Yann Fouéré

Yann Fouéré
Fonctions
Secrétaire général
Comité consultatif de Bretagne
janvier -
Prosper Jardin (d)
Sous-préfet de Morlaix
octobre -
Directeur
La Dépêche de Brest et de l'Ouest
La Bretagne
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière de la Trinité (d)
Nom de naissance
Jean Adolphe Fouéré
Nationalité
Formation
Activités
Enfant
Autres informations
Partis politiques
Membre de
Condamnation
Vue de la sépulture.

Yann Fouéré, né le à Aignan, et mort le à Saint-Brieuc, est un essayiste, haut fonctionnaire, homme de presse et homme politique français.

C'est un théoricien des idées nationalistes bretonnes. Il a été successivement propagandiste essayiste et fondateur de partis politiques.

Condamné par contumace en 1946 pour faits de collaboration, il est acquitté et réhabilité en 1955 par un tribunal militaire.

Il est l'auteur de l'essai L'Europe aux cent drapeaux.

Biographie

Origines et jeunesse

Yann Fouéré naît en 1910[1] à Aignan[2].

À la faveur d'une mutation, ses parents reviennent[D'où ?] en Bretagne et s'installent à Rennes en 1912 où naît sa sœur cadette Eliette (1913-1989). Après le déclenchement de la Première Guerre mondiale, Jean Fouéré est mobilisé le et rejoint le front. Sa femme et ses enfants s'installent chez les grands-parents maternels à Callac. Élevé en français dans une famille de notables[n 1] d'un gros bourg de la campagne bretonne, « Yannick »[n 2] ne conservera de cette période callacoise que des souvenirs liés à l'exotisme d'une campagne pauvre et sale, aux balades et aux parties de pêche avec son oncle, Henri Liégard. Il dira également dans ses mémoires son étonnement de voir interdite la langue du pays dans l'enceinte de l'école publique qu'il fréquente. Son grand-père Adolphe meurt peu de temps après son arrivée à Callac. Son père est blessé par balle sur le front et n'échappe que de peu à la mort, tandis que son oncle Jules est tué[3].

En 1919, son père, auréolé d'une citation et décoré de la croix de guerre, est rendu à la vie civile et rejoint Paris où un ami de la famille, Yves Le Trocquer, vient d'être nommé secrétaire d'État à la liquidation des stocks puis ministre des Travaux publics en . Jean Fouéré devient son secrétaire particulier. À la même époque, la grand-mère prend sa retraite, vend la pharmacie de Callac et s'installe à Saint-Brieuc. Contrairement à sa sœur qui vit avec ses parents à Paris, Yannick est confié à sa grand-mère et s'installe à Saint-Brieuc. Il est inscrit à l'école Saint-Charles où il est régulièrement inscrit au tableau d'honneur. Il passe souvent les vacances chez sa grand-mère paternelle, dans la métairie du Bas-Breil à Évran. Il y cultive son goût pour la nature et les promenades[3].

Sa sixième achevée, il rejoint sa famille à Paris et est inscrit en cinquième au lycée Montaigne puis au lycée Louis-le-Grand réputé pour accueillir les meilleurs élèves de province. Fouéré dira dans ses mémoires qu'il y fut un élève médiocre. La vie parisienne lui fait regretter la campagne bretonne qu'il ne retrouve que pendant les vacances[4].

À partir de 1925, il étudie l’histoire et les traditions bretonnes, souscrit au journal Breiz Atao, et essaie d’apprendre la langue bretonne[2].

Après avoir terminé ses études secondaires en 1927 dans un lycée de Clermont-de-l’Oise, il étudie le droit et les sciences politiques à la faculté de droit de la Sorbonne et à Sciences Po[2].

Ses études secondaires sont achevées au lycée de Clermont-de-l'Oise, au gré des affectations de son père. Faisant des études de droit (dont il sort avec un doctorat), puis en sciences politiques à l'École libre des sciences politiques[5]. Il y obtient un doctorat en 1939[5].

Carrière

Il entre au ministère de l’intérieur en , où il exerce en tant qu'administrateur civil[6],[2].

Militant breton et fonctionnaire

En 1933, Yann Fouéré créé l'Association des étudiants bretons de Paris. L'année suivante, il fonde Ar Brezoneg er Skol. En 1936, il est nommé vice-président de la Fédération des sociétés bretonnes de la région parisienne[6]. Il est en 1938 président de l'Union fédérale des combattants[7].

Il participe à la rédaction de la revue Bulletin des minorités nationales en France, rebaptisé Peuples et frontières, publiée de 1936 à 1939[8].

Il déclare être proche de Vefa de Saint-Pierre[9].

Seconde Guerre mondiale

Il est sous-préfet de Morlaix à la fin de 1940[10],[11].

