Chronologie du mouvement breton
Chronologie du mouvement breton
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Cet article présente la chronologie des évènements majeurs du mouvement breton.
- 1752 : Première édition du Buhez ar Sent, ouvrage en breton qui décrit la vie des saints de l'Église catholique[1].
- 1791 : Fondation de l’Association bretonne par Armand Tuffin de La Rouërie, conspiration contre-révolutionnaire[2].
- 1804 : Fondation de l'Académie celtique par Napoléon Ier, chargée de récoltés les vestiges archéologiques en rapport à la culture celtique[3].
- 1823 : Création de la première revue littéraire bretonne, Le Lycée Armoricain, à laquelle participe Émile Souvestre[4],[5].
- 1839 : Parution du Barzaz Breiz de Théodore Hersart de la Villemarqué, recueil de chants bretons[6].
- 1843 : Création de l'Association bretonne par Armand Maufras du Chatellier et Jules Rieffel[7].
- 1854 : Interdiction de l'Association bretonne[8],[note 1].
- 1865 : Création de Feiz ha Breiz, premier hebdomadaire en breton[9].
- 1870 : Le barde Charles de Gaulle (Barz Charlez Bro C'hall), oncle du futur général, transmet au gouvernement une pétition pour l'enseignement des langues régionales[10]. Fondation de la Revue celtique[11].
- 1873 : Reconstitution de l'Association bretonne qui retrouve son président-fondateur, Jules Rieffel[8].
- 1889 : Création de la revue littéraire L'Hermine par Louis Tiercelin, Ernest Renan et Paul Ladmirault[12].
- 1894 : Première association de Bretons de Paris indépendante des œuvres de charité de l'Église catholique romaine. Parmi les fondateurs, le futur chansonnier Léon Durocher[13].
- 1898 : Fondation de l'Union Régionaliste Bretonne (URB)[7].
- 1911 : Fondation de la Fédération régionaliste de Bretagne[14].
- 1921 : Fondation à Rennes par Henri Quilgars du journal La Bretagne intégrale[15].
- 1923 : Le drapeau breton moderne, nommé Gwenn ha Du, est créé par le militant fédéraliste Morvan Marchal[16].
- 1925 : Fondation du groupe d'artiste Seiz Breur[17],[18].
- 1927 : Fondation du Parti autonomiste breton[19].
- 1929 : Création de la revue Adsao par l'abbé Madec[20].
- 1931 : Fondation du Parti national breton (PNB)[21]. Disparition du Parti autonomiste breton[19].
- 1932 : Attentat à Rennes[22].
- 1933 : Fondation du mouvement culturel « Ar Falz » par Yann Sohier[23].
- 1943 : Fondation de la fédération Bodadeg ar Sonerion[24].
- 1947 : Publication par Yann Fouéré d'une brochure avec l'aide du Plaid Cymru dans laquelle il cherche à réhabiliter le mouvement breton après les actions pendant la Seconde Guerre mondiale[21]. Joseph Martray fonde Le Peuple Breton[25].
- 1948 : Fondation de la kevrenn Paotred an Hent Houarn de Carhaix (en français : bagad des cheminots de Carhaix), premier bagad civil[26].
- 1950 : Fondation du Comité d'étude et de liaison des intérêts bretons (CELIB) pour le développement économique de la Bretagne[27]. Fondation de la fédération Kendalc’h qui regroupe les organisations culturelles du mouvement breton est créée en 1950[28]. Fondation du Comité d’études et de liaison des intérêts bretons (CELIB) et La Vie Bretonne[25].
- 1951 : Adoption de la loi Deixonne, autorisant l’enseignement facultatif des « langues et dialectes locaux »[29],[30].
- 1952 : Fondation de la fédération Kuzul ar Brezhoneg, qui regroupe les associations bretonnes touchant aux domaines de l'édition, l'apprentissage de la langue, la collaboration avec des magazines et le développement de relations interceltiques et internationales[31].
- 1957 : Création du Mouvement pour l’Organisation de la Bretagne (MOB) par Yann Fouéré[32].
- 1964 : Création de l’Union démocratique bretonne (UDB)[33].
- 1972 : Mise en place de la loi de régionalisation donne plus de compétences aux établissements publics régionaux[34].
