Camille de Roquefeuil
| Camille de Roquefeuil Marquis de Roquefeuil | ||
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| Naissance | Cahuzac-sur-Vère, Tarn |
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| Décès | (à 50 ans) Saint-Paul, île Bourbon (La Réunion) |
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| Arme | Marine nationale | |
| Grade | Lieutenant de vaisseau Capitaine au long cours |
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| Conflits | Guerres napoléoniennes (océan Indien) Expédition du Bordelais (1816–1819) |
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| Distinctions | Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de Saint-Louis |
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| Autres fonctions | Navigateur, explorateur, auteur | |
| Famille | Famille de Roquefeuil Blanquefort | |
Camille Joseph de Roquefeuil, marquis de Cahuzac (Cahuzac-sur-Vère, 28 janvier 1781 – Saint-Paul, 6 novembre 1831) est un officier de marine, navigateur et explorateur français.
Lieutenant de vaisseau de la Marine impériale puis royale, il est principalement connu pour avoir commandé l'expédition du Bordelais (1816–1819), troisième circumnavigation réussie par des Français et première à vocation purement commerciale sous la Restauration. Il en publie le récit en 1823, ouvrage de référence pour la connaissance du Pacifique Nord au début du XIXe siècle, traduit en anglais, en allemand et en espagnol[1].
Biographie
Origines et famille

Camille appartient à la branche cadette de l'ancienne famille des Roquefeuil-Blanquefort. Il est le fils aîné d’Augustin Joseph, marquis de Roquefeuil (1749–1824), et de Marie Rose Catherine de Verdun (1754–1785). Son père, colonel de dragons et chevalier de Saint Louis, émigre en 1792. Sa mère meurt à 31 ans alors que Camille n'a que quatre ans[2].
Carrière militaire
Premières navigations dans le commerce (1797–1802)
Attiré très tôt par la mer, Camille de Roquefeuil commence sa carrière maritime dans le commerce, effectuant des traversées dans l'océan Indien et séjournant à l'île de France (actuelle île Maurice). Il s'engage dans la marine de guerre impériale en 1801 et est officiellement intégré comme officier en 1802[3].
La campagne de l'océan Indien (1808–1810)
À partir de 1808, la France déploie dans l'océan Indien un escadron de frégates modernes sous le commandement du contre-amiral Hamelin, chargé de frapper les convois commerciaux britanniques reliant la Grande-Bretagne à l'Inde et à l'Extrême-Orient. Cet escadron opère depuis les bases françaises de l'île de France et de l'île Bonaparte (actuelle La Réunion)[4].
Camille de Roquefeuil embarque comme officier à bord de la Vénus, vaisseau amiral de Hamelin, frégate de classe Junon de 44 canons, lancée en 1808 à Cherbourg, qui sert de tête d'escadre aux frégates Manche et à la corvette Créole[4].
Opérations de course dans le golfe du Bengale (1809)
En 1809, Hamelin déploie son escadron dans le golfe du Bengale. Roquefeuil, à bord de la Vénus, participe à une campagne de course particulièrement fructueuse : le 26 juillet, la Vénus capture l’Orient au large des îles Nicobar. Le 10 octobre, l'escadron attaque et détruit le comptoir britannique de la Compagnie des Indes à Tappanooly (Sumatra). Le 18 novembre 1809, Hamelin intercepte et capture trois grands navires de la Compagnie des Indes — le Windham, le Charlton et l'United Kingdom — ce qui constitue l'un des épisodes les plus retentissants pour la France dans cet océan. Au retour, un cyclone dévaste l'escadron: la Vénus échappe au naufrage grâce à l'aide des prisonniers anglais présents à bord[5].
Le combat contre le HMS Ceylon et fin de la campagne (1810)
Dans la nuit du 17 au 18 septembre 1810, la Vénus prend en chasse la frégate britannique HMS Ceylon (32 canons) qui cherchait à rejoindre l'escadre du commodore Josias Rowley à l'île Bourbon. Après un duel d'artillerie nocturne acharné au cours duquel les deux frégates s'infligent de lourdes avaries, la Vénus contraint le Ceylon à se rendre[6]. C'est au cours de ce combat que Camille de Roquefeuil perd un doigt[7]. Le lendemain matin, l'escadre britannique du commodore Rowley surgit, recapture le Ceylon et s'empare de la Vénus en forçant Hamelin à capituler[6]. Ce combat est immortalisé par le peintre Pierre-Julien Gilbert dans deux œuvres conservées aux collections du Louvre et au château de Versailles[8].
