Betton de Sens
| Évêque d'Auxerre | |
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| - | |
Gaudry d'Auxerre (d) | |
| Prévôt Abbaye Sainte-Colombe de Sens | |
| - | |
| Abbé Abbaye de Saint-Jean-lès-Sens | |
| jusqu'en |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Activité | |
| Fratrie | |
| Parentèle |
Gautier de Sens (oncle) |
| Étape de canonisation | |
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| Fête |
Betton (Beton, Béton) de Sens, dit aussi Saint Betton (° Sens ou Orléans, milieu du IXe siècle - † Auxerre en ), est un religieux franc du nord de la Bourgogne aux IXe et Xe siècles.
Considéré comme saint, sa fête est le [1],[2].
Biographie
Origines
Betton, que l'on trouve sous les formes Beton, Béton, est né à Sens ou Orléans[3], vers le milieu du IXe siècle.
Maurice Chaume (1925) l'identifie comme le fils du vicomte d'Orléans Aubri/Aubry/Albéric, et ainsi frère du comte Geoffroi d'Orléans, d'un second Aubri, ainsi que de l'archevêque de Sens, Gautier II (924-928)[4],[3],[5]. Il est aussi donné comme neveu de Gautier ou Vaultier, archevêque de Sens[4],[6].
Pour le site de généalogie Foundation for Medieval Genealogy, l'identifie également comme le fils d'Aubri/Aubry/Albéric [I], mais ne lui associe qu'un frère, Geoffroi, sans faire de liens avec les deux archevêques Gautier I et Gautier II[5].
Il serait également le neveu d'Évrard, archevêque de Sens, et prédécesseur de Gautier[3].
Moine puis abbé de Sainte-Colombe

Il est d'abord moine, puis prévôt à l'abbaye Sainte-Colombe près de Sens, puis abbé de Saint-Jean-et-Saint-Héracle-de-Sens[3]. Il est ensuite élu abbé de Sainte-Colombe[3], une charge qu'il remplit pendant trente ans jusqu'en 915. Cette année-là il est nommé évêque d'Auxerre, où il restera jusqu'à sa mort en 918[7].
Betton est abbé (officiellement "prévôt") de Sainte-Colombe en même temps que Richard le Justicier (858-921), duc de Bourgogne (880-921), comte d'Auxerre (888-921) et père de Raoul de France, en est l'abbé laïc[7].
La personnalité de Betton et ses relations font de lui un des principaux acteurs de l'essor de l'abbaye Sainte-Colombe. Il commence à faire élever des remparts avec des tours autour de l'abbaye[8] vers l'an 900 pour l'abriter des Normands, mais leur conversion et sa nomination à l'épiscopat d'Auxerre l'empêche de voir cette tâche terminée[7] ; ces remparts sont détruits en 945 par Fromond Ier de Sens pour éviter que des ennemis ne puissent s'abriter derrière des murs solides aux portes mêmes de Sens, comme il l'a fait lui-même pour reprendre la ville des mains de Raynald comte de Reims quelques années auparavant[9].
Évêque d'Auxerre
C'est avec regret et non sans lutter qu'il accepte de prendre en charge l'épiscopat d'Auxerre. Il est ordonné le ; cependant comme il y est venu contre son gré, il ne fait aucun don aux chanoines de la ville pour fêter son élection. Mais il s'occupe rapidement de fonder la commémoration de sa mort en leur donnant l'église de Venouse et la terre de Roncenay[note 1] voisine, ainsi qu'une métairie à Charbuy[10].
Il récupère, non sans mal et à grands frais, les terres de Gy et de Jussy que le vicomte d'Auxerre Raynard (mais le seul vicomte Raynard connu date du comte d'Auxerre Richard le Justicier 888-921) avait aliénées[10].
Il prend des mesures pour faire rebâtir la maison épiscopale d'Auxerre qui a brûlé sous Hérifrid en 887, et d'embellir la cathédrale nouvellement reconstruite (elle aussi avait brûlé entièrement durant le même incendie), mais tombe malade avant d'avoir pu commencer ces projets et meurt quelque temps après[10].
