Canal du Bas Guadalquivir

| Type |
Canal d'irrigation |
|---|---|
| Construction |
1940-1962 |
| Longueur |
158 000 m |
| Pays |
Espagne |
|---|---|
| Division administrative |
Andalousie |
| Commune |
Séville |
| Coordonnées |
37° 23′ 04″ N, 5° 54′ 37″ O |
|---|

Le canal du Bas Guadalquivir, connu aussi comme le canal des Prisonniers, est un canal d'irrigation situé dans le sud de l'Espagne. Il a été bâti pendant les années du premier franquisme par plusieurs milliers de prisonniers politiques encadrés dans le Service des Colonies Pénitentiaires Militarisées, créé en . C'est la réalisation de travaux publics du franquisme qui a utilisé des prisonniers politiques comme main d'oeuvre principale pendant la plus longue période [de 1940 à 1962][1].
Cette infrastructure hydraulique était destinée à l'origine à irriguer une surface d'environ 56 000 hectares dans les provinces de Séville et Cadix. Elle arrose actuellement une surface de 80 000 hectares regroupés dans la Communauté d'irrigation du Bas Guadalquivir.
Emplacement
Le canal part du barrage de Peñaflor, situé à cheval entre les communes de Peñaflor et de Palma del Río, et parcourt 158 kilomètres jusqu'au barrage de Don Melendo, sur le territoire communal de Lebrija (Séville). Les champs situés à droite du canal (dans le sens de l'eau) sont irrigués par gravité, alors que ceux situés à gauche le sont par pompage.
Le , le Conseil des Ministres a autorisé le raccordement du canal au lac de barrage de Torre del Aguila[2].
Histoire

La construction du canal fut envisagée dès le XIXe siècle, mais cela représentait des travaux d'une telle ampleur que le chantier n'a été entamé qu'en 1940, pour se terminer en 1962.
Les travaux ont été réalisés par des prisonniers politiques de la dictature franquiste, à la force de leurs bras, suivant la politique de Rédemption de peines par le travail, et ont mobilisé jusqu'à 2000 prisonniers simultanément, et plus de 6000 en tout[1]. Le parcours du canal était jalonné de camps de travail tels ceux de Los Merinales, El Arenoso et La Corchuela à Dos Hermanas, et les proches ont aussi créé des localités à Bellavista, Torreblanca et Valdezorras, à Séville, Quintillo à Dos Hermanas ou El Palmar de Troya, à Utrera. Le canal a multiplié la valeur des terres environnantes, enrichissant les grands propriétaires terriens.
En 2006 le tronçon compris entre La Rinconada et Dos Hermanas a été rebaptisé "canal des Prisonniers".
Le un monument à la mémoire historique de Los Merinales a été créé, sur le rond-point où commence la propriété du Charco del Pastor, ancienne entrée du camp de travail de Los Merinales[3].
Références
- (es) « El "Canal de los Presos" (Sevilla) » (consulté le )
- ↑ (es) « Embalse de Torre del Aguila » (consulté le )
- ↑ (es) « Acuerdo de 27 de diciembre de 2013, del Consejo de Gobierno, por el que se declaran treinta y cuatro Lugares de Memoria Histórica de Andalucía. »
- Portail de l’Espagne
- Portail des lacs et cours d'eau