Australian Centre for Contemporary Art

Australian Centre
for Contemporary Art
Informations générales
Type
Effectif
15 employés ()
Site web
Localisation
Localisation
Coordonnées
37° 49′ 35″ S, 144° 58′ 01″ E
Carte

L'Australian Centre for Contemporary Art (ACCA) est une galerie d'art contemporain située à Melbourne, en Australie.

Elle se situe sur Sturt Street, dans le quartier des arts de Melbourne, dans la banlieue de Southbank. Conçu par le cabinet Wood Marsh Architects, le bâtiment est achevé en 2002 et abrite notamment les locaux de la compagnie de danse Chunky Move et du Malthouse Theatre (en).

Myles Russell-Cook est directeur artistique et PDG du centre depuis 2024.

Histoire

Le centre, créé en 1983, déménage dans ses locaux actuels en 2002[1].

En décembre 2015, Max Delany, ancien conservateur en chef d'art contemporain à la National Gallery of Victoria, a été nommé directeur artistique de l'ACCA, succédant à Juliana Engberg[2]. Il a pris ses fonctions de directeur artistique et de directeur général en février 2016[3]. En novembre 2024, suite à la démission de Delany, Myles Russell-Cook a été nommé directeur général et directeur artistique. Avant de rejoindre l'ACCA, Russell-Cook était conservateur en chef d'art australien et des Premières Nations à la National Gallery of Victoria.

Architecture

Entrée principale.
Intérieur.

Le bâtiment de l'ACCA, conçu par Wood Marsh et achevé en 2002, comprend quatre grands espaces d'exposition. Avec le Malthouse et l'ACCA, il forme une cour intérieure au centre du complexe, utilisée comme espace extérieur pour des spectacles et des expositions. Le bâtiment abrite également deux studios de répétition et des bureaux administratifs pour la compagnie de danse Chunky Move, ainsi qu'un important atelier de construction de décors pour le Malthouse[4].

Les ouvertures dans la façade distinctive en acier rouillé sont réduites au minimum afin de permettre une grande variété d'installations, d'œuvres temporaires et de projections numériques, contrastant avec les surfaces intérieures en métal et en verre pressés. La conception fait référence au modèle européen de la Kunsthalle, agissant comme une enveloppe flexible pour l'exposition d'œuvres d'art[4].

Le bâtiment a remporté le prix RAIA d'architecture institutionnelle en 2003[5].

Sculpture

Une fois les travaux terminés, la sculpture Vault (en), œuvre abstraite et minimaliste de Ron Robertson-Swann (en), composée de grandes plaques polygonales épaisses en acier préfabriqué, a été déplacée sur le parvis du bâtiment, où elle se trouve encore aujourd'hui. Elle est communément appelée « le Péril jaune » en raison de sa couleur, de sa forme moderniste, de son coût et de la controverse qu'elle a suscitée dans la presse au moment de son installation[6].

Image panoramique
The Australian Centre for Contemporary Art : la sculpture Vault (en) (en jaune) est visible à l'extrême gauche et le Malthouse Theatre (en) est à droite.

Description et gouvernance

La mission déclarée de l'ACCA est de « faire de l'art différemment – pour remettre en question, connecter et résonner »[1].

Myles Russell-Cook est, depuis 2024, directeur artistique et PDG du centre, tandis que Claire Richardson en est la directrice exécutive. John Denton, le premier architecte d'État du gouvernement victorien, est président du conseil d'administration[3].

ACCA est membre de l'organisation de défense des intérêts Contemporary Art Organisations Australia[7].

Expositions

Tour de l'ACCA.

Au cours de sa première décennie, l'ACCA a déjà commandé plus de 200 œuvres à des artistes australiens et internationaux. Chaque année, l'ACCA commande des œuvres à six ou sept nouveaux artistes australiens pour des expositions. Parmi les artistes australiens présentés figurent Pat Brassington et Patricia Piccinini, aux côtés d'artistes internationaux tels que Martin Creed, Barbara Kruger, Tacita Dean, Jenny Holzer et Joseph Kosuth. L'ACCA présente également de nombreuses expositions thématiques, ainsi que des œuvres d'art public à travers des initiatives comme le projet Big Wall.

Du 15 décembre 2017 au 25 mars 2018, l'ACCA présente l'exposition « Unfinished Business : Perspectives on Art and Feminism », organisée en collaboration avec Paola Balla, Julie Ewington, Vikki McInnes et Elvis Richardson. Cette exposition visait à mettre en lumière des pratiques artistiques australiennes critiques mais sous-représentées, en privilégiant les pratiques contemporaines et les perspectives féministes intersectionnelles[8]. L'exposition présentait 40 œuvres, nouvelles et existantes, d'artistes femmes, parmi lesquelles Ali Gumillya Baker, Atong Atem, Maria Kozic, Mikayla Dwyer et Vivienne Binns[9].

En novembre 2022, une exposition rétrospective de 15 ans d'œuvres de Paul Yore, intitulée WORD MADE FLESH, a eu lieu de septembre à novembre 2022[10],[11].

Notes et références

Notes

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Australian Centre for Contemporary Art » (voir la liste des auteurs).

Références

  1. « About », Australian Centre for Contemporary Art (consulté le )
  2. Debbie Cuthbertson, « National Gallery of Victoria curator Max Delany appointed director of the Australian Centre for Contemporary Art », The Sydney Morning Herald, (consulté le )
  3. (en) « People », Australian Centre for Contemporary Art (consulté le )
  4. « Flashback: Australian Centre for Contemporary Art (ACCA) / Wood/Marsh », ArchDaily, (consulté le )
  5. « Australian Institute of Architecture » [archive du ] (consulté le )
  6. « Peril in the Square: The Sculpture that Challenged a City », The Age, (consulté le )
  7. « About », Contemporary Arts Organisations Australia (consulté le )
  8. (en) « Unfinished Business: Perspectives on art and feminism », Art Almanac, (consulté le )
  9. (en) « Review: Unfinished Business at Australian Centre for Contemporary Art », www.artshub.com.au, (consulté le )
  10. « Paul Yore: WORD MADE FLESH », Australian Centre for Contemporary Art (consulté le )
  11. Julie Shiels, « Paul Yore: the uncompromising Australian artist riotously tackling queer culture, corporate greed and hyperconsumption », The Conversation, (consulté le )

Liens externes

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