Décès
Mort à Auxerre le 12[8] ou [11], Betton est inhumé dans l'abbaye Saint-Germain d'Auxerre, qui n'a pas reçu de dépouilles d'évêques depuis Chrétien (860-873). Une épitaphe de 1636 sur le mur indique qu'il est enterré devant la chapelle Saint-Martin - bien que certains pensent que la tombe à cet endroit est celle d'Odon, abbé de Saint-Germain avant le XIIe siècle[11].
Usage du nom de Betton
La commune de Marchais-Beton tient de lui la deuxième partie de son nom, de ce qu'il fait creuser ou agrandir l'étang du Grand Marchais dans les dépendances du prieuré de Grandchamp ; cet étang devient subséquemment le "Marchais de Betton", nom repris ensuite par le village voisin et cité en 1494 sous la forme Marches Bethonis[8].
Confusion possible
Noter qu'un Betton est évêque de Langres en 814, date d'un acte de donation par lequel Louis le Débonnaire donne à ce Betton le château de Tonnerre qu'il déclare être un comté[12].
Notes et références
Notes
- ↑ Roncenay était un village moitié sur la paroisse de Ligny-le-Châtel, moitié sur celle de Vergigny.
Références
- ↑ nominis.
- ↑ Saints pour le 24 février du calendrier ecclésiastique, sur le site forum-orthodoxe.com.
- Dugenne 1996, p. 123.
- Maurice Chaume, Les origines du duché de Bourgogne, vol. 2, t. 1, Dijon, Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon, (lire en ligne), p. 123, 533, Tableau généalogique n°III.
- Medlands, p. Vicomte d'Orléans.
- ↑ Dugenne 1996, p. 123, 1894.
- Lebeuf 1743, vol. 1, p. 210.
- Paul Gache, Histoire de Marchais-Beton, 201… (lire en ligne [PDF]).
- ↑ Charles Clémencet, L'art de vérifier les dates, t. 2, chez Alexandre Jombert jeune, , 924 p. (lire en ligne), p. 593.
- Lebeuf 1743, vol. 1, p. 211.
- Lebeuf 1743, vol. 1, p. 212.
- ↑ Aristide Guilbert, Histoire des villes de France, vol. 3 (lire en ligne), p. 118.
Voir aussi
Bibliographie
- Paulin Blondel, Vie des saints du diocèse de Sens et Auxerre, Mosdier, (lire en ligne), p. 38-39.
- Abbé H. Bouvier, Histoire de l'abbaye de Saint-Pierre-le-Vif de Sens. 1891.
- Paul-Camille Dugenne, Dictionnaire biographique, généalogique et historique de l'Yonne, t. I : A.-C., Société généalogique de l'Yonne, , p. 123.
- Honoré Fisquet, La France pontificale (Gallia Christiana), Métropole de Sens - Sens et Auxerre, Paris, E. Repos, (lire en ligne), p. 268-269.
- Abbé Jean Lebeuf, Mémoire concernant l’histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre, vol. 1, Auxerre, Perriquet, , 886 p. (lire en ligne). Vie de saint Betton : pp. 210-212.

- Michel Sot (sous la direction), Les gestes des évêques d'Auxerre, vol. 3, t. I, Paris, Les Belles Lettres, coll. « Classiques de l’Histoire au Moyen Âge », , 400 p. (ISBN 978-2-25134-053-1), « Betto episcopus Autisiodorensis », p. 200-201.
Articles connexes
Liens externes
- « Saint Betton (915- 918) », sur le site personnel auxerre.historique.free.fr.
- « Saint Betton », sur nominis.cef.fr.
- (en) Charles Cawley, « Central France. Bourges, Gâtinais, Orléans, Sancerre – A. Vicomtes d'Orléans », sur Medieval Lands, Foundation for Medieval Genealogy, 2006-2025, dont la notice (en) Charles Cawley, « Betton », sur Medieval Lands, Foundation for Medieval Genealogy, 2006-2025, ainsi que (en) Charles Cawley, « Betton, bishop of Auxerre », sur Medieval Lands, Foundation for Medieval Genealogy, 2006-2025.
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