À l'issue de cette campagne, Roquefeuil est décoré de la Légion d'honneur et obtient le grade de lieutenant de vaisseau[7]. De retour en France en 1810, ses perspectives de carrière dans la marine de guerre se trouvent réduites par le retour progressif de la paix, ce qui l'amène à envisager une nouvelle voie.
L'expédition du Bordelais (1816–1819)

Contexte commercial et genèse du projet
Au lendemain des guerres de la Révolution et de l'Empire, qui ont presque complètement interrompu la navigation marchande, les armateurs bordelais s'efforcent de rouvrir de nouvelles voies commerciales, notamment vers l'Extrême-Orient[1]. La France, soumise à des indemnités de guerre, voit ses réserves monétaires s'épuiser. C'est dans ce contexte que l'armateur Jean-Étienne Balguerie junior (1756–1831), alors président de la chambre de commerce de Bordeaux, propose à Roquefeuil « une opération de troc de grande envergure »[7] consistant à acquérir sur la côte américaine des « objets recherchés à la Chine, et dont le produit devait être converti en marchandises de ce pays qui se consomment en France, et dont nos marchés auraient pu ainsi s'alimenter sans extraction d'espèces et par l'utile emploi des produits de notre sol et de l'industrie française »[1].
Balguerie avait lui-même, dans sa jeunesse, conduit un navire jusqu'en Chine par le cap de Bonne-Espérance, revenant à Bordeaux en 1785 après vingt-huit mois de navigation chargé de produits exotiques. En 1793, devenu armateur, il avait pratiqué la course avec le Bordelais et d'autres navires[3]. Le projet prévoit d'échanger des marchandises françaises contre des fourrures de loutres de mer sur la côte nord-ouest de l'Amérique, de charger du bois de santal, des perles et des ailerons de requins à Hawaï, pour tout vendre à Canton — y acheter en retour thé, sucre, cannelle et vermillon à revendre avec profit en France[9].
Pour conduire cette expédition, Roquefeuil obtient un congé administratif de son ministre, le vicomte du Bouchage, le voyage étant officiellement conçu « dans un but d'intérêt général », bien que financé sur des fonds entièrement privés[7].
Préparation et équipage
Le Bordelais est un petit trois-mâts de 200 à 210 tonneaux, armé de 8 canons dont 6 caronades, dont la coque est doublée de plaques de cuivre contre les tarets — un défaut de fixation de ces plaques constituant une préoccupation constante tout au long du voyage. Le navire est équipé d'un chronomètre Breguet, instrument d'une modernité exceptionnelle dont n'avaient pas bénéficié les expéditions précédentes, destiné à déterminer avec une plus grande précision la longitude. L'équipage comprend 34 hommes dont trois officiers — Foucault et Briole (seconds) et Salis —, le chirurgien breton Yves-Thomas-René Vimont (1793–1821), l’interprète Eyssautier et Siepky, un marin étranger[7].
Avant d'appareiller, Roquefeuil a rassemblé une documentation abondante : les travaux d'Humboldt, d'Frézier, de Cook, de Vancouver, et le récit récent (1815) du commodore américain Porter[3].
Déroulement du voyage
Départ et Atlantique sud (octobre 1816 – janvier 1817)
Le Bordelais quitte Bordeaux le 14 octobre 1816. Dès la sortie de l'estuaire, il fait une fausse manœuvre au Verdon et perd une ancre, mais Roquefeuil choisit de poursuivre pour éviter les intempéries automnales[3]. Après un mois de navigation, il vérifie le bon fonctionnement du chronomètre avant de passer les Malouines. Le 1er janvier 1817, il passe au large de ces îles, estimant que l'Espagne est « à la veille d'être exclue de l'Amérique méridionale ». Il franchit le cap Horn fin janvier 1817, dans des conditions que son Journal décrit comme une mer qui « s'élevait comme des montagnes » et une eau « brasillante »[3],[10].
