Nécropole de Su Murrone

Nécropole de Su Murrone
Image illustrative de l’article Nécropole de Su Murrone
Tombe I : corniformes et plafond décoré.
Localisation
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Sardaigne
Province Sassari
Commune Chiaramonti
Coordonnées 40° 46′ 49″ nord, 8° 52′ 31″ est
Histoire
Époque Néolithique
Géolocalisation sur la carte : Italie
(Voir situation sur carte : Italie)
Nécropole de Su Murrone
Nécropole de Su Murrone
Géolocalisation sur la carte : Sardaigne
(Voir situation sur carte : Sardaigne)
Nécropole de Su Murrone
Nécropole de Su Murrone

La nécropole de Su Murrone est un site préhistorique daté du Néolithique situé à Chiaramonti, dans la province de Sassari en Sardaigne. La nécropole regroupe cinq tombes du type domus de janas.

Historique

La nécropole de Su Murrone est identifiée en 1968 par Ercole Contu. Elle a été fouillée à plusieurs reprises par Giuseppe Pitzalis entre 1989 et 2000. Les recherches sur la nécropole, et en particulier sur la tombe IV, sont encore en cours d’étude par Nadia Canu et Pino Fenu[1].

La nécropole

La nécropole est constituée de cinq sépultures hypogées dont seulement quatre sont actuellement visibles. La nécropole a été creusée dans un banc rocheux trachytique délimité au sud par le Rio de Maniga. Les hypogées présentent toutes la même planimétrie, composée d’un accès en dromos, d’une antichambre dont l’entrée est orientée à l’est/sud-est, d’une chambre principale et de cellules latérales disposées autour de celle-ci, parfois de manière symétrique et ordonnée. Les cellules sont majoritairement de forme quadrangulaire, avec des angles arrondis ; les plafonds sont plats, à double pente dans un cas (tombe I). Les sols, généralement bien finis, sont parfois aménagés sur des niveaux décalés, y compris à l’intérieur d’une même cellule. Tous les hypogées présentent, à l’intérieur comme à l’extérieur, d’importantes traces de peinture à l’ocre rouge[1].

La tombe I se distingue par ses caractéristiques architecturales et son ornementation. Elle comporte un vaste atrium monumental avec un petit pavillon aujourd’hui détruit et un portillon encadré d’une corniche en relief portant des traces évidentes de peinture à l’ocre rouge. À l’intérieur de l’hypogée, la chambre principale est ornée de motifs décoratifs et symboliques sculptés, tels que la reproduction d’un toit en bois à double pente et la représentation de « corniformes », réalisés à la fois sur la paroi d’entrée et sur la paroi opposée. Des traces de peinture à l’ocre rouge sont également visibles dans cette pièce[1].

Les tombes II et III ont fait l’objet d’un agrandissement postérieurement à leur première excavation[1].

Datation

Les fouilles archéologiques ont livré une grande quantité de pics de fouille utilisés par les constructeurs. Ces pics ont été retrouvés aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des hypogées[1].

En raison des caractéristiques architecturales des sépultures et de certains éléments magico‑religieux présents dans la tombe I, l’ensemble est attribuable à la culture d'Ozieri. Les tombes ont été réutilisées durant l'âge du cuivre et celui du bronze ancien, avec une présence sporadique durant l’époque romaine[1].

Notes et références

Annexes

Bibliographie

Articles connexes

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