Beauvoir-en-Lyons
| Beauvoir-en-Lyons | |||||
La mairie. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Normandie | ||||
| Département | Seine-Maritime | ||||
| Arrondissement | Dieppe | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes des Quatre la rivières | ||||
| Maire Mandat |
Dominique Rimbert 2020-2026 |
||||
| Code postal | 76220 | ||||
| Code commune | 76067 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Beauvoiriens, Beauvoiriennes | ||||
| Population municipale |
663 hab. (2023 |
||||
| Densité | 20 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 30′ 14″ nord, 1° 35′ 13″ est | ||||
| Altitude | Min. 129 m Max. 231 m |
||||
| Superficie | 33,29 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Gournay-en-Bray (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Gournay-en-Bray | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime
Géolocalisation sur la carte : Normandie
| |||||
Beauvoir-en-Lyons est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.
Géographie
Localisation
Commune du pays de Bray, Beauvoir-en-Lyons est l'une des plus grandes communes de Seine-Maritime de par sa superficie. C'est également l'une des communes les plus hautes du département. Le bourg est situé à 15 km de Forges-les-Eaux, 41 km de Rouen, 12 km de Gournay-en-Bray et à 7 km d'Argueil. Les communes limitrophes sont Avesnes-en-Bray, Bézancourt, Bosc-Hyons, Brémontier-Merval, Elbeuf-en-Bray, La Feuillie, Fry et Hodeng-Hodenger.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[1],[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[4] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[5]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 845 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 8,8 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Forges-les-Eaux à 13 km à vol d'oiseau[8], est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 860,1 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Beauvoir-en-Lyons est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Gournay-en-Bray, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[12]. Cette aire, qui regroupe 21 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (55,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (43,7 %), terres arables (36,8 %), prairies (12,5 %), zones agricoles hétérogènes (6,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,8 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Bello Videre[16] et Bellovidere en 1180[17].
Le toponyme est construit avec le nom de la forêt de Lyons qui sert à le déterminer[18].
Histoire
Période médiévale
L'une des quatre châtellenies royales du pays de Lyons au Moyen Âge avec celles de Longchamps-en-Lyons, Neufmarché-en-Lyons et Lyons-la-Forêt[19]. Le roi d'Angleterre et duc de Normandie Henri Ier Beauclerc (1100-1135) y édifie un château sur motte au pied duquel est créé dès le début du XIIe siècle un bourg castral[19]. Utilisé à des fins à la fois militaire et résidentielle, ce château royal est suffisamment vaste pour accueillir des hôtes prestigieux comme en 1185 où Henri II Plantagenêt y reçoit le jeune roi de France Philippe Auguste[20]. Mais ce château ne survit pas au XIIe siècle. Pris en 1193 par le roi de France, Beauvoir est en effet démantelé par les Français en 1196[21]. Alors que le traité de Gaillon prévoyait la restitution de Beauvoir aux troupes anglo-normandes, c'est un château en grande partie détruit qui est remis aux mains de Richard Cœur de Lion[21].
Vers 1150, Hugues de Gournay fonde le prieuré Saint-Laurent-en-Lyons[22].
Les rois capétiens qui réinvestissent la forêt de Lyons dès 1202 ne chercheront pas à reconstruire le château[23]. S'ils séjournent régulièrement en forêt de Lyons pour chasser, ils préfèrent disposer dans ce secteur de la forêt de résidences plus modernes et confortables en faisant édifier dans le courant du XIIIe siècle deux manoirs royaux destinés à remplacer Beauvoir: La Feuillie[24] et Bellozanne[25] à proximité immédiate de l'abbaye.
Le souvenir de la châtellenie royale de Beauvoir se perpétue jusqu'à la Révolution par le maintien de la verderie de Beauvoir[26] et de la toponymie médiévale de Beauvoir-en-Lyons qui subsiste encore aujourd'hui.
Époque contemporaine
En a lieu une affaire criminelle où un lycéen nommé Alexandre Castaldo est abattu par ses camarades de lycée[27].
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[30].
En 2023, la commune comptait 663 habitants[Note 5], en évolution de +7,46 % par rapport à 2017 (Seine-Maritime : +0,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Église Saint-Nicolas du XIIIe siècle et des XVIIIe et XIXe siècles.
- Panorama avec table d'orientation (un des points les plus élevés du département).
- Forêt de Lyons.
- Chapelle de l'ancien prieuré Saint-Laurent-en-Lyons.
Personnalités liées à la commune
- Jacques-Henri Schloesing (12/12/1919-26/08/1944), résistant, aviateur, tué dans le ciel de la commune, lors de la Libération et inhumé dans le cimetière de la paroisse.
Voir aussi
Bibliographie
- Bruno Nardeux, Une "forêt" royale au Moyen Age : Le pays de Lyons, en Normandie (vers 1100 - vers 1450), Normandie Université, (lire en ligne [PDF])Thèse de doctorat sous la direction d'Elisabeth Lalou
- Bruno Nardeux, « La forêt royale de Lyons (XIe-XVe), un espace résidentiel méconnu », Congrès des Sociétés historiques et archéologiques de Normandie de Sées, , p. 51-59
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Beauvoir-en-Lyons sur le site de l'Institut géographique national
- Beauvoir-en-Lyons sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
Notes
- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
- ↑ « Réseau hydrographique de Beauvoir-en-Lyons » sur Géoportail (consulté le 18 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
- ↑ « Fiche communale de Beauvoir-en-Lyons », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Beauvoir-en-Lyons et Forges-les-Eaux », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Forges », sur la commune de Forges-les-Eaux - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Forges », sur la commune de Forges-les-Eaux - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune de Beauvoir-en-Lyons ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Gournay-en-Bray », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Jean Adigard des Gautries-Fernand Lechanteur, Les noms des communes de Normandie - V [article] Annales de Normandie Année 1962 - page 6.
- ↑ François de Beaurepaire - 1979 - Les noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime - Page 39.
- ↑ Christian Guerrin - Les compléments toponymiques dans les noms de communes de Seine-Maritime [article] Nouvelle revue d'onomastique Année 2000 - page 317.
- Nardeux 2017, p. 130-132.
- ↑ Nardeux 2017, p. 154.
- Nardeux 2017, p. 355.
- ↑ Nardeux 2017, p. 336-338.
- ↑ Nardeux 2017, p. 360-363.
- ↑ Nardeux 2017, p. 143.
- ↑ Nardeux 2017, p. 180.
- ↑ Nardeux 2017.
- ↑ « "Il a été surpris qu'Alexandre ne meure pas sur le coup" », sur Le Nouvel Obs, (consulté le )
- ↑ « Liste des maires »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?) [PDF], Listes des élus, Préfecture de la Seine-Maritime, (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- Portail de la Seine-Maritime
- Portail des communes de France





