Centrale géothermique de Malakoff

Le réseau de chaleur Malakoff-Montrouge est un projet de réseau de chaleur en Île de France. En , le projet se trouve au stade de l'enquête publique. La mise en service (1ère phase) est prévue en [1].

Le projet

L'objectif du projet est de créer un réseau de chaleur en s'appuyant sur un forage dans la nappe du Dogger (situé entre 1500 et 2500 m de profondeur). Les têtes de puits seront situées sur le complexe sportif Lénine à Malakoff[2].

Caractéristiques

Le réseau de chaleur envisagé permettrait de distribuer 68 GWh à Malakoff et 56 GWh à Montrouge[1]. Le taux d'énergies renouvelables et de récupération (EnR&R) dans le réseau de chaleur est estimé à 65,5%.

Sur la durée de fonctionnement du réseau (estimée à 30 ans), le projet évitera d'émettre environ 710 900 tonnes de CO2, soit environ 23 700 tonnes par an qui correspondent au chauffage annuel de 71 100 logements[3]. Pour référence, l'empreinte carbone d'un Français est de 8,2 tonnes de CO2 par an[4], ce gain correspond donc à l'empreinte totale d'environ 2 900 personnes.

Cycle de fonctionnement

La station géothermique fonctionne grâce à des « doublets » comportant un puits de production et un puits de ré-injection. L'eau issue du sous-sol suivra le cycle suivant :

  • Le puits de production permet de récupérer l'eau chaude à grande profondeur.
  • L'eau ainsi remontée cède sa chaleur grâce à un échangeur thermique, qui permet d'alimenter le réseau de chaleur, tout en évitant tout contact entre eau souterraine et liquide caloriporteur.
  • Une fois refroidie par l'étape précédente, l'eau issue du sous-sol est renvoyée dans la nappe grâce au puits de ré-injection.

Chronologie

Les villes de Montrouge et Malakoff ont décidé de solliciter le SIPPEREC pour développer un système de géothermie sur leurs territoires à travers des délibérations du et [5].

Les deux demandes d'autorisation de travaux de forage sont adressées à la préfecture le [5].

En , la mairie de Montrouge se retire du projet en avançant une clientèle insuffisante dans la ville[2].

La mise en service est attendue progressivement en et 2026[6],[2].

Réseaux de chaleur à proximité

Les 3 réseaux de chaleur les plus proches sont[7] :

  • le réseau d'Arcueil-Gentilly, ArGéo ;
  • le réseau de Bagneux-Châtillon, Bagéops ;
  • le réseau de Paris, CPCU.

Prix de la chaleur

Pour l'année 2019, les réseaux de chaleur vendaient leur chaleur au tarif moyen de 79,3 €TTC/MWh. Dans le cas des réseaux comportant plus de 50 % d'EnR&R (énergies renouvelables et de récupération) comme le projet considéré, le prix moyen en 2019 est même de 78,3 €TTC/MWh[8].

Comparé au prix de gros de l'électricité, cette énergie est très prévisible, étant essentiellement issue d'un investissement à un moment donné amorti sur une longue durée.

Pour référence :

  • en , le prix spot minimal était de 157,89 €/MWh[9];
  • les tarifs réglementés ("Tarif Bleu") d'EDF applicable au , dans leur Option Base prévoient un prix de 174 €TTC/MWh[10].

Voir aussi

Liens internes

Liens externes

Références

  1. [1] Site de l'enquête publique
  2. Marjorie Lenhardt, « À Malakoff, la géothermie pourra chauffer jusqu’à 7000 logements d’ici à 2026 », Le Parisien,‎ , p. 37 (lire en ligne Accès payant)
  3. ↑ [2] Enquête publique, Annexe 11, bilan environnement. Chauffage électrique, moyenne en France.
  4. ↑ [3] en 2020 (ministère de l'écologie).
  5. [4] Enquête publique, lettre du SIPPEREC du 20/01/2021
  6. ↑ [5] Enquête publique, Réponse MRAE_Malakoff_20220524_V4, p.7.
  7. ↑ [6] Enquête publique, Réponse MRAE_Malakoff_20220524_V4, p.18.
  8. ↑ AMORCE, « Enquête sur le prix de vente de la chaleur et du froid en 2019, p.16 » (consulté le )
  9. ↑ RTE, « Données du marché européen de l'électricité » (consulté le )
  10. ↑ EDF, « Grille de prix de l'offre de fourniture d'électricité "Tarif Bleu" » (consulté le )
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