Charles Chatel

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(à 28 ans) 5e arrondissement de Paris |
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Charles Chatel (né à Paris le et mort le ) journaliste, d’abord possibiliste, collaborant au journal L'Égalité, il devient anarchiste en 1890[1].
Le journaliste anarchiste
Journaliste, à l'automne 1890, il avait tenté, avec Paul Fischer, de lancer un nouvel organe bimensuel intitulé La Revue libertaire. En , il annonce la parution de L’Anarchie « s’il ne lui arrive pas d’accident d’argent » qui allait paraître comme quotidien puis hebdomadaires de à et dont il fut l’un des principaux rédacteurs
Il fut à partir du le gérant du journal L’En-dehors fondé par Zo d’Axa, ce qui lui entraîna une condamnation à une amende de 1 000 francs pour « outrages aux bonnes mœurs[2] »Il fut remplacé à ce poste en par Louis Matha.
Lors des rafles et des perquisitions de mars-avril 1892, il avait été arrêté et poursuivi pour avoir déclaré aux agents : « On ne discute pas avec des gens comme vous, on les supprime ! ", ce qui lui a valu d’être condamné à 15 jours de prison.
En 1893 il participa à la rédaction de La Revue anarchiste (Paris, 8 numéros du au ), revue à la fois artistique, politique et littéraire dont le gérant était Henri Guérin, puis à La Revue libertaire (5 numéros du au ).
Le , arrêté depuis le , il fut jugé lors du procès des trente aux côtés de Sébastien Faure, Jean Grave, Matha, Félix Fénéon et d'autres militants illégalistes, tous accusés d'« association de malfaiteurs ». Pendant son interrogatoire, il se proclama « anarchiste irréductiblement rebelle à toute entente, à toute association ». L'avocat général Bulot tenta de démontrer une collusion entre théoriciens et illégalistes, mais faute de preuves, il dut abandonner les charges contre certains et reconnaître des circonstances atténuantes pour d'autres.
À sa libération de la prison Mazas, il avait été accueilli chez Marie Huot qui, pendant sa détention, lui avait envoyé quelques aides financières.
En réalité, tous les accusés, y compris Chatel, furent acquittés, à l'exception de trois illégalistes : Ortoz (condamné à quinze ans de travaux forcés), Chericotti (huit ans de la même sentence) et Bertani.
À cette époque, son nom était inscrit sur une liste d'anarchistes dressée par la police ferroviaire pour une « surveillance spéciale aux frontières ».
Par la suite, Chatel contribua au bimensuel Le Courrier social illustré (Paris, 4 numéros du au ) créé par André Ibels, à L’Œuvre sociale (Marseille, 6 numéros de février à ) géré par Léon Parsons[3], et au quotidien La Renaissance (Paris, au moins 125 numéros du au ), sous-titré L’Homme libre sur la Terre libre, fondé et dirigé par Paul Martinet.(Paul Martine ?). La même année, il participe à la campagne abstentionniste durant les élections municipales de .
Il meurt en de la phtisie dont il souffrait depuis de nombreuses années.
Références
- ↑ « CHATEL, Charles "Georges CHABOT" - [Dictionnaire international des militants anarchistes] », sur www.militants-anarchistes.info (consulté le )
- ↑ (en-US) « Charles Chatel (Vida y obra) – Federación Anarquista 🏴 » (consulté le )
- ↑ Jean Maitron, notice révisée par Guillaume Davranche et Rolf Dupuy, « CHATEL Charles », dans Dictionnaire des anarchistes, Maitron/Editions de l'Atelier, (lire en ligne)
Liens externes
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