Charles de L'Escalopier
| Conservateur-restaurateur (en) Bibliothèque de l'Arsenal |
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française |
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Marie Joseph Charles de L'Escalopier, né le à Liancourt-Fosse et décédé le à Liancourt-Fosse (Somme), est un historien, archéologue, collectionneur et bibliophile français.
Biographie
Issu d'une famille de magistrats, Charles de L'Escalopier est le fils de Armand Jean François Charles de L'Escalopier, ancien conseiller au Parlement de Paris, et de Caroline Jeanne de Bailly, sa seconde épouse. Il est aussi le petit-fils de Gaspard César Charles de L'Escalopier, intendant de Montauban, puis de Tours, et celui de Jean Baptiste Joseph de Bailly, député de la Noblesse du Maine aux États généraux de 1789.
Il fit ses études au Lycée Charlemagne, à Paris, puis s'adonna à l'Archéologie.
Il devint membre de plusieurs sociétés savantes : membre correspondant du Comité des travaux historiques et scientifiques (1839-1849), membre de la Société des Antiquaires de Picardie, membre résidant de la Société des Antiquaires de France en 1835, il en devint le président en 1842[1].
En 1836, il entreprit un voyage à Jérusalem, puis, quelques années plus tard, à Rome, où il découvrit la sépulture de Theudosie et d'où il rapporta des livres et manuscrits rares, avec l'ambition de constituer une bibliothèque[2].
Il fut conservateur de la Bibliothèque de l'Arsenal, à Paris.
Il apporta son aide à Mgr Antoine de Salinis, alors évêque d'Amiens pour rapporter de Rome les reliques d'Aurélie Theudosie, qui fut canonisée car elle est considérée comme la première chrétienne d'Amiens dont le nom soit connu et qui connut le martyre au IIIe siècle à Rome. Les reliques ont été trouvées en 1842 dans les catacombes Saint-Hermès de Rome et ont été rapportées en 1854 dans sa supposée ville natale[3]. Pour cette raison, Charles de l'Escalopier est représenté dans la chapelle dédiée à sainte Theudosie à côté d'Antoine de Salinis, dans la cathédrale Notre-Dame d'Amiens[4].

Vers 1836, il fit construire la Maison de L'Escalopier à Montmartre, impasse Marie-Blanche en style troubadour. Il y installa un petit musée d'orfèvrerie médiévale. Il fit construire à côté une vaste serre chauffée où il rassembla et conservait des plantes rares et exotiques. Enfin, il transforma la serre en bibliothèque pour pouvoir y ranger tous les livres qu'il collectionnait[1]. Cette demeure a été détruite en 1882[5].
Il épousa à Versailles le Louise Pierrette Charlotte de Bailly, sa parente (1814-1905), fille de Charles Gaspard Joseph de Bailly, marquis de Bailly, maréchal de camp, commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, président du conseil général de la Mayenne, député de la Mayenne, puis pair de France, et de Victoire Jeanne Laurence de Pardaillan..
Sans enfant, il fit don à sa mort de ses collections à la ville d'Amiens[6], dont sa bibliothèque de 15.000 volumes, constituant un fonds particulier, disposé à partir de 1870 dans une salle spéciale de la Bibliothèque Municipale d'Amiens[7],[8].
À la fin de sa vie, il habita le château familial de Liancourt-Fosse (Somme)[9], qui sera détruit à la suite de la Première Guerre mondiale[10],[11]. Sa sépulture et celle de son épouse consiste en un monument funéraire adossé à l'église actuelle de Liancourt-Fosse[12].
En 1997, les archives départementales de la Somme rachetèrent le fonds d'archives Charles de L'Escalopier, coté 41 J 1 à 34, constitué essentiellement de baux des seigneurs de Liancourt-Fosse.
Œuvres
- Essai sur la châtellenie et l'abbaye de Saint-Just-en-Chaussée, 1835.
- Annales mundi ad annum (1264), 1842 ;
- Essai sur divers Arts, 1843, Paris, LXXII-315 pages (publication et traduction en Français d'un manuscrit médiéval latin de Théophilus Presbyter) ;
- Sicardi, évêque de Crémone (1183-1215) Mitrale, sève de officiis ecclesiasticis Summa, 1855.
- Théophile, prêtre et moine, Essai sur divers arts, 1843.
Distinctions
- Chevalier de la Légion d'honneur (1847)[13].
Hommage
- Une rue d'Amiens porte son nom
Notes et références
- Martine François et Christiane Demeulenaere-Douyère, « L'Escalopier Charles de, Marie Joseph Charles, comte », sur Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS), École nationale des chartes,
- ↑ J.-C. Wiggishoff, La Maison gothique de Montmartre - La comte Ch. de L'Escalopier, ses serres et sa bibliothèque, Bergerac, Imprimerie générale du Sud-Ouest, , 8 p., p. 7-8
- ↑ Anatole de Montaiglon 1864, p. 10.
- ↑ Monuments historiques, ADAGP et Pierre-Yves Corbel, « Verrières de la chapelle Sainte-Theudosie : baie 11 » (Notice n°MHR22_06805432NUCA - base photographies (Mémoire)), sur pop.culture.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ J.-C. Wiggishoff, La Maison gothique de Montmartre - Le comte Ch. de L'Escalopier, ses serres et sa bibliothèque, Bergerac, Imprimerie générale du sud-Ouest, , 8 p., p. 4-5
- ↑ Guide des musées de France, Fribourg (Suisse), 1970, Office du Livre
- ↑ Jacques Garnier, Catalogue méthodique de la Bibliothèque communale de la ville d'Amiens, 1er supplément, Amiens, Yvert, , p. I
- ↑ « Charles de L'Escalopier », sur ccfr.bnf.fr (consulté le )
- ↑ Leroy-Morel, « Recherches généalogiques sur les familles nobles de plusieurs villages des environs de Nesle, Noyon, Ham et Roye et recherches historiques sur les mêmes localités : Liancourt-Fosse - Crémery », La Picardie, Revue littéraire et scientifique, vol. 7, , p. 117-124 & 550-555 (lire en ligne)
- ↑ « Liancourt-Fosse », sur remus80.eklablog.com, (consulté le )
- ↑ « Château disparu de Liancourt-fosse », sur lasommedetef.wixsite, (consulté le )
- ↑ « Liancourt-Fosse », sur richesses-en-somme.com, (consulté le )
- ↑ grande chancellerie de la légion d'honneur, « L'Escalopier de, Marie Joseph Charles (légionnaire) » (N° de Notice : L0902045 - base Léonore), sur Archives nationales
Voir aussi
Bibliographie
- Anatole de Montaiglon, Notice sur M. de L'Escalopier, Paris, impr. de C. Lahure, (BNF 30967027, lire en ligne) ;
- Catalogue de la bibliothèque de M. le comte Charles de L'Escalopier, publié par J. F. Delion, 1866, Paris, Delion, tome premier, XXXI-473 pages, lire en ligne ; tome deuxième, 1866, 512 pages, lire en ligne ; tome troisième, 1867, XVIII-269 pages, lire en ligne
Articles connexes
Liens externes
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