Côtes du Chili et du Pérou (février – mai 1817)
Le Bordelais arrive à Valparaíso en 117 jours de traversée, en février 1817. La ville est en plein troubles de la guerre d'indépendance du Chili et Roquefeuil doit quitter précipitamment son mouillage[7]. Il consigne dans son Journal les caractéristiques commerciales du marché chilien et l'état politique du pays.
Le Bordelais passe ensuite à Callao, port de Lima, où il séjourne deux mois. Roquefeuil est reçu avec bienveillance par le vice-roi, dont la protection lui permet d'écouler une partie de sa cargaison. À Lima, il visite l'arsenal, le dépôt hydrographique, l'hôtel de la Monnaie et la douane[3]. Il décrit dans son Journal « l'état politique de cette partie de l'Amérique » et « l'esprit d'indépendance qui commençait alors à s'y manifester, et qui a éclaté depuis »[10]. Il explore également les îles Galápagos lors de son passage.
Californie et première descente sur la côte nord-ouest (juin – décembre 1817)
Le Bordelais quitte Callao le 30 mai 1817 pour la Californie. Le 5 août 1817, Roquefeuil entre dans la baie de San Francisco, alors sous domination espagnole, et relâche au presidio de San Francisco. Il est le premier navigateur français à entrer dans cette baie au XIXe siècle, et son Journal constitue la première description de la Californie publiée en français dans ce siècle[11]. Les pères des missions californiennes approvisionnent le navire en vivres et accueillent les malades à bord dans leur hôpital[10].
De Californie, le Bordelais remonte vers la baie de Nootka, où Roquefeuil est bien accueilli par Macouina, chef de ces contrées déjà connues par Cook et Vancouver. La saison trop avancée et le marché des fourrures épuisé par les négociants anglophones le contraignent à attendre. Il passe plusieurs semaines sur les côtes canadiennes, notamment à Nitinat (île de Vancouver) et aux îles de la Reine-Charlotte, consignant des observations sur les peuples autochtones de cette région, « jusqu'alors connus seulement par les récits des voyageurs anglo-saxons »[1]. Dans son Journal, il décrit les kayouques (bateaux couverts de peaux de lion marin) des chasseurs autochtones remontant par formations de 30 à 50 embarcations : « une fois en dedans, ils étaient maîtres de cette Méditerranée, où les Espagnols n'avaient pas alors une seule pirogue »[10].
Revenu à San Francisco en octobre 1817, Roquefeuil décide d'aller hiverner aux Marquises faute de fourrures disponibles.
Hivernage aux Marquises (décembre 1817 – février 1818)
Le Bordelais hiverne aux Marquises, principalement aux îles de Hiva Oa et de Nuku Hiva (décembre 1817 – février 1818), laissant son nom au canal du Bordelais entre Hiva Oa et Tahuata[12]. Cette relâche de deux mois permet à Roquefeuil de rassembler des observations sur la navigation de l'archipel, les mœurs des habitants et les productions du pays[10].
Il fait charger une cargaison de plus de vingt tonnes de bois de santal, principal produit des îles et très recherché en Chine, obtenu en échange de fusils et de poudre[12]. Il note que le meilleur santal de l'archipel provient de Nuku Hiva, dont un navigateur américain, le capitaine Rogers, avait découvert la richesse vers 1810 en percevant l'odeur du bois jeté par des indigènes dans un feu. Roquefeuil consigne également sa rencontre avec l'île que l'on nommera Fatu-Hiva, qu'il désigne sous le nom «Hatauheva», constituant l'une des premières descriptions modernes de cette île[10].
Retour sur la côte nord-ouest : le drame du 18 juin 1818
En avril 1818, le Bordelais retourne sur la côte nord-ouest et relâche à Nouvelle-Archangel (Sitka), chef-lieu des établissements russes en Amérique. Roquefeuil y conclut une convention avec le gouverneur général russe, le capitaine Hagemeister pour aller chasser les loutres. Ce dernier fournit soixante chasseurs Koniagas originaires de l'île Kodiak, et Roquefeuil s'engage à le dédommager à hauteur de 200 piastres pour chaque chasseur tué au cours de l'expédition[13].