Il lance en 1941 le quotidien La Bretagne qui tire à 15 000 exemplaires[12]. Yann Fouéré devient partisan d'une révolution nécessaire et estime que la grandeur de la province bretonne passe nécessairement par les femmes. Pour ce faire, le quotidien breton met en exergue, tout au long de sa publication, l'archétype de la Bretonne idéale[13].

À sa tête, il cherche, selon Yann Fournis, à « mener un jeu complexe de fidélité stratégique à la France et à l'Allemagne, en vue d'affirmer les droits de la nation bretonne quelles que soient les conditions politiques »[14].

Il dirige le journal La Bretagne et La Dépêche de Brest à partir de 1942[15]. La Bretagne a publié quelques textes antisémites, comme l'éditorial paru le et intitulé « Notre tradition antisémite », dans lequel Olier Guyon se félicite de l'édit d'expulsion promulgué contre les juifs par le duc Jean II de Bretagne au début du XIIIe siècle. De même, le , dans un article protestant contre la projection du film Bécassine, le journal proclame : « Boutez dehors les cinéastes et acteurs israélites »[16]. Dans le numéro 209 de La Bretagne, Yann Fouéré écrit : « Nous sommes et resterons bons Bretons et bons Français »[17].

Au cours de l'année 1941, sous l'impulsion de Yann Fouéré, La Bretagne prend part avec d'autres journaux comme L'Heure Bretonne ou L'Œuvre, organe du Rassemblement national populaire de Marcel Déat, à une violente campagne de déstabilisation du préfet de la région de Rennes François Ripert, coordonnée par les autorités allemandes[18].

Il devient de 1942 à 1944, avec l’appui des maréchalistes, le secrétaire général du Comité consultatif de Bretagne (CCB) installé auprès du préfet de région à Rennes[1].

C'est dans La Bretagne que paraissent, en 1942, au moment de la grande rafle du Vélodrome d'Hiver, que paraissent plusieurs textes antisémites en langue bretonne, dans la rubrique dirigée par Xavier de Langlais, Lan hag Hervé[19].

Grâce à son entremise entre la censure allemande de la presse et les journaux régionaux — il offre ses services à deux reprises pour limiter la prise de contrôle ou la suppression des plus puissants journaux de la région, L'Ouest-Éclair et La Dépêche —, il acquiert un rôle majeur dans le paysage médiatique régional dès 1941-1942[14]. La Bretagne connaît des difficultés qui l'amènent à envisager un changement de rythme de parution, de quotidien à hebdomadaire. La Dépêche, journal tirant à 70 000 exemplaires, est menacée de suppression par l'occupant. Fouéré en prend le contrôle en [12],[20]. Jusque-là, le quotidien, dirigé par Victor Le Gorgeu, avait marqué un scepticisme certain à l'égard de la politique du gouvernement de Vichy, ayant mis sur la touche l'ancienne direction radical-socialiste[21].

Lorsque Vichy crée en le comité consultatif de Bretagne (CCB) auprès du préfet de région[14], Fouéré en devient membre, puis secrétaire général, après la démission de Prosper Jardin, de janvier à [22].

Françoise Morvan indique que le nom d'Yann Fouéré figure sur la liste des agents de la Gestapo en Bretagne sous le no SR 715[23],[24]. Selon Yves Mervin, cette liste, connue depuis 1944, n'a été prise en compte ni par les tribunaux ni par les historiens dans leurs travaux[25],[26].

Il déclare dans son livre La Patrie interdite :

« L'occupant, le gouvernement de Vichy, n'étaient que de simples péripéties dans l'histoire de la Bretagne : elle en avait, au cours des temps, connu bien d'autres. »[27].

Après guerre

En , il est envoyé en prison et est libéré pendant l’été 1945, où il fut placé en liberté provisoire[28]. Il est poursuivi en tant que directeur du journal La Bretagne[15],[29].

Accusé d’intelligence avec l’ennemi, Fouéré ne se présente pas à son procès[30], le  : entré dans la clandestinité, il réussit en juillet à passer au Pays de Galles, où il échappe aux travaux forcés à perpétuité[31]. Là, avec l’aide du Plaid Cymru, il publie en une brochure dans laquelle il livre sa version de l’histoire du nationalisme breton[28].

En 1948, il part en Irlande[1] et rentre en France en 1955[31].

En 1957, il fonde le Mouvement d'Organisation de la Bretagne[32], dont il est le leader jusqu'en 1969[10].

En 1962, il écrit, dans la revue nationaliste bretonne Ar Vro, à propos du Bezen Perrot, unité de supplétifs bretons affidés des Allemands contre les maquis et versés au Sicherheitsdienst (service de renseignement et de maintien de l'ordre de la SS)[33], que cette milice « s'efforce de protéger les militants bretons menacés dans leurs vies par la Résistance française et combat les terroristes des maquis aux côtés des Allemands. Elle continue cette action jusqu'à l'évacuation de la Bretagne par les Allemands en août 1944. »[34].

