Charles-Nicolas Houel

| Conservateur de musée Musée Dupuytren | |
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| Conservateur de musée Musée Orfila | |
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| Président Académie nationale de chirurgie | |
| Conservateur adjoint (d) Musée Dupuytren | |
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(à 66 ans) 6e arrondissement de Paris |
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Louis Auzoux (oncle) |
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Charles-Nicolas Houel, né le à Saint-Aubin-du-Vieil-Évreux (Eure) et mort le à Paris, est un médecin et conservateur de musée français.
Biographie
Houel est né le à Saint-Aubin-du-Vieil-Évreux de Charles-Marie Houel, cultivateur, et Marie-Anne-Désirée Auzoux, sœur du médecin Louis Auzoux[1],[2],[3].
Il entreprend des études de médecine et devient externe des hôpitaux de Paris en 1837, interne en 1840 et aide d'anatomie de la Faculté de médecine de Paris en 1845[1],[4]. Il soutient sa thèse de doctorat sur les luxations traumatiques des cinq dernières vertèbres cervicales le [5]. Il échoue une première fois à l'agrégation de médecine (section chirurgie et accouchement) avec une thèse sur les plaies et ruptures de la vessie en 1857[1]. Il l'obtient finalement en 1860 avec une thèse sur les tumeurs du corps thyroïde[1].
En 1848, deux jeunes chirurgiens, Eugène Follin et Charles-Nicolas Houel, et un naturaliste, Charles Robin, décident d'organiser à Paris une réunion périodique où viendraient s'éclairer mutuellement tous ceux, physiciens, chimistes, naturalistes ou médecins, qui s'intéressent aux phénomènes biologiques[6]. La première séance de la Société de biologie eut lieu le [7].

L’œuvre de sa vie est le musée Dupuytren, musée d'anatomie pathologique de Paris, dont il devient le conservateur-adjoint en remplacement de Jean-Baptiste Pigné en 1848[8] puis conservateur en 1876, des suites du départ de Jacques Maissiat[9]. Suites aux travaux préalables de Charles-Pierre Denonvilliers, le musée passera entre les mains de Houel de 1200 à 6000 pièces, comprenant différentes typologies, tel que les pièces humides ou sèches, dessins et cires anatomiques[9]. Il assistait aux séances de la Société anatomique où il récupérait les pièces intéressantes, puis « il les préparait, les disposait, les classait avec le plus grand soin, et il éprouvait une satisfaction sans mélange à chaque accroissement des collections d'anatomie pathologique »[8]. En 1876, il devient conservateur du musée Orfila, musée d'anatomie comparée de Paris, et entreprend dans la foulée la publication du catalogue du musée Dupuytren, cinq volumes accompagnés de planches, qu'Alfred Vulpian, doyen de la Faculté de médecine, qualifie d'« ouvrage très considérable et tout à fait important »[8]. Il n'aura pas le temps de publier le sixième et dernier volume consacré aux pièces de tératologie. « M. Houel, qui avait étudié d'une façon très complète les monstruosités, se proposait de faire de ce volume une sorte de manuel qui aurait présenté, sous la forme la plus méthodique et avec des figures à l'appui, l'état actuel de la science, si pleine d'intérêt, fondée par les Geoffroy Saint-Hilaire »[8].
En 1866, Houel épouse Mélanie Bouvier (1816-1891)[10],[11].
Pendant le siège de Paris et la Commune de Paris (1870-1871), Houel est chirurgien en chef de l'ambulance Saint-Maurice[12]. Cette ambulance de la presse est installée dans l'hôtel particulier du 17 rue de Sèvres mis à disposition par la baronne Marie-Louise Thenard[13].
Houel meurt subitement d'une rupture d'anévrisme[14] le en faisant sa visite à l'infirmerie du lycée Saint-Louis[3],[8], où il avait été nommé chirurgien en 1868 en remplacement de Jean-François Jarjavay (en)[15]. Ses funérailles se déroulent le [16]. La cérémonie religieuse s'est déroulée à l'église Saint-Sulpice[17]. Les cordons du poêle étaient tenus par Alfred Vulpian, doyen de la Faculté de médecine ; Jamain, professeur à la Faculté des sciences ; Henri Prevost, maire du 6e arrondissement ; Alexandre Gautier, proviseur du lycée Saint-Louis[17]. Les honneurs militaires lui sont rendus en tant qu'ancien du 74e régiment d'infanterie de ligne[18]. L'inhumation se déroule au cimetière du Montparnasse[16],[19] avec un discours de Vulpian au nom de la Faculté de médecine de Paris et de Amédée Dumontpallier au nom de la Société de biologie[17],[8].
Publications
- Des luxations traumatiques des cinq dernières vertèbres cervicales, Thèse de doctorat en médecine soutenue à la faculté de médecine de Paris le 30 décembre 1848.