Le 18 juin 1818, dans l'archipel du Prince de Galles, survient le drame le plus grave de l'expédition : 21 chasseurs Koniagas employés par les Français sont attaqués et massacrés par des Indiens Tlingits alors qu'ils campent sur le rivage. Quatre marins français qui leur portent secours sont blessés. Roquefeuil lui-même échappe de justesse à l'attaque[13]. Ce drame entraîne des conséquences financières lourdes, l'expédition devant verser une indemnisation conséquente aux familles des victimes.
Le Bordelais revient à Nootka espérant y trouver les fourrures promises par Macouina — il est déçu dans cette attente — puis se dirige vers San Francisco pour se réapprovisionner en grain avant de rejoindre Sitka en janvier 1819.
Hawaï, Chine et retour (janvier – novembre 1819)
Le Bordelais relâche à Honolulu aux îles Sandwich (archipel d'Hawaï), où Roquefeuil obtient du bois de santal en échange de fusils. Il rend visite au roi Kaméhaméha Ier dans les dernières semaines de son règne (le roi décède en mai 1819). Le Journal consacre aux îles Sandwich les pages 339 à 361 du tome II, avec des observations inédites sur l'état politique de l'archipel à cette époque[13].
Arrivé à Macao et Canton en mars 1819, le Bordelais tente de vendre ses peaux de loutres, mais leur cours a fortement baissé en raison de la concurrence britannique et américaine. L'expédition est un échec commercial : l'armateur Balguerie junior perd de ce chef près de 200 000 francs[14]. Avec les fonds obtenus, Roquefeuil achète cependant du thé, du sucre, de la cannelle et du vermillon pour le retour[13].
Passant par l'île de France (Maurice) et l'île Bourbon (La Réunion), puis par le cap de Bonne-Espérance, le Bordelais rejoint Bordeaux le 21 novembre 1819. L'expédition a duré trois ans et un mois.
Bilan de l'expédition
Sur le plan commercial, l'expédition est un échec : le marché des fourrures sur la côte nord-ouest de l'Amérique est déjà monopolisé par les Britanniques et les Américains, dans un contexte de déclin irréversible dont Cook avait été le révélateur lors de son troisième voyage, et qui avait déjà condamné l'expédition du Solide d'Étienne Marchand (1790–1792)[7].
Sur le plan scientifique et nautique en revanche, le Journal de Roquefeuil constitue un apport durable. Henri Sée, qui publie en 1926 le premier article académique consacré à cette circumnavigation, souligne « la précision dans la description du Nord-Ouest de l'Amérique, jusqu'alors connu seulement par les récits des voyageurs anglo-saxons »[1]. Le chirurgien Vimont a tenu un journal parallèle, jugé « fort instructif aussi, plus précis même sur bien des points, mais moins spontané » que celui de Roquefeuil[1]. Du point de vue nautique, l'expédition préfigure les grandes circumnavigations scientifiques de Freycinet et de Duperrey. Malgré ses apports, l'exploration de Roquefeuil est longtemps restée méconnue, éclipsée par les expéditions ultérieures de Dumont d'Urville[3].
Fin de carrière
Roquefeuil est accueilli en héros à Bordeaux à son retour et décoré de l'ordre royal de Saint-Louis. Malgré ses demandes répétées, il n'obtient pas sa réintégration dans la marine de guerre. Plutôt que d'accepter le commandement du port de Bordeaux — poste qu'il juge en deçà de ses services —, il renonce définitivement à la Royale[3]. Il exerce pendant un temps la fonction de directeur militaire du port de Bordeaux, avant d'être nommé capitaine au long cours en 1822. Il commande alors le navire l'Entreprenant dans la marine marchande, ce qui lui permet de naviguer de nouveau vers l'océan Indien, l'île de France (Maurice) et l'île Bourbon (La Réunion), où il finit sa carrière comme capitaine du port de Saint-Paul[15].
Vie privée et mort
Camille de Roquefeuil se marie en octobre 1825 avec Émilie Lavergne-Dennemont, fille d'un colon de Saint-Paul à Bourbon. Un fils, Gustave-Philibert, naît en 1827 ; il deviendra capitaine d'infanterie[16]. Camille de Roquefeuil meurt le 6 novembre 1831, à 50 ans, de dysenterie, sans être jamais rentré en métropole[16].
