Bas Pays de Béthune

Le Bas Pays de Béthune, aussi appelé Bas Pays, est une région naturelle du Pas-de-Calais, qui s'étale au nord de Béthune. Ses villes principales sont Laventie, Merville, Lillers et Isbergues. Le pays fait partie des Flandres artésiennes, en raison de l'ancienne présence du flamand dans la région.

Géographie

Localisation

Le Bas Pays partage ses frontières avec deux régions du département du Nord : le Westhoek et les Weppes. Il est borné à l'ouest par le Haut-Pays d'Aire et au sud par la Gohelle.

Le Bas Pays dans les Flandres artésiennes dans l'ancien pays d'états d'Artois.

Paysages

Le Bas Pays s’insère dans la plaine alluviale de la Lys, marquée par son horizontalité. Le Mont-Bernanchon est le point le plus haut du Bas Pays et offre un point de vue sur la plaine. L’eau est omniprésente dans ce paysage historiquement marqué par un maillage dense et ramifié de fossés. Le canal d’Aire à La Bassée traverse le territoire et apporte des vues furtives grâce aux nombreux ponts en arc qui enjambent la voie d’eau. Les peupleraies sont nombreuses et denses, ainsi que les zones humides comme le Marais Pourri à Norrent-Fontes ou le Marais de Beuvry-Festubert-Cambrin. Des résurgences ont également permis localement le développement de cressonnières dans le secteur de Norrent-Fontes et Lillers[1].

Le paysage du Bas Pays de Béthune[2] est fait de plateaux ondulés, faiblement creusés par les cours d'eau, à la différence du Haut-Artois où l'incision fluviale des plateaux est très marquée[3]. C'est une région marquée historiquement par des échanges commerciaux importants : s'y trouvent des points d'aboutissement des réseaux de cours d'eau, de rivières et de canaux qui sillonnent des régions telles que la Flandre, l'Artois, le Limbourg, le Hainaut occidental. À l'intérieur des terres, Saint-Omer, point de départ de la navigabilité sur l'Aa, et Aire-sur-la-Lys en ont été des centres d'activité significatifs[4],[5].

Urbanisation

Les habitations basses et de style flamand, sont implantées le long de routes étroites et bordées de fossés. Des passerelles permettent régulièrement d’accéder aux terrains bâtis ou cultivés. Les parcelles non construites dans les villages à l’urbanisation linéaire offrent par endroit des vues sur ces champs, prairies et milieux humides. A l’Est de Béthune, le paysage est particulièrement marqué par le phénomène de périurbanisation de la Métropole lilloise. L’étalement linéaire, bien qu’historique dans le Bas Pays, a tendance à engendrer une fusion des villages entre eux et à faire disparaître les respirations paysagères[1].

Biodiversité

L’empreinte de l’eau est identifiable dans cet espace grâce à la végétation. Les alignements de saules têtards, de peupliers ou de frênes, ponctuant les espaces agricoles, indiquent la présence de cours d’eau ou de fossés.

Notes et références

  1. « Béthune-Bruay, État initial de l'environnement »
  2. Atlas des paysages du Nord-Pas-de-Calais, 2005
  3. Jean-Pierre Fagnard, « Le cadre géographique », Revue archéologique de Picardie, 1988, p. 10-11 (en ligne).
  4. Justin De Pas, « Débouchés fluviaux et maritimes du Bas-Artois au moyen âge et jusqu'au dix-huitième siècle. », Revue du Nord, t. 15, no 57,,‎ , p. 5-46 (DOI 10.3406/rnord.1929.1473, lire en ligne)
  5. Lucien Febvre, « Mr Justin de Pas, article sur les débouchés fluviaux et maritimes du Bas-Artois au moyen âge et jusqu'au XVIIIe siècle dans la Revue du Nord », Annales d'histoire économique et sociale., no 7,‎ , p. 455-456 (lire en ligne)

Articles connexes

Liens externes

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