- 1973 : Strollad Ar Vro présente 32 candidats aux législatives de mars et l'UDB en présente cinq[35],[36]. Organisation d'un colloque Bretagne et autogestion les 23 et à Mûr-de-Bretagne[37].
- 1977 : Création de la première école Diwan avec enseignement de la langue bretonne[38]. Signature de la charte culturelle bretonne, qui engage l’État à verser, chaque année, 4,5 millions de francs afin de soutenir l’enseignement et la diffusion de la langue, culture et patrimoine breton[39]. L’UDB compte 35 conseillers municipaux[40]. Le Parti socialiste met en place une structure de coordination et de réflexion régionale, le BREIS (Bureau régional d’études et d’information socialiste), participait au Front culturel progressiste breton[40].
- 1978 : Le Peuple breton, journal de l'UDB, tire à 15000 exemplaires[40].
- 1979 : Fondation du Strollad pobl vreizh (SPV), premier parti ouvertement indépendantiste après la seconde guerre mondiale[41]. Publication du « Plan Alter Breton », document destinant à prouver la capacité de la Bretagne à être autonome en énergie[42].
- 1980 : L'UDB comptabilise 35 conseillers municipaux et revendique près de 2000 adhérents[40].
- 1982 : Création de l’Institut culturel de Bretagne[43]. Création de classes bilingues publiques (réseau Div Yezh)[43]. Création d'une licence de breton[40].
- 1984 : Fondation du parti Frankiz Breizh après une scission de l'Union démocratique bretonne et des fédérations de Brest et du Léon en[44].
- 1985 : Mise en place d'un CAPES de breton[40].
- 1989 : Création d'un DEUG de breton[40].
- 2000 : Fondation du parti d'extrême droite Adsav[45]
- 2003 : Fondation du Parti Breton[46]
- 2004 : Le CUAB devient Bretagne réunie[47].
- 2004 ː Des membres de l'UDB sont élus au conseil régional de Bretagne[48].
- 2007 : Le parti Frankiz Breizh se dissout et rejoint l'UDB[44].
- 2012 : Paul Molac, ancien président du conseil culturel de Bretagne institutionnel, est élu député depuis les élections législatives de 2012[49]. Il devient ainsi le premier député se réclamant de l'Emsav[50]
- 2014 : Entre 13 000 et 40 000 personnes défilent dans les rues de Nantes au nom de la réunification de la Bretagne[note 2].
- 2021 : Reformation du Parti National Breton[52]. Ses adhérents prônent un nationalisme d’inspiration néonazie, raciste, antisémite et homophobe[53],[54],[55],[56].
- 2022 : Le Parti Breton présente 32 candidats pour les élections législatives[57].
Notes et références
Notes
Références
- ↑ Lagrée 1995.
- ↑ Donald M. G. Sutherland, « L'Association bretonne : la conspiration du Marquis de La Rouerie », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 96, no 4, , p. 433–455 (DOI 10.3406/abpo.1989.3337, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Encyclopædia Universalis, « ACADÉMIE CELTIQUE - Index », sur Encyclopædia Universalis (consulté le )
- ↑ Sorel 2004, p. 260.
- ↑ Souvestre 2022, p. 6.
- ↑ Francis Gourvil, « Théodore Hersart de la Villemarqué et le "Barzaz-Breiz" », Bulletin de l'Association Guillaume Budé, vol. 1, no 2, , p. 234–248 (DOI 10.3406/bude.1961.3949, lire en ligne, consulté le )
- La noblesse bretonne dans la genèse du mouvement breton
- (PDF) La « Question bretonne » et le nationalisme breton
- ↑ https://www.ouest-france.fr/bretagne/feiz-ha-breiz-le-premier-periodique-en-breton-date-de-1865-6287506
- ↑ Lieutard 2015, p. 30.
- ↑ Venayre 2019, p. 242.
- ↑ Jakeza Al Lae, « Louis Tiercelin (1846-1915) et le Parnasse breton », theses.fr, Rennes 2, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Le Gall 2001, p. 512.
