Bonne frontière

La « Bonne frontière » ou « bonne clôture » (en hébreu : הגדר הטובה HaGader HaTova) est une politique israélienne de contrôle de sa frontière avec le Liban[1]. Elle commence en 1976, quand Israël noue des alliances avec les populations chrétiennes et leurs milices au Liban du sud[2]. La politique se poursuit avec l'invasion israélienne du Sud-Liban en 1978, à partir de laquelle le Sud-Liban passe sous le contrôle de ses forces supplétives, l'armée du Liban sud, sous le nom d'État du Liban libre (1978-1984). Après l'effondrement de ce dernier, elle est ensuite gérée par l'« administration de la ceinture de sécurité du Sud-Liban ». Elle ne s'achève qu'avec le retrait complet des forces israéliennes du Liban en 2000.
Contexte
La « Bonne frontière » est à replacer dans le double contexte du conflit israélo-palestinien et de la guerre civile libanaise.
Depuis la guerre israélo-arabe de 1948, de nombreux Palestiniens expulsés ou exilés trouvent refuge dans des camps de réfugiés, notamment au Liban. Au sud du pays, la frontière entre Israël et le Liban reste calme au point que les agriculteurs de la ville israélienne de Metoula cultivent leurs terres dans la vallée de l'Ayoun, à l'intérieur du Liban[réf. nécessaire].
À la suite de la guerre de Six Jours en 1967 et l'occupation de la bande de Gaza et de la Cisjordanie par Israël, de nouveaux Palestiniens viennent augmenter la population des camps. Les combattants palestiniens, en particulier ceux de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), mènent alors leurs opérations depuis les camps de réfugiés situés dans les pays voisins. En 1970, après leur expulsion de Jordanie pendant Septembre noir, ceux-ci viennent s'installer au Liban.
Histoire
Le début de la « Bonne frontière » coïncide avec le début de la guerre civile au Liban en 1976 et le soutien israélien aux milices à prédominance maronite du sud du Liban dans leur combat contre l'OLP[2]. À partir de 1977, Israël permet aux Maronites et à leurs alliés de trouver un emploi en Israël et fournit une aide à l'exportation de leurs marchandises par la ville portuaire israélienne de Haïfa. Le principal point de passage des marchandises et des travailleurs était la porte de Fatima, près de Metoula. Cela a apporté une stabilité économique essentielle à l'administration de l'État du Liban libre et, plus tard, à l'administration de la « ceinture de sécurité du Sud-Liban ».
Selon Israël, avant son retrait militaire du Liban en 2000, environ un tiers des patients ophtalmologiques de l'hôpital de Galilée occidentale étaient des Libanais qui traversaient la frontière par la « Bonne frontière » et recevaient un traitement gratuit[3].
La « Bonne frontière » a cessé d'exister avec le retrait d'Israël du Sud-Liban en 2000 et la fin l'administration de la « ceinture de sécurité du Sud-Liban » et de la milice de l'Armée du Liban Sud.
Références
- ↑ (en) « Israel : The Good Fence Policy », TIME, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- Samir Kassir, « Une aussi « bonne frontière » », sur Le Monde diplomatique, (consulté le )
- ↑ admin, « Doctor at Western Galilee Hospital recalls war's hectic days - j. the Jewish news weekly of Northern California »
Source
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Good Fence » (voir la liste des auteurs).
Voir aussi
Articles connexes
Liens connexes
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