Chiaramonti
| Chiaramonti | |
Vue panoramique de Chiaramonti | |
| Noms | |
|---|---|
| Nom sarde | Tzaramònti |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Province | |
| Maire Mandat |
Luigi Pinna 2023-en cours |
| Code postal | 07030 |
| Code ISTAT | 090025 |
| Code cadastral | C613 |
| Préfixe tél. | 079 |
| Démographie | |
| Gentilé | chiaramontesi |
| Population | 1 494 hab.[1] (2026) |
| Densité | 15 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 40° 44′ 58″ nord, 8° 49′ 07″ est |
| Altitude | Min. 400 m Max. 400 m |
| Superficie | 9 860 ha = 98,6 km2 [2] |
| Divers | |
| Saint patron | San Matteo |
| Fête patronale | 21 septembre |
| Localisation | |
Localisation dans la province de Sassari. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
Chiaramonti est une commune italienne de la province de Sassari dans la région Sardaigne en Italie. Elle fait partie de la région historique de l’Anglona.
Géographie
La commune est située sur un plateau à environ 400 m d’altitude, dominant la vallée du Coghinas. Le territoire est caractérisé par des collines et des formations rocheuses, couvertes de maquis méditerranéen, d’oliveraies et de forêts clairsemées[3],[4].
Histoire
Le territoire de Chiaramonti est habité depuis l’époque prénuragique, nuragique et romaine.
Au Moyen Âge, elle fût partie du Judicat de Torres, intégré dans la curatoria de l’Anglona. À la chute du Judicat (1259), il passa sous le contrôle des Doria, qui y firent construire un château. Ceux-ci en furent chassés en 1348 par l’armée aragonaise dirigée par Rambaldo di Corbera, mais deux ans plus tard le roi d’Aragon (Pierre IV d’Aragon) confirma aux Doria la possession de Chiaramonti et d’autres centres de l’Anglona.
En 1357, la seigneurie passa à Brancaleone Doria, époux d’Éléonore d’Arborée, et fut intégrée au Judicat d'Arborée avec d’autres territoires. En 1448, après la défaite de Nicolò Doria, la commune passa définitivement sous domination aragonaise et devint un fief[5],[6].
Au XVIIIe siècle, elle fut intégrée au principat d’Anglona, concédé à la famille Pimentel. Elle passa ensuite aux Téllez-Girón, jusqu’à son rachat par l’État en 1839, lors de l’abolition du système féodal en Sardaigne[7],[8].
Symboles
Le blason communal, concédé par décret du président de la République italienne du 31 août 1973[9], représente, sur fond d’azur, un château de gueules (rouge), merlé à la guelfe, posé sur deux épées d’argent croisées en sautoir, pointes vers le haut. Le gonfalon est une bannière coupée de blanc et d’azur.
Économie
L’économie est principalement agricole : culture de l’olive, céréales, élevage ovin et caprin. L’artisanat du liège et de la pierre est également présent. Depuis les années 2000, un tourisme rural s’est développé, appuyé sur les agriturismi, les sentiers reliant le Monte Limbara et la vallée du Coghinas, ainsi que sur la mise en valeur du patrimoine archéologique et gastronomique local.
Artisanat
Parmi les activités les plus traditionnelles et renommées figurent celles de l’artisanat, en particulier l’art du tissage. Celui-ci est destiné à la production de tapis, réalisés sur des métiers horizontaux et caractérisés par la variété des couleurs et des motifs géométriques[10],[11].
Culture
La fête patronale est dédiée à San Matteo, célébrée le 21 septembre[12].
Le village conserve des traditions de musique populaire sarde, comme le chant polyphonique a tenore[13].
Parmi les monuments notables figurent l’église San Matteo et les ruines du château des Doria[14].
Monuments et lieux d’intérêt
Architecture religieuse
Architecture militaire
- Château des Doria : à l’origine, il se composait d’une tour à plan carré entourée d’une enceinte, avec un bâtiment destiné aux milices.
Aujourd’hui, seule subsiste la silhouette de la tour, le reste ayant été transformé en église à l’époque aragonaise[14],[15].
Sites archéologiques
- Nécropole de Su Murrone
- Plus de 100 nuraghes recensés[16]
- Nuraghe monotorre Ruiu[17]
- La forteresse nuragique de Punta ’e S’Arroccu ou Elighia, avec une muraille mégalithique attribuée à la culture de Monte Claro[18]
- Muraille de Punta Corrales, également attribuée à la culture de Monte Claro[19]
- Domus de janas Peruchi[20]
Administration
La commune comprend plusieurs hameaux et habitations rurales (località) disséminées sur son territoire, parmi lesquels :
- Codaruina
- Santu Giagu
- Pala de Carru
- Sa Idda
- Tisiennari
- divers stazzi traditionnels (maisons de campagne typiques de la Sardaigne septentrionale).
Communes limitrophes
Ardara, Erula, Martis, Nulvi, Ozieri, Perfugas, Ploaghe.
Évolution démographique
Habitants recensés

Notes et références
- ↑ « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Chiaramonti – SardegnaTurismo », sur SardegnaTurismo (consulté le )
- ↑ (it) « Comune di Chiaramonti – Présentation », sur Comune di Chiaramonti (consulté le )
- ↑ Francesco Cesare Casula, La Storia di Sardegna, Delfino Editore,
- ↑ Francesco Cesare Casula, Dizionario Storico Sardo, Carlo Delfino,
- ↑ Girolamo Sotgiu, Storia della Sardegna sabauda, Bari, Laterza,
- ↑ Raimondo Turtas, Storia della Sardegna, Sassari, EDES,
- ↑ « Chiaramonti, décret 1973-08-31 DPR, concession d’armoiries et de gonfalon », sur Archivio Centrale dello Stato (consulté le )
- ↑ Atlante cartografico dell'artigianato, vol. 3, Rome, A.C.I., , p. 20
- ↑ « Chiaramonti – SardegnaTurismo » (consulté le )
- ↑ (it) « Chiaramonti – Comune », sur Comune di Chiaramonti (consulté le )
- ↑ « Canto a tenore – patrimoine immatériel de l’UNESCO », sur UNESCO (consulté le )
- « Castello dei Doria – Chiaramonti », sur SardegnaTurismo (consulté le )
- ↑ (it) « Castello dei Doria di Chiaramonti », sur Comune di Chiaramonti (consulté le )
- ↑ (it) « I nuraghi del territorio di Chiaramonti », sur SardegnaTurismo (consulté le )
- ↑ (it) « Nuraghe Ruiu di Chiaramonti », sur SardegnaTurismo (consulté le )
- ↑ (it) « Complesso nuragico di Punta ’e S’Arroccu », sur SardegnaTurismo (consulté le )
- ↑ (it) « Muraglia megalitica di Punta Corrales », sur SardegnaTurismo (consulté le )
- ↑ (it) « Domus de janas Peruchi – Chiaramonti », sur SardegnaTurismo (consulté le )
- ↑ « Luigi Pinna – Sindaco di Chiaramonti », sur Comune di Chiaramonti (consulté le )
- « Storico delle elezioni comunali – Chiaramonti », sur TuttItalia (consulté le )
Bibliographie
- Manlio Brigaglia, Salvatore Tola (dir.), Dictionnaire historico-géographique des communes de Sardaigne, Sassari, Carlo Delfino Éditeur, 2006, (ISBN 88-7138-430-X) Lire en ligne.
- Francesco Floris (dir.), Grande Encyclopédie de la Sardaigne, Sassari, Newton & Compton Editori, 2007 Lire en ligne (archivé le 11 juin 2012).
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