- ↑ Fañch Postic, Donatien Laurent, Jean-François Simon et Jean-Yves Veillard, « Reconnaissance d'une culture régionale : la Bretagne depuis la Révolution », Ethnologie française, vol. 33, no 3, , p. 381–389 (ISSN 0046-2616, DOI 10.3917/ethn.033.0381, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « La Bretagne intégrale », sur Presse Locale Ancienne (consulté le )
- ↑ « 100 ans du Gwenn ha Du : « Un drapeau populaire et moderne » », sur Le Télégramme, (consulté le )
- ↑ https://www.ouest-france.fr/bretagne/vitre-35500/jeanne-malivel-lartiste-des-seiz-breur-oubliee-de-vitre-5ea79612-2fa5-11ee-844f-9b2035f8fdcf
- ↑ « l'Ouest en mémoire - Une identité culturelle bretonne qui s'affirme par l'art - Ina.fr », sur l'Ouest en mémoire (consulté le )
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- ↑ https://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/recit-il-y-a-90-ans-un-attentat-independantiste-frappait-rennes-af1f2730-0757-11ed-a5de-82b84a124eac
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- ↑ « ina.fr/edu/ouest/Php/FicheImpr… »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?).
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- ↑ Bérengère Bonte, « 49.3 sur la réforme des retraites : qui est Paul Molac, le créateur du groupe parlementaire Liot qui pourrait faire trébucher le gouvernement ? », France Info, (lire en ligne)
- ↑ Cadiou 2013, p. 291.
- ↑ Marc Le Duc, « Nantes en Bretagne : la manif, et après ? », Ouest-France, (lire en ligne)
- ↑ « Quand l’ultradroite parasite le mouvement breton », sur Le Télégramme, (consulté le )
- ↑ Clément Rabu, « En Bretagne, l’extrême droite radicale veut se fondre dans le mouvement autonomiste », sur Mediapart, (consulté le )
- ↑ « Les injures de l’extrême droite identitaire en marge d’un concert à la Chap’L à Concarneau », sur Le Télégramme, (consulté le )
- ↑ « Violence dans le cortège de Bretagne Réunie. Qu'est-ce que le Parti national breton, ce groupe d'ultra-droite présent à la manifestation ? », sur France 3 Pays de la Loire, (consulté le )
- ↑ Manon Boquen, « Le Parti national breton, le groupuscule d’extrême droite radical qui tente de s’immiscer dans les futures élections municipales », sur StreetPress (consulté le )
- ↑ Claire Dubois, « Législatives : Maëlig Tredan, candidate pour le Parti Breton dans la 5e circonscription », Ouest-France, (lire en ligne)
Voir aussi
Articles connexes
Bibliographie
- Michel Lagrée, « La littérature religieuse dans la production bretonne imprimée : aspects quantitatifs », dans Les parlers de la foi : Religion et langues régionales, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 85–94 p. (ISBN 978-2-7535-2360-9, lire en ligne)
- Patricia Sorel, La Révolution du livre et de la presse en Bretagne (1780-1830), Presses universitaires de Rennes, , 318 p. (ISBN 9782868479167, présentation en ligne)
- Émile Souvestre, Coffret Émile Souvestre, BnF collection ebooks, , 1202 p. (ISBN 9782346021963, lire en ligne)
- Hervé Lieutard, L'école française et les langues régionales, Presses Universitaires de la Méditerranée, , 354 p. (ISBN 9782367810751, lire en ligne)
- Sylvain Venayre, Les origines de la France : Quand les historiens racontaient la nation, Éditions du Seuil, , 448 p. (ISBN 9782021110708, lire en ligne)
- Jean-André Le Gall, Charles Le Goffic, 1863-1932, ou, De la difficulté d'être Breton, La Plomée, , 512 p. (ISBN 9782912113290, présentation en ligne), p. 164
- Erwan Chartier, L’Union démocratique bretonne : L’UDB et la question de la violence politique, Presses Universitaires de Rennes, (lire en ligne)
- Jean Markale, Les grandes heures de la Bretagne, Pygmalion, , 720 p. (ISBN 9782756401720, présentation en ligne)
- Tudi Kernalegenn, Les années Mitterrand, 1984-1988 : La recomposition du mouvement breton au tournant des années 1980, Presses Universitaires de Rennes, (lire en ligne)
- Tudi Kernalegenn, Drapeaux rouges et Gwenn-ha-du : L'extrême-gauche et la Bretagne dans les années 1970, Apogée, , 223 p. (ISBN 9782843981906, présentation en ligne)
- Georges Cadiou, Emsav, dictionnaire critique, historique et biographique : Le mouvement breton de A à Z, Coop Breizh, (ISBN 978-2-84346-574-1, présentation en ligne)
Liens externes
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