Baqa al-Gharbiyye
| Baqa al-Gharbiyye (he) באקה אל-גרביה, בָּקַה אל-עַ'רְבִּיָּה - (ar) باقة الغربية | |
![]() Héraldique |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| District | District d'Haïfa |
| Maire | Morsey abo mokh |
| Démographie | |
| Population | 30 973 hab. (2022[1]) |
| Densité | 3 441 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 32° 27′ nord, 35° 02′ est |
| Superficie | 900 ha = 9 km2 |
| Divers | |
| Date de création | 1264 |
| Localisation | |
Baqa al-Gharbiyye est une ville du nord d'Israël, dans le district de Haïfa. La ville est située à mi-chemin entre Haïfa et Tel-Aviv. La ville est majoritairement arabe musulmane et fait ainsi du Triangle.
Géographie
Histoire
Une presse à olives, une carrières et un pressoir ont été découverts datant de la période romaine. Des objets en céramique de la période byzantine ont été trouvés. Le premier document date du XIIe siècle. En 1265, le village est divisé avec Alam al-Din al- Zahiry et Aladdin al- Tankazy.
Baqa est mentionné dans un document ottoman en 1538, comme un petit village de cinq familles et 11 personnes non mariées. En 1596, Baqa al-Gharbiyye apparait dans les registres fiscaux ottomans. Il y avait une population de 5 ménages musulmans.
Au cours de la période ottomane, en 1870, l'explorateur français Victor Guérin visite le village. Il estimait que la population était de 1 500 habitants. En 1882, le village est considéré comme de taille moyenne.
En 1945, la population de Baqa al-Gharbiyye se composait de2 240 Arabes.
Environ 1000 Arabes palestiniens de Baqa al-Gharbiyye (estimés à 1500 par l’ONU) ont été expulsés et forcés de franchir la ligne de cessez-le-feu israélo-jordanienne en 1949[2].
Dans les premières années de l'indépendance d'Israël, Baqa al-Gharbiyye était l'un des quartiers généraux de l'administration militaire israélienne. En 1996, Baqa al-Gharbiyye a été déclarée comme ville. En 2003, elle a été réunie avec la ville voisine Jatt pour devenir la ville de Baka Jatt.
Baqa al-Gharbiyye est séparé de sa ville sœur située en Cisjordanie, Baqa ash-Sharqiyya, par le mur de séparation ou d’Apartheid israélien. Un mur de béton surmonté avec du fil de fer barbelé traverse un quartier.
En , le ministre israélien des Affaires étrangères Tzipi Livni a soulevé la possibilité d'un échange territorial avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Elle a proposé de transférer les communautés arabes israéliennes, parmi eux Baqa al-Garbiyeh, du côté palestinien de la frontière. Les Palestiniens ont rejeté la proposition.
En , les habitants protestent dans la rue contre le plan de paix américain de Donald Trump qui inclurait leur ville dans le futur État palestinien[3].
Galerie
Personnalités liées à la ville
- Faras Hamdan
- Raleb Majadele
- Khaled Abu Toameh
- Walid Daqqa
Notes et références
- ↑ (en) « Population in Localities with 2,000 Residents or More Regional Counsils - Preliminary Estimates for the End of January 2022 », sur Bureau central de statistiques israélien
- ↑ Tom Segev, 1949; The first Israelis, Henry Holt and Company, (ISBN 0-8050-5896-6), p. 33 : « Le 15 août 1949, le consul américain à Jérusalem émet des doutes sur la proposition israélienne d’accueillir 100 000 réfugiés. Dans une au secrétaire d’État Acheson, le consul, William Burdett, rapporte une réunion de la commission mixte d’armistice traitant du cas de 1000 villageois expulsés de Baqa al-Gharbiyye et forcés de franchir la frontière. Moshe Dayan commente que les Nations unies peuvent contraindre Israël à réadmettre les réfugiés, mais s’ils le font, "Ils seront désolés". Le Consul que ces mots éclairent d’un nouveau jour la valeur de la proposition israélienne. »
- ↑ (en) Rami Ayyub, Sinan Abu Mayzer, « Arabs in Israeli border towns fear Trump plan will transfer them to West Bank », Reuters, (lire en ligne, consulté le )
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