Bataille de La Roche-Derrien

Bataille de La Roche-Derrien
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Charles de Blois est fait prisonnier devant sa tente rouge. Miniature de Loyset Liédet extraite des Chroniques de Jean Froissart. XVe siècle. BnF Français 2643.
Informations générales
Date
Lieu La Roche-Derrien (Bretagne)
Issue Victoire anglo-monfortiste
Belligérants
Bretons monfortistes
Royaume d'Angleterre
Bretons blésistes
Royaume de France
Commandants
Thomas Dagworth Charles de Blois
Forces en présence
2 000 hommes 3 000 hommes

Guerre de Succession de Bretagne

Batailles

La bataille de La Roche-Derrien a lieu le [1] au début de la guerre de Succession de Bretagne (1341-1364), conflit annexe de la guerre de Cent Ans (1337-1453) entre les rois d'Angleterre et les rois de France de la dynastie des Valois.

La guerre de Succession de Bretagne oppose deux maisons nobles prétendant à la succession du duc Jean III de Bretagne, mort en 1341 : les Montfort, Jean II (1294-1345), puis Jean III de Montfort (1339-1399), frère et neveu de Jean III de Bretagne, et les Penthièvre, dirigés par Charles de Blois, époux de la comtesse Jeanne de Penthièvre (1324-1384), nièce de Jean III de Bretagne.

La bataille de La Roche-Derrien oppose les troupes bretonnes de Jean III de Monfort, soutenues par des troupes anglaises, et les troupes bretonnes et françaises de Charles de Blois, commandées par le prétendant lui-même.

Elle tire son nom de la localité de La Roche-Derrien, située dans l'actuel département français des Côtes-d'Armor, à quelques kilomètres au sud de Tréguier.

Contexte

Le siège est mis devant La Roche-Derrien.

Charles de Blois refuse toute négociation avec la population assiégée et à bout de force.

Des troupes anglaises arrivent au secours de la ville, sous le commandement du capitaine Thomas Dagworth.

Déroulement de la bataille

La bataille aurait opposé 3 000 hommes de Charles de Blois à 2 000 Anglais et Bretons.

Charles de Blois est vaincu et fait prisonnier. Il n'échappe à une exécution sommaire que grâce à l'intervention de Tanguy Ier du Chastel dont il avait pourtant assassiné les fils sous les murs de Brest.

Jean IV de Beaumanoir et Guy XI de Laval sont aussi faits prisonniers.

Bilan des pertes

Le parti de Charles de Blois compte 700 morts, dont des membres des plus grandes familles de l'aristocratie bretonne : Geoffroy IX de Châteaubriant, Payen IV de Malestroit, Guy X de Laval, Rohan, Jean de Rougé, Guillaume Ier de Rougé, seigneur de Derval, Guillaume III de Rochefort, Montfort, Quintin, Rais, Rieux, Rostrenen, Boisboissel[2]

Suites

Envoyé en Angleterre, Charles de Blois reste cinq ans captif à la tour de Londres.

Notes et références

  1. Michaël Jones Sir Thomas, « Dagworth et la guerre civile en Bretagne au XIVe siècle », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 87, no 4,‎ , p. 621-639.
  2. Jean-Pierre Leguay et Hervé Martin, Fastes et malheurs de la Bretagne ducale 1213-1532, Rennes, Ouest-France Université, 1982 (ISBN 978-2-858-82309-3 et 2-858-82309-X), p. 112.

Voir aussi

Bibliographie

  • Bernard Cornwell (trad. de l'anglais), La quête du Graal : La lance de saint Georges, t. 1, Paris, Presses de la Cité, , 493 p. (ISBN 2-258-05760-4).
  • Bernard Cornwell (trad. de l'anglais), La quête du Graal : L'archer du Roi, t. 2, Paris, Presses de la Cité, , 554 p. (ISBN 2-258-06260-8).
  • Bernard Cornwell (trad. de l'anglais), La quête du Graal : L'hérétique, t. 3, Paris, Presses de la Cité, , 446 p. (ISBN 2-258-06715-4).

Articles connexes

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