Caniapiscau (village)

Caniapiscau
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Géographie
Pays
Province
Région administrative
Municipalité régionale
Territoire non organisé
Coordonnées
54° 50′ 25″ N, 69° 53′ 24″ O
Carte

Caniapiscau est un lieu-dit du Nord-du-Québec, au Canada. Il est le 4ᵉ village de chantier construit dans le cadre du Projet de la Baie-James[1]. Les familles des cadres travaillant sur la création du réservoir Caniapiscau y résident.

Histoire

Réservoir Caniapiscau.

Le village est créé dans le cadre du Projet de développement hydroélectrique de la Baie-James, afin d’accueillir les familles des cadres œuvrant sur le détournement de la rivière Caniapiscau et la création du réservoir du même nom. La première famille arrive le [2]. Le village se situe au sommet d’une montagne bordée à l’ouest par le lac Pau et à l’est par la rivière Caniapiscau. Le village est composé de 74 maisons, il est prévu d’accueillir jusqu’à 240 familles[3]; les maisons sont préfabriquées, de sorte qu'il ne reste plus qu’à les brancher aux services d’eau, d’égout et d'électricité à leur arrivée au village.

Près de 200 familles résident à Caniapiscau en 1978[4]. Les enfants fréquentent l’école Duplanter[5], de la maternelle au secondaire, dans laquelle se trouvent des salles de cours, une salle d'art plastique, un laboratoire de chimie, un laboratoire de physique, une bibliothèque et un gymnase[3]. Le village contient également un marché d’alimentation et un centre communautaire qui comprend une salle de réunion, une garderie, une salle de jeux polyvalente et un casse-croûte[3].

En 1978, un carnaval est organisé pendant 10 jours ; des spectacles sont offerts par des artistes locaux, et des monuments de glace sont sculptés[2].

En , les activités du chantier sont officiellement terminées pour la région de Caniapiscau, le village de Caniapiscau doit donc être fermé[6]. Les infrastructures du village sont alors déménagées au village de Keyano[2].

Transports

Le village de Caniapiscau est seulement accessible par la route d’hiver, le reliant à LG-2[1], de 1976 à 1979. En dehors de l'hiver, un pont aérien est organisé entre les campements Duplanter et Brisay avec LG-2 et Schefferville[2]. Le chantier de Caniapiscau est alors considéré comme le chantier le plus isolé de la Baie-James[2]. À partir de 1979, une route permanente relie le chantier à la centrale LG-4[2].

Toponymie

Le mot Caniapiscau signifie en langue crie "là où il y a une pointe rocheuse qui s’avance dans le lac"[7].

Notes et références

  1. Réjean Girard, Histoire du Nord-du-Québec, Presses de l'Université Laval, coll. « Collection Les régions du Québec », (ISBN 978-2-7637-9581-2)
  2. Société d'énergie de la Baie-James, EOL et Caniapiscau, d'hier à aujourd'hui, SEBJ, , 107 p. (ISBN 2-550-10736-5)
  3. « Le chantier de Caniapiscau en plein essor », La Presse,‎ (lire en ligne)
  4. ↑ Marie-France Barrette, De Bersimis à La Grande : la vie des travailleurs dans les camps et les villes-ressources durant la construction des grands projets hydro-québécois, Rapport de recherche, Université du Québec à Montréal, 2016, PDF (lire en ligne).
  5. ↑ « Caniapiscau et Chicoutimi », Le quotidien du Saguenay-Lac-St-Jean,‎ (lire en ligne)
  6. ↑ Pierre Roberge, « Laliberté préfère l'option du gros bloc à celle des étapes », La voix de l'Est,‎ (lire en ligne)
  7. ↑ Commission de toponymie du Québec, « Caniapiscau »

Bibliographie

  • Réjean Girard. Histoire du Nord-du-Québec. Presses de l'Université Laval, 2012.
  • Société d'énergie de la Baie-James. EOL et Caniapiscau, d'hier à aujourd'hui. SEBJ, 1984.

Annexes

Articles connexes

Liens externes

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