Chavisme (Costa Rica)

Le chavisme (ne doit pas se confondre avec le mouvement chavista vénézuélien) est un courant populiste costaricien basé sur les aspirations politiques de Rodrigo Chaves Robles[1].

Le mouvement politique a officialisé son véhicule électoral le 3 septembre 2022, lorsque le Parti du peuple souverain a été officiellement enregistré auprès du Tribunal suprême des élections (TSE) par Mayuli Ortega Guzmán, ainsi que par des collaborateurs de l'administration du président[2].

Selon ses promoteurs, il plaide par un fort changement dans la fonction de l'État: réduction de la dépense publique, réformes orientées à l'efficacité administrative et une politique économique de cour libérale. Son discours est critique vers des secteurs traditionnels de la classe politique et la bureaucratie de l'État.

Contexte politique

L'origine politique du chavismo se place dans la figure du président Rodrigo Chaves Robles. Il a profité du malaise de la population costaricienne vers la classe politique traditionnelle pour faire avancer son programme. Selon l'appareil de cette tendance, se lui associe avec la lutte contre la corruption et la fin du « système obsolète » des partis traditionnels. Ce discours a été repris par l'alors candidate Laura Fernández Delgado du Parti du peuple souverain, qui l'a présenté aussi bien qu'une « révolution » et comme continuité de la gestion de Chaves pour les élections de 2026.

Après la victoire de Fernández le 1er février 2026, le chavismo s'a consolidé aussi bien que principale force au pouvoir. II a ainsi redessiné le paysage politique de ce pays d'Amérique centrale, déjà marqué depuis plusieurs décennies par le déclin des partis traditionnels, au profit de mouvements personnalisés et antisystémiques[3].

Mouvement politique

Le mouvement affirme vouloir changer le système politique en rompant avec les partis et les pratiques traditionnelles. Il soutient lutter contre le crime organisé[4] et vouloir réduire les formalités administratives et les dépenses de certaines institutions publiques. Il déclare dénoncer les abus et la corruption au sein des institutions publiques[5].

Idéologie

Plusieurs analystes ont souligné que le style politique de Chaves allie des éléments réformistes, un leadership fort et une critique marquée des structures étatiques jugées inefficaces. Son discours, souvent direct et provocateur, a été comparé à certaines tendances observées chez d'autres dirigeants latino-américains contemporains, bien que la définition de son idéologie ait suscité un débat parmi les spécialistes[6].

Certaines interprétations médiatiques et universitaires ont qualifié certains aspects de sa communication politique de proches du populisme, notamment en raison de sa rhétorique axée sur la dénonciation de pratiques perçues comme de la corruption ou une bureaucratie excessive, ainsi que de son style direct à l'égard des citoyens[7]. D'autres analyses soulignent l'utilisation d'un langage familier et de références culturelles ou religieuses dans le cadre de sa stratégie de communication[8].

Cependant, la définition formelle de son idéologie continue de faire l'objet de débats dans les milieux universitaires et politiques, sans qu'il y ait de consensus clair quant à sa classification au sein des courants politiques traditionnels.

Sur le plan économique, Chaves prône des politiques d'austérité axées sur la réduction des dépenses publiques, la déréglementation et la promotion de l'investissement privé. Son expérience d'économiste et d'ancien fonctionnaire de la Banque mondiale influence son approche en faveur du libre marché et de la réduction du rôle de l'État dans l'économie[9]. Ces mesures visent à relancer l'économie costaricienne après les répercussions de la pandémie de COVID-19 au Costa Rica, bien qu'elles aient été critiquées pour leurs éventuels effets négatifs sur l'équité sociale et le bien-être des populations les plus vulnérables[10].

Notes et références

  1. Par Le Parisien avec AFP Le 12 décembre 2025 à 04h38, « Accusé d’être « un dictateur en herbe », le président du Costa Rica est au Salvador pour s’inspirer des méthodes de Bukele », sur leparisien.fr, (consulté le )
  2. (es) « Pueblo Soberano será el partido taxi elegido a dedo por Pilar Cisneros para el chavismo - Culturacr.net », sur culturacr.net, (consulté le )
  3. (es) Yamileth Angulo, « Fernández: El rodriguismo es la revolución de los honestos, es el rugido del jaguar que no se deja », El Mundo CR, (consulté le )
  4. Anne Vigna, « Au Costa Rica, la présidente élue Laura Fernandez compte poursuivre la ligne de « droite dure » de son prédécesseur », sur Le Monde, (consulté le )
  5. (es) Daniel Suarez, « ¿Cómo se explica el fenómeno del Rodriguismo? », Diario Extra, (consulté le )
  6. (es) Daniel Suarez, « ¿Cómo se explica el fenómeno del Rodriguismo? », sur Diario Extra, (consulté le )
  7. https://semanariouniversidad.com/pais/rodrigo-chaves-y-su-discurso-populista/
  8. (es) Andrey Pineda Sancho, « Religión, conservadurismo y populismo en el estilo político de Rodrigo Chaves »
  9. https://www.elpais.cr/2022/05/08/rodrigo-chaves-juramenta-como-presidente-de-costa-rica/
  10. « En medio de alta abstención, Rodrigo Chaves es elegido presidente de Costa Rica », sur www.opendemocracy.net (consulté le )
  • icône décorative Portail du Costa Rica
  • icône décorative Portail de la politique