].

L'État islamique en Afrique de l'Ouest revendique l'attaque le , signe des liens resserrés entre ce groupe et l'État islamique dans le Grand Sahara[3],[7]. Le groupe affirme que les « soldats du califat » se sont emparés d'armes et ont fait des dizaines de morts et de blessés parmi les soldats nigériens[3]. Il indique que deux hommes sont morts en kamikazes, mais que les combattants sont « retournés sains et saufs dans leurs positions »[3].

Suites

Le , un chef touareg, Almoubacher Ag Alamjadi, est assassiné près d'Inatès par des hommes de l'État islamique dans le Grand Sahara, deux mois et demi après le meurtre de son père[8].

En , le Niger accuse le HCUA de complicité avec les djihadistes[9],[10]. Selon un document officiel nigérien consulté par RFI, du matériel pris lors de l'attaque d'Inates est acheminé sur le site de cantonnement du HCUA à Tin Fadimata, dans la région de Menaka[9]. Le HCUA conteste pour sa part ces accusations[11].

Références

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