Bloc national (Syrie)

Bloc national
Histoire
Fondation
Dissolution
Successeurs
Cadre
Type
Siège
Pays
Organisation
Fondateur
Idéologie

Le Bloc national (arabe : الكتلة الوطنية ; Al-Kutlah Al-Wataniyah) était un parti politique syrien qui s'est illustré dans la lutte pour l'indépendance lors du mandat français dans le pays.

Le parti est fondé à Beyrouth de façon informelle en [1], par Ibrahim Hanano, Farès al-Khoury, Hachem al-Atassi, Jamîl Mardam Bey et Saadallah al-Jabiri[2]. Ce n'est pas un parti structuré mais plutôt une coalition de partis hostiles à la présence française en Syrie. Le Bloc était dirigé par de grands notables conservateurs, des propriétaires terriens, de grands commerçants, des avocats etc. Cette coalition regroupait les cinquante familles les plus riches et les plus puissantes de Syrie. Tous passent par eux, le clientélisme fait de leurs administrés des obligés qui forment l'électorat du Bloc national.

L'engagement politique de ces notables est dans la droite ligne de leurs actions politiques menées dans leur jeunesse contre l'Empire ottoman. Le Bloc national n'avait pas d'idéologie précise, ni de programme social et économique puisqu'il n'est pas question pour eux de remettre en cause leurs privilèges. Néanmoins, l'objectif moteur du mouvement était de rendre son indépendance à la Syrie par des actions diplomatiques et non-violente.

A l'issue des élections du , le Bloc national est majoritaire au sein de la nouvelle Assemblée constituante[3]. Au début des années 1930, le Bloc national domine la scène politique, notamment dans les grandes villes de Syrie[4].

Signature du traité franco-syrien à Paris avec Léon Blum.

Après les obsèques du leader Ibrahim Hanano, se déroule la grève générale de 1936. Début 1936, quatre membres du parti avaient participé aux négociations à Paris pour le traité d'indépendance signé le [5]. Le parti fonde la même année le groupe de jeunesse nationaliste « Chemises d'Acier »[1].

La Bloc national remporte les élections de et porte alors Quwwatli comme premier président de la Syrie indépendante[6]. Le parti a été dissout en 1946 par la scission de la bourgeoisie nationale syrienne entre le Parti du Peuple, d'Alep, et le Parti national, de Damas[7].

Bibliographie

  • Pierre Guingamp, Hafez El Assad et le parti Baath en Syrie, édition L'Harmattan, 1996, (ISBN 2-7384-4678-7)

Notes et références

  1. Leyla Dakhli, Une génération d'intellectuels arabes: Syrie et Liban, 1908-1940, KARTHALA Editions, (ISBN 978-2-8111-0015-5, lire en ligne)
  2. Hommes et destins: dictionnaire biographique d'outre-mer, Académie des sciences d'outre-mer, (lire en ligne)
  3. Daniel Charentais et Yara El Khoury, « Syrie », sur www.lesclesdumoyenorient.com, (consulté le )
  4. Vahé Tachjian, La France en Cilicie et en Haute-Mésopotamie (1919-1933), KARTHALA Editions, (ISBN 978-2-8111-3769-4, lire en ligne)
  5. Charles Rizk, Entre l'Islam et l'arabisme: Les Arabes jusqu'en 1945, Editions Albin Michel, (ISBN 978-2-226-38336-5, lire en ligne)
  6. Henry Laurens, Les crises d'Orient tome 2: La naissance du Moyen-Orient 1914-1949, Fayard, (ISBN 978-2-213-70779-2, lire en ligne)
  7. Anna Bozzo et Pierre-Jean Luizard, Vers un nouveau Moyen-Orient?, (ISBN 9788897524700)
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