- Manuel d'anatomie pathologique générale et appliquée, contenant la description et le catalogue du musée Dupuytren, , 835 p. (lire en ligne)
- Des plaies et des ruptures de la vessie, , 79 p. (lire en ligne)Thèse présentée au concours pour l'agrégation (section de chirurgie et d'accouchements), et soutenue à la faculté de médecine de Paris en 1857.
- Des tumeurs du corps thyroïde, , 99 p. (lire en ligne)Thèse présentée au concours pour l'agrégation (section de chirurgie et d'accouchements), et soutenue à la faculté de médecine de Paris, le 8 juin 1860.
- De l'Étranglement interne, , 110 p. (lire en ligne)Mention très honorable, prix Portal 1859 de l'Académie impériale de médecine[20].
- Catalogue des pièces du musée Dupuytren, 1877-1880 (lire en ligne)
- Catalogue du musée Orfila, , 540 p. (lire en ligne)
- Échantillon de planches du catalogue du musée Dupuytren
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Distinctions
- Mention très honorable, prix Portal de l'Académie impériale de médecine, 1859[20].
Chevalier de la Légion d'honneur, 1870[21].
Officier de l'Instruction publique, 1880[22].
Notes et références
- « Nécrologie », La France médicale, vol. II, no 47, , p. 563 (lire en ligne)
- ↑ Acte de naissance, Archives départementales de l'Eure, cote 8 Mi 4519 , vue 396 sur 632.
- Acte de décès, Paris 6e, 20 octobre 1881, cote V4E 3239, n°2064, vue 11 sur 17.
- ↑ Florent Palluault, Étudiants et praticiens au service de la médecine : La société anatomique de paris de 1803 a 1873, (lire en ligne), p. 473
- ↑ Veret, Table des thèses soutenues à la faculté de médecine de Paris dans le cours de 1848, (lire en ligne), p. 8
- ↑ « Un peu d’histoire… », sur Société de Physiologie (consulté le )
- ↑ Claude Schnitter, « La Société de Biologie. Les rapports de Claude Bernard avec cette société savante : histoire d'une conversion physiologique. », Histoire des sciences médicales, vol. XXVI, no 3, , p. 225-232 (lire en ligne)
- La Tribune médicale, (lire en ligne), p. 527-528
- Paul Reclus, « Éloge de M. Houel », Bulletins de la Société anatomique de Paris, , p. 35-38 (lire en ligne)
- ↑ Acte de mariage, Archives de Paris, Paris 6e, 3 avril 1866, cote V4E 709, vue 8 sur 31, n°193
- ↑ Acte de décès, Archives de Paris, Paris 14e, cote V4E 7116, vue 7 sur 31, n°3458.
- ↑ Les ambulances de la presse pendant le siège et sous la Commune, 1870-1871, (lire en ligne), p. 69-70
- ↑ Jean-Pierre Duquesne, « 1870 Le siège de Paris, chronique locale d'un drame national - 4 - Paris assiégé s'organise », sur www.sh6e.com, Société historique du VIe arrondissement (consulté le )
- ↑ « Nécrologie », La Petite presse, , p. 3 (lire en ligne)
- ↑ « Instruction secondaire », Revue de l'instruction publique en France et dans les pays étrangers, , p. 124 (lire en ligne)
- Registre d'inhumation du cimetière Montparnasse, cote MTP_RJ1881111882_01, vue 3 sur 31, n°1839.
- « Obsèques de M. le docteur Houel », La Petite presse, , p. 3 (lire en ligne)
- ↑ « Obsèques de M. Houel », Gil Blas, , p. 2 (lire en ligne)
- ↑ Répertoire annuel d'inhumation du cimetière du Montparnasse, cote MTP_RA18801884_01, vue 20 sur 31.
- « Prix de 1859 », Bulletin de l'Académie nationale de médecine, (lire en ligne)
- ↑ « Notice LH//1311/19 de la base de données Léonore », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Nouvelles et faits divers », L'Abeille médicale, , p. 96 (lire en ligne)
Bibliographie
- Paul Labarthe, Nos médecins contemporains, Paris, Lebigre-Duquesne, (lire en ligne), p. 107-108
- Reclus, « Éloge de M. Houel », Bulletins de la Société anatomique de Paris, , p. 35-37 (lire en ligne)
- Alfred Riche, Le docteur Houel, conservateur des musées Dupuytren et Orfila de la Faculté de médecine de Paris, membre des sociétés d'anatomie, de biologie, de chirurgie, etc., 1815-1881, Paris, Hachette, , 20 p. (présentation en ligne)Notice biographique et discours prononcés sur sa tombe.
- La Tribune médicale, (lire en ligne), p. 527-528Discours de Vulpian et Dumontpallier aux obsèques.
- François-Louis Hahn, « Houel (Charles-Nicolas) », Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, 4e série, vol. HER-HYG, no 14, , p. 440-441 (lire en ligne)
Liens externes
- Ressource relative à la santé :
- Ressource relative à la recherche :
- Ressource relative à la vie publique :
- Houel dans les collections médicales et d'anatomie pathologique de Sorbonne Université
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