Farès al-Khoury

Farès al-Khoury
Farès al-Khoury
Fonctions
Premier ministre, Président du parlement
Biographie
Naissance
Décès
(à 84 ans)
Damas
Nom dans la langue maternelle
فارس الخوري
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Asmaa Eid Al-Khoury (d)
Parentèle
Colette Khoury (petite-fille)
Autres informations
Religion
chrétien orthodoxe
Parti politique
Membre de
Maître
Najeeb Mitry Saleeby (en)

Farès al-Khoury (en arabe : فارس الخوري), né le et mort le , est un avocat, homme politique chrétien orthodoxe grec[1] syrien, premier ministre, membre et président du parlement à plusieurs reprises.

Biographie

Il a étudié à l'université américaine de Beyrouth puis à l'université de Paris la Sorbonne comme bon nombre d’élites politiques syriennes à l'époque[2].

Il est député chrétien (de confession protestante) de Damas au Parlement ottoman en 1908.

À la formation de l'éphémère royaume de Syrie en 1920 avec Fayçal ben Hussein comme roi proclamé par le congrès syrien, il devient ministre des Finances, puis ministre de l'Enseignement en 1926 (mai à juin) dans le premier gouvernement de Ahmed Nami Bey. Mais des divergences de vue ne tardèrent pas à se manifester et le gouvernement fut dissous le . Un arrêté fut pris le suivant pour interner Farès al-Khoury avec d'autres de ses collègues[3].

Il est élu député à l'Assemblée constituante syrienne en 1928, et au Parlement syrien en 1932, puis réélu en 1936. Il devient président du parlement (jusqu'en 1939), et à nouveau président du parlement (de 1943 à 1944).

Dans la continuité, il est nommé Premier ministre de novembre 1944 à septembre 1945, président du parlement et désigné à l'Organisation des Nations unies à la tête de la délégation syrienne pour la ligue arabe[4] jusqu'au coup d'État de Hosni Zaïm en 1949, puis à nouveau Premier ministre du au ? Ceci jusqu'à ce que son gouvernement, hostile à l'union avec l'Égypte (République arabe unie), soit renversé par le parlement.

Franc-maçonnerie

Il est initié en franc-maçonnerie le au sein de la loge « Light of Damascus » à l'Orient de Damas sous juridiction de la Grande Loge d'Écosse. Il obtient le grade de maitre en [5].

Il est affilié le à la loge « Syrie » à Damas sous juridiction du Grand Orient de France[6].

Références

  1. ↑ Œuvre d'Orient (France) Auteur du texte, « Oeuvre d'Orient », sur Gallica, (consulté le ), p. 52
  2. ↑ Feuerstoss Isabelle (ref 11), « Quelques éclairages sur les relations franco-syriennes », Les Cahiers de l'Orient,‎ , p. 95-108 (DOI 10.3917/lcdlo.116.0095., lire en ligne)
  3. ↑ « Les Cahiers des droits de l’homme 15 octobre 1927 », sur RetroNews - Le site de presse de la BnF (consulté le )
  4. ↑ « L'Aurore : organe de la résistance républicaine », sur Gallica, (consulté le ), p. 2
  5. ↑ Thierry Millet, Le tablier et le tarbouche: francs-maçons et nationalisme en Syrie mandataire, Classiques Garnier, (ISBN 978-2-8124-2563-9, lire en ligne)
  6. ↑ Fmeditree, Français : Loge SYRIE 17043 avis d'initiation reçu par le GODF le 1/12/1923 sous le numéro d'ordre 45432, (lire en ligne)

Liens externes

  • icône décorative Portail de la Syrie
  • icône décorative Portail de la politique