Blériot 127
| Blériot 127 | ||
Blériot 127 | ||
| Constructeur | ||
|---|---|---|
| Rôle | Bombardier léger | |
| Statut | Retiré du service. | |
| Premier vol | ||
| Mise en service | ||
| Date de retrait | ||
| Nombre construits | 44 (prototypes compris) | |
| Équipage | ||
| 4 personnes | ||
| Motorisation | ||
| Moteur | Hispano-Suiza 12Hb | |
| Nombre | 2 | |
| Type | Moteur en ligne | |
| Puissance unitaire | 550 ch | |
| Dimensions | ||
| ||
| Envergure | 23,20 m | |
| Longueur | 14,68 m | |
| Hauteur | 3,41 m | |
| Surface alaire | 88,05 m2 | |
| Masses | ||
| À vide | 3 750 kg | |
| Maximale | 4 970 kg | |
| Performances | ||
| Vitesse de croisière | 155 km/h | |
| Vitesse maximale | 200 km/h | |
| Plafond | 6 850 m | |
| Rayon d'action | 1 050 km | |
| Armement | ||
| Interne | 6 mitrailleuses Lewis de calibre 7,7 mm sur affûts doubles dans le nez, et les nacelles moteurs | |
| Externe | 250 kg de bombes | |
Le Blériot 127 est un bombardier léger français des années 1920[1] ayant servi dans l'Armée de l'air. Ce type d'avion était alors désigné M.4, pour quadriplace multirôle, dans la nomenclature militaire française.
Historique
Du Blériot 107M au Blériot 127
En 1922 l'ingénieur français Léon Kirste cherchait à mettre au point un chasseur d'escorte[2] afin de remplacer le biplan Caudron R. 11. À l'époque, Kirste travaillait pour la société de Louis Blériot. Il mit au point le Blériot 107M, un gros bimoteur monoplan destiné aux escadrilles de protection, qui patrouillaient le long de la frontière avec l'Allemagne.
Malgré un vif intérêt pour ce concept d'avions de la part des politiques, le Blériot 107M ne dépassa pas le stade de la planche à dessin.
Kirste repris ses travaux ; deux années après leur début, il fit voler, en , un appareil de la catégorie C.4, un chasseur quadriplace, sous la désignation de Blériot 117M[3]. Doté d'une double dérive et motorisé avec des Lorraine 12Db de 400 ch cet avion ne suscita aucun engouement de la part des militaires français. L'état-major français commanda à Blériot Aéronautique une version modifiée, dite M.4, apte au bombardement et à la reconnaissance aérienne. Ainsi naquit le Blériot 127M.
Le Blériot 127M
Ce nouvel avion est dépourvu de la double dérive. Il dispose d'une soute à bombe. Le train d'atterrissage classique fixe était renforcé. L'armement défensif, composé de six mitrailleuses Lewis de calibre 7,7 mm, était conservé dans la forme du Blériot 117M.
Le nouvel avion vola pour la première fois le [réf. nécessaire]. Il fut commandé à 42 exemplaires de série[réf. nécessaire].
Extérieurement, il se présentait sous la forme d'un monoplan à aile basse bimoteur mû par des Hispano-Suiza 12Hb d'une puissance nominale de 550 ch actionnant chacun une hélice bipale en métal. Le fuselage et les ailes étaient usinés en bois entoilé et en métal. Le pilote prenait place dans un cockpit monoplace à l'air libre.
En service
Le Blériot 127M entra en service en 1929 sous la désignation de Blériot 127/2[2].
Il volait alors de conserve avec les Amiot 122, des monomoteurs remplissant les mêmes missions. Les deux avions participèrent à des manœuvres aériennes en Alsace en novembre et en [réf. souhaitée]. Dès leur entrée en service, les Blériot 127/2 furent mal aimés des navigants qui déploraient leurs défauts de pilotage.
En septembre 1930, le capitaine François prit la tête d'un groupe de cinq avions qui rejoignirent Bucarest pour participer à un meeting aérien[réf. nécessaire]. Blériot espérait ainsi vendre l'appareil aux pilotes roumains.
En 1931, douze avions[réf. nécessaire] furent livrés au standard Blériot 127/3 : celui d'un bombardier de nuit. Ces avions volèrent quasiment en plein jour, l'Armée de l'air craignant pour la sécurité des équipages dans cet avion particulièrement instable.
Les derniers Blériot 127/2 étaient des 127/4 au train d'atterrissage encore renforcé[réf. nécessaire], dont le patin de queue laissait la place à une roulette orientable.
Le Blériot 127 fut retiré du service à la fin de l'année 1934 après trois accidents[réf. nécessaire], dont un mortel pour tout l'équipage[réf. nécessaire].
Unités
France
- Armée de l'air
- 9e régiment de bombardement. Pour essais du 127/3 seulement [réf. nécessaire].
- 11e régiment de bombardement[réf. nécessaire].
- Armée de l'air
Aspects techniques
Versions
- Blériot 107M : chasseur d'escorte, jamais construit.
- Blériot 117M : chasseur d'escorte, un prototype seulement.
- Blériot 127M : bombardier léger, un prototype seulement.
- Blériot 127/1 : désignation militaire du Blériot 127M[4].
- Blériot 127/2 : désignation militaire de la première version de série[5], 25 exemplaires construits.
- Blériot 127/3 : désignation militaire d'une version nocturne, douze exemplaires construits.
- Blériot 127/4 : désignation militaire d'une version modifié du 127/2, cinq exemplaires construits.
Dérivés
Le , les ingénieurs de Blériot Aéronautique firent voler un dérivé fortement modifié construit en métal sous la désignation de Blériot 137M. Cet avion demeura sans suite, l'état-major français ne commandant aucun exemplaire.
Notes et références
Articles connexes
Références
- ↑ Le grand atlas de l'aviation, Évreux, Editions Atlas, , 431 p. (ISBN 2-7312-1468-6)
- Encyclopédie "Toute l'aviation", Éditions Atlas,
- ↑ « Bleriot 127 - bomber, reconnaissance », sur www.aviastar.org (consulté le )
- ↑ « Blériot Bl-127/2 », sur aviafrance
- ↑ « Blériot Bl-127/3 », sur aviafrance
Bibliographie
- Le Fana de l'aviation, numéro 393.
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