Publications
Le Journal d'un voyage autour du monde (1823)
Roquefeuil publie en 1823, en deux volumes, le récit de son voyage, précédé d'une introduction de l'éditeur d'une cinquantaine de pages. L'ouvrage est publié à l'initiative d'un frère de l'auteur, au moment où Camille s'apprête à reprendre la mer pour l'océan Indien[3]. L'édition originale (Paris, Ponthieu, Lesage, Gide fils, 1823) est ornée de deux grandes cartes gravées sur cuivre dépliantes : une Mappe-Monde pour servir au Voyage autour du Monde (signée Chassant) et une Carte de la côte Nord-Ouest d'Amérique pour servir au Voyage autour du Monde. Une liste des navigateurs ayant fait le tour du monde depuis Magellan figure dans le premier tome. Le récit est traduit en anglais dès 1823 (Londres, R. Phillips), ainsi qu'en allemand et en espagnol, et connaît un succès d'édition[7]. Une deuxième édition française paraît chez Béthune et Plon en 1844 ; une troisième est publiée à Bordeaux par Delmas en 1952[3]. En 1923, un manuscrit du chirurgien de bord Yves-Thomas-René Vimont (1793–1821) décrivant le même voyage est retrouvé par l'archiviste départemental d'Ille-et-Vilaine La Rogerie[7].
Hommages et postérité
- La baie de Roquefeuil (Roquefeuil Bay : 48° 51′ 23″ N, 125° 6′ 41″ O), dans le détroit de Barkley, en Colombie-Britannique, porte son nom. Dans le même secteur, les Bordelais Islets rappellent le nom du navire,
- Un sommet de La Réunion, au-dessus de Saint-Gilles-les-Bains, porte son nom,
- Le canal du Bordelais aux Marquises, rappelle le passage du navire,
- Une rue de Bordeaux, longeant le cimetière de la Chartreuse derrière l'hôtel de police, porte son nom,
- Un collège de Saint-Paul (La Réunion) porte son nom,
- En 2010, Serge Legrand-Vall publie Les Îles du santal: aux Marquises dans le sillage du Bordelais , roman inspiré de l'expédition,
- En 2020, une exposition est organisée à Bordeaux par Serge Legrand-Vall et Olivier Nonès, avec le collectif Marinopole, pour le bicentenaire du voyage
Décorations
- Chevalier de la Légion d'honneur (après les campagnes de l'océan Indien, vers 1809–1810)
- Chevalier de l'ordre royal de Saint-Louis (à son retour du voyage du Bordelais, 1819)
Notes et références
- Henri Sée, « Les côtes américaines du Pacifique vues par un français au début du XIXe siècle », Bulletin hispanique, vol. 28, no 2, , p. 155–175 (DOI 10.3406/hispa.1926.2239, lire en ligne)
- ↑ Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, Bureau de la Publ., (lire en ligne)
- Isabelle Tauzin-Castellanos, Sur les traces du Bordelais dans le Pacifique Sud, (lire en ligne)
- (en) Richard Woodman, The Sea Warriors: Fighting Captains and Frigate Warfare in the Age of Nelson, Grande Bretagne, Seaforth Publishing, (ISBN 978-1-84832-202-8, lire en ligne), p. 282
- ↑ (en) William James, The Naval History Of Great Britain, t. 5, (lire en ligne), p. 292-295
- Dictionnaire historique des batailles, siéges, et combats de terre et de mer, qui ont eu lieu pendant la révolution française, (lire en ligne), p. 197
- René Cruchet, Le tour du monde en 37 mois de Camille de Roquefeuil, Delmas, , 268 p.
- ↑ Collections du Louvre, «Combat de la frégate française La Vénus contre la frégate anglaise Le Ceylan, 17 septembre 1809»; et notice associée, Louvre Collections.
- ↑ Exposition «Bicentenaire du tour du monde du Bordelais (1816–1819)», Bordeaux, 18 février – 5 mars 2020.
