Brice Randrianasolo
| Brice Randrianasolo | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre des Mines et des ressources stratégiques | |
| – (3 jours) |
|
| Président | Andry Rajoelina |
| Premier ministre | Christian Ntsay |
| Gouvernement | Gouvernement Ntsay III |
| Prédécesseur | Fidiniavo Ravokatra |
| Successeur | Herindrainy Olivier Rakotomalala |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Randrianasolo Brice Elisa |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Mahajanga (Madagascar) |
| Nationalité | Malgache |
| Profession | Docteur Ingénieur géologue, Enseignant, Consultant |
| Religion | Catholicisme |
Brice Randrianasolo, né le à Mahajanga, est un Docteur ingénieur géologue, enseignant et homme politique malgache. Il a brièvement occupé le poste de ministre des Mines et des ressources stratégiques en avant de démissionner à la suite de controverses le concernant.
Biographie
Formation et carrière académique
Brice Randrianasolo commence ses études supérieures en à l'École supérieure polytechnique d'Antananarivo (ESPA), où il obtient un diplôme d'ingénieur en géologie et sciences de la terre en .
Il commence sa carrière professionnelle en cumulant un poste d'enseignant vacataire à l'ESPA et un poste de responsable de la communication et de la gestion des données cadastrales au sein du Bureau du Cadastre Minier de Madagascar (BCMM), qu'il occupe pendant trois ans.
En 2003, il reprend ses études en France à l'université de Joseph-Fourier de Grenoble, où il obtient un master en cartographie géologique et analyse d'image satellite. Il poursuit immédiatement avec un doctorat en SIG-géomatique appliqué au secteur minier et à la géologie, qu'il achève en . Dans le cadre de sa thèse, il travaille comme attaché temporaire d'enseignement et de recherche (ATER) à l'université de Savoie à Chambéry .
N'ayant pas pu retourner à Madagascar en raison de la crise politique, il reste en France et occupe un poste d'ATER pour une année supplémentaire, cette fois à l'université Paris 8.
et il a acquis la qualification aux concours de Maitre de Conférence en France en 2010[1].
Carrière professionnelle
En , il se lance comme consultant expert minier indépendant en France. Il réalise des expertises pour des entreprises intéressées par le potentiel minier de Madagascar, notamment pour le groupe Lafarge, pour lequel il travaille sur l'acquisition et la consolidation des données géologiques des carrières de cimenteries dans le monde, et pour le cabinet ZEPH conseil, pour lequel il effectue des analyses cartographiques des zones aurifères du sud de Madagascar.
En , il prône une exploitation des gisements d'uranium d'Amboasary-Atsimo afin de subvenir aux besoins en électricité de l'île, et dénonce par la même occasion, l'abondance d'informations concernant les ressources minières malgaches des étrangers par rapport aux malgaches[2].
En , après une transition politique à Madagascar, il décide de retourner dans son pays. De à , il s'engage bénévolement au sein de plusieurs structures, dont l'association Tantarako, Laulanié Green University, la coopérative Masao, ainsi que dans cinq diocèses catholiques malgaches pour partager aux citoyens le potentiel minier de la Grande Ile.
Parcours politique et démission
Le , Brice Randrianasolo est nommé ministre des Mines et des ressources stratégiques dans le gouvernement de transition. Il annonce son soutien au programme national Faneva-Lovainjafy, un fonds destiné à promouvoir un développement durable vert et autonome.
Cependant, face à de multiples accusations publiques concernant son passé, il est contraint de démissionner dès le , après s'être absenté du conseil des ministres la veille[3]
Après la politique
En , il devient secrétaire général du centre de formation professionnelle MESSA, géré par l'Ordre des Pères Carmes de Madagascar et de l'Océan Indien, à Arivonimamo. Il quitte ce poste en octobre de la même année.
Depuis , il travaille comme consultant indépendant en développement et formation dans sa ville natale de Mahajanga.
Controverses
Brice Randrianasolo a fait l'objet de plusieurs accusations publiques, notamment une affaire d'escroquerie présumée datant de 2018.
Affaire de la diaspora malgache (2018)
En 2018, des membres de la diaspora malgache en France portent plainte à Madagascar contre Brice Randrianasolo pour escroquerie, l'accusant d'avoir soustrait près de 250 000 euros à ses compatriotes[4]. Les plaignants n'ayant fourni aucune preuve, Il a été relaxé par le tribunal.
Notes et références
- ↑ « Document sans titre » [archive du ], sur www.galaxie.enseignementsup-recherche.gouv.fr (consulté le )
- ↑ Julian Rakotoarivelo, « Amboasary-Sud : « Des indices d’uranium identifiés », explique Brice Randrianasolo, Docteur en géologie - », sur Midi Madagasikara, (consulté le )
- ↑ « Madagascar : démission du ministre des Mines et des ressources stratégiques », sur www.aa.com.tr (consulté le )
- ↑ « Brice Randrianasolo : Un escroc notoire devenu ministre », sur La Gazette de la Grande Ile, (consulté le )
Voir aussi
Articles connexes
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