Charles Causse
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| Naissance | |
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| Décès |
(à 42 ans) 14e arrondissement de Paris |
| Nom de naissance |
Charles Jean Théophile Marie Causse |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Enfant |
Charles Causse, né le à Lorient et mort le à Paris, est un homme de lettres français, connu sous le pseudonyme de Pierre Maël, qu'il partageait avec son collaborateur Charles Vincent.
Biographie
Né à Lorient le , Charles Jean Théophile Marie Causse est le fils de Céleste Anne Causse, née Le Gendre, et de Jean Joseph Causse, économe du collège de Lorient.
Charles Causse se destinait à la marine mais il dut quitter le service, alors qu'il était aspirant, après un accident qui le laissa boiteux[1].
Recommandé à Gustave Janicot par son ami Georges Pradel[2], Causse entra à La Gazette de France, où il devint rédacteur parlementaire[1] et où il fit la connaissance de Charles Vincent. Les deux hommes associèrent leurs plumes sous le pseudonyme collectif de « Pierre Maël » (dérivé du mot maelstrom, privé du mot strom, d'assonance trop germanique) et publièrent une première nouvelle dès 1884 dans le Journal des voyages[2]. Au cours de cette collaboration, qui dura vingt ans et fut à l'origine de nombreux romans, Causse fut l'incarnation publique de Pierre Maël tandis que Vincent, dont la contribution littéraire était pourtant la plus importante, restait dans l'ombre[3].
Entre-temps, Causse avait quitté La Gazette pour Le Moniteur universel[2]. Il collabora ensuite au Petit Moniteur universel, à La Petite Presse, au Soleil, au Soleil du dimanche et à d'autres journaux[4].
Malade de la grippe[1], Charles Causse mourut à son domicile de l'avenue du Maine le , laissant derrière lui une veuve et trois enfants. Il fut inhumé dans sa ville natale[2]. Conformément à une convention passée le avec Vincent, ce dernier récupéra la pleine propriété du pseudonyme « Pierre Maël » et continua à publier quelques ouvrages sous cette signature. En application de cette même convention, une décision de justice interdira au fils de Charles Causse, Frédéric Causse, d'utiliser le nom de plume « Fred Maël »[3].
Notes et références
- Le Journal, 30 décembre 1904, p. 1.
- La Gazette de France, 2 janvier 1905, p. 1-2.
- Gazette des tribunaux, 27 août 1924, p. 599-600.
- ↑ Bulletin de l'Association des journalistes parisiens, 10 avril 1905, p. 41-42.
Voir aussi
Liens externes
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