Céphalée médicamenteuse
| Causes | Consommation fréquente de triptans, opioïdes, barbituriques, AINS ou paracétamol[1],[2] |
|---|---|
| Durée | plus de 3 mois[2] |
| Complications | Effets secondaires des médicaments[1] |
| Diagnostic | Sur la base des symptômes après avoir exclu d'autres causes potentielles[1] |
|---|---|
| Différentiel | Migraines, céphalées de tension, céphalées en grappe, hémicranie[3] |
| Traitement | Arrêter les médicaments utilisés de manière excessive, commencer un traitement préventif, conseils[1] |
| Médicament | Topiramate, acide valproïque, antagonistes des récepteurs CGRP[1] |
| Spécialité | Neurologie |
| Fréquence | 1 à 2 % des adultes (50 à 100 millions)[1] |
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| CIM-10 | G44.4 |
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Mise en garde médicale
La céphalée médicamenteuse, céphalée par mésusage médicamenteux, céphalée par abus médicamenteux, ou maux de tête liés à la surconsommation de médicaments, également connus sous le nom de céphalées de rebond, sont des maux de tête qui se manifestent à la suite de la prise fréquente de médicaments contre la douleur[2]. La douleur peut affecter toute la tête[1]. Elle se manifeste sur une période de plusieurs mois à plusieurs années[2]. On peut connaitre d'autres problèmes de santé tels que l'anxiété ou la dépression[1]. Comme complications, on peut observer des effets secondaires liés aux médicaments[1].
Elle se manifeste généralement chez les personnes souffrant de migraines ou de céphalées de tension suite à la surconsommation de médicaments contre les maux de tête aigus[1]. Les médicaments les plus fréquemment liés à ce phénomène sont les triptans, les opioïdes et les barbituriques ; toutefois, cela peut également s'observer avec les AINS ou le paracétamol (acétaminophène)[1],[2]. Le tabagisme est un autre facteur de risque[1]. Les personnes atteintes souffrent au moins 15 jours de maux de tête par mois[1]. Le diagnostic prend en compte les symptômes après élimination d'autres causes potentielles[1].
Le traitement consiste à réduire ou à arrêter la surconsommation de médicaments, ainsi qu'à commencer un traitement préventif[1]. Comme médicaments préventifs, nous avons le topiramate, l’acide valproïque ou les antagonistes des récepteurs du CGRP[1]. Un accompagnement psychologique peut également être utile[1]. Grâce au traitement, la majorité des personnes voient leur état s'améliorer[1].
Les maux de tête liés à la surconsommation de médicaments touchent environ 1 à 2 % des adultes (50 à 100 millions de personnes)[1]. Les femmes sont plus atteintes que les hommes[1]. Cette maladie peut représenter jusqu'à 70 % des cas de maux de tête chroniques quotidiennes (CCQ)[2].
Ce symptôme a été décrit pour la première fois en 1951[1].
Notes et références
- (en) S Ashina, GM Terwindt, TJ Steiner et MJ Lee, « Medication overuse headache », Nature reviews. Disease primers, vol. 9, no 1, , p. 5. (PMID 36732518, DOI 10.1038/s41572-022-00415-0)
- (en) Benjamin R Wakerley, « Medication-overuse headache », Practical Neurology, vol. 19, no 5, , p. 399–403. (PMID 31273078, DOI 10.1136/practneurol-2018-002048)
- ↑ (en) Joseph R. Yancey, Richard Sheridan et Kelly G. Koren, « Chronic Daily Headache: Diagnosis and Management », American Family Physician, vol. 89, no 8, , p. 642–648. (lire en ligne [archive du ], consulté le ) « https://web.archive.org/web/20230325003946/https://www.aafp.org/pubs/afp/issues/2014/0415/p642.html »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?),
Liens externes
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