- Camille de Roquefeuil, Journal d'un voyage autour du monde, t. 1, Ponthieu, (lire en ligne)
- ↑ Numa Broc, Dictionnaire illustré des explorateurs et grands voyageurs français du XIXe siècle : T. IV, Océanie, Paris, CTHS, , 454 p., p. 341–342.
- Serge Legrand-Vall, Les îles du santal: aux Marquises dans le sillage du "Bordelais, Elytis, (ISBN 978-2-35639-057-8, lire en ligne)
- Camille de Roquefeuil, Journal d'un voyage autour du monde, t. 2, Ponthieu, (lire en ligne)
- ↑ Adolphe Robert, Dictionnaire des parlementaires français depuis le 1er mai 1789 jusqu'au 1er mai 1889, Bourloton, (lire en ligne), p. 143
- ↑ Panneau d'exposition tenue à Bordeaux du 18 février au 5 mars 2020, à l'occasion du bicentenaire du voyage du Bordelais.
- René Cruchet, Le Tour du monde en 37 mois de Camille de Roquefeuil (préf. Jacques Chaban-Delmas et Pierre Desse), Bordeaux, Delmas, 1952, 268 p., p. 14.
Annexes
Bibliographie
- Camille de Roquefeuil, Journal d'un voyage autour du monde, pendant les années 1816, 1817, 1818 et 1819
- 1re édition : Paris, Ponthieu, Lesage, Gide Fils, 1823, 2 vol. (tome I ; tome II),
- 2e édition : Paris, Béthune et Plon, 1844 (lire en ligne),
- 3e édition : (préface de Chaban-Delmas). Bordeaux, 1952,
- A Voyage Round the World, between the Years 1816–1819, Londres, R. Phillips, 1823 (traduction anglaise abrégée) (lire en ligne),
- Yves-Thomas-René Vimont (intro. Éric Poix), Le voyage du « Bordelais » : Le tour du monde d'un jeune Breton, chirurgien de la marine (1816–1819), Besançon, La lanterne magique, 2015, 350 p.
Études
- René Cruchet, Le Tour du monde en 37 mois de Camille de Roquefeuil, Bordeaux, Delmas, 1952, 268 p,
- Henri Sée, « Les côtes américaines du Pacifique vues par un Français au début du XIXe siècle (Voyage du Bordelais en 1817–1818) », Bulletin hispanique, t. 28, no 2, 1926, p. 155–175. (lire en ligne),
- Charles Nathan Rudkin, Camille de Roquefeuil in San Francisco, 1817–1818, Los Angeles, Glen Dawson, 1954,
- Jean-Pierre Poussou, « Le voyage du Bordelais et le commerce des fourrures du Nord-Ouest américain », in Silvia Marzagalli et Hubert Bonin (dir.), Négoce, ports et océans, XVIe–XXe siècles, Presses Univ. de Bordeaux, 2000, p. 303–319. (lire en ligne),
- Pierre-Marie Niaussat, Le Journal de voyage autour du monde du chirurgien Yves Thomas René Vimont, 1816–1819, Paris, 1983,
- Numa Broc, Dictionnaire illustré des explorateurs et grands voyageurs français du XIXe siècle : T. IV, Océanie, Paris, CTHS, , 454 p., p. 341–342,
- François Angelier, Dictionnaire des Voyageurs et Explorateurs occidentaux, Paris, Pygmalion, , p. 596–597,
- Isabelle Tauzin-Castellanos, « Sur les traces du Bordelais dans le Pacifique Sud », université Bordeaux-Montaigne, 2011. (lire en ligne),
- Étienne Taillemite, Marins français à la découverte du monde : de Jacques Cartier à Dumont d'Urville, Fayard, 1999, 725 p. ( (ISBN 9782213601144)), (lire en ligne),
- Jean-François de La Harpe, Abrégé de l'histoire générale des voyages, t. 20, Lyon/Paris, Rusand, 1834, p. 375–441. (lire en ligne),
- Hubert Sagnières, Routes nouvelles, Côtes inconnues, Flammarion, 2023 ( (ISBN 9782080428448)).
- Pierre de Joinville, L'armateur Balguerie-Stuttenberg et son œuvre : le réveil économique de Bordeaux sous la Restauration, Paris, Champion, 1914. (lire en ligne).
Articles connexes
Liens externes
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