En 1966, il fonde avec Yann Goulet le Front de libération de la Bretagne[35].

Entre 1972 et 1975, il dirige le Strollad ar Vro[10] et se présente aux élections législatives de 1973[36].

En , il est arrêté dans le cadre de l'enquête sur les attentats du FLB-ARB suspecté d'en être l'inspirateur et le complice et est libéré, sans avoir été jugé, en [37],[38],[39]. Il relate sa détention dans son livre En prison pour le FLB[40].

Entre 1982 et 2000, il dirige le Parti pour l'organisation d'une Bretagne libre[1].

À la suite d'un changement de compétence des juridictions et du fait que les condamnations sont de plus en plus légères à mesure que le souvenir de la guerre s'éloigne dans le temps, il revient en France, se constitue prisonnier et est acquitté en . Mais il perdra en appel le remboursement de la spoliation de ses biens[10].

Dernières années

Il écrit son autobiographie en 1995[41]. Il s'installe à Saint-Brieuc en 2004[42].

Décès

Il meurt le à Saint-Brieuc[10].

Vie de famille

Il est le père de l'actrice franco-irlandaise Olwen Fouéré et du diplomate irlandais Erwan Fouéré[43].

Prises de position

Séparatisme

Yann Fouéré est resté en relation avec Joseph Martray qui fut, sous l'Occupation, son « adjoint le plus direct à la direction politique de ses journaux » [44].

Son but exprimé est de « démanteler l'État français » :

« L'intérêt de la Bretagne et du peuple breton était toujours de démanteler cette forteresse. […] J'avais essayé de le faire avant la guerre, de même que pendant l'Occupation, car Vichy ne faisait que continuer Paris avec moins de moyens. […]. Il n'en restait pas moins qu'en 1956, c'était encore dans le cadre de l'État français que le combat d'émancipation devait se poursuivre. Ce cadre était archaïque et dépassé, mais il existait toujours. Seuls les combats nationaux de nos peuples étaient capables de le briser : avec l'aide, si possible et en compagnie, de tous ceux qui, en Europe, menaient des combats similaires. Martray le pensait aussi, et ceux qu'il animait. Il avait, grâce à l'appui du mouvement français La Fédération que dirigeait André Voisin, repris le combat […] Il s'était en même temps efforcé d'élargir le combat en créant en 1949 l'Union fédéraliste des communautés ethniques européennes. C'étaient bien là les deux aspects, les deux faces du combat qu'il fallait conjointement reprendre et poursuivre[45] ».

En 1957, il lance avec Ronan Goarant et Yann Poupinot le Mouvement pour l'organisation de la Bretagne (MOB)[46], dont il est un des animateurs et financiers, ainsi que L'Avenir de la Bretagne, journal dont il est propriétaire jusqu'en 1974. Cette organisation se proclame apolitique, comme le plus souvent dans la mouvance traditionnelle de l'Emsav, jugeant les notions de « droite » et de « gauche » trop « françaises », mais se révèle dans les faits de droite[47] ; elle défend le fédéralisme et l'unité européenne. Par ailleurs, de tendance séparatiste et ethnique[48], elle popularise la notion d'exploitation coloniale de la Bretagne par la France alors que le mouvement d'émancipation des peuples colonisés se développe en Afrique et en Asie[49].

Définition citoyenneté et nationalité

Il développe l'idée d'une confusion en France et en français entre citoyenneté et nationalité : « Il n'y a guère que l'État français au monde, à part ses citoyens qu'il endoctrine, à confondre, et encore le fait-il volontairement et pour des raisons de pure politique; nationalité et citoyenneté. […] La citoyenneté confère des droits politiques en un lieu donné, alors que la nationalité est un fait personnel et durable […] Seule la langue française a confondu ces deux mots… »[50].

Hommages

À l'occasion de son décès, des hommages lui sont rendus aussi bien par des militants nationalistes bretons de gauche ou d'extrême-gauche que de droite ou d'extrême-droite, Rue 89 soutenant que c'est dans les milieux identitaires que se trouvent ses héritiers les plus directs. À la fois du fait de son grand âge et de la durée exceptionnelle de sa vie politique, il a été qualifié dans quelques rares publications de patriarche du mouvement breton[51].

La fondation Yann Fouéré est fondé en 1998[52].

Selon Jean-Yves Camus : « Son aura personnelle dans les milieux bretons a transcendé les clivages politiques, même si ses héritiers les plus directs se trouvent sans aucun doute dans les milieux identitaires et chez les partisans de l’Europe des ethnies. »[1].

Publication

L'Europe aux cent drapeaux

En 1968, Yann Fouéré publie L'Europe aux cent drapeaux[53]. Dans cet ouvrage, il développe l'idée de « Fédéralisme Européen » : l'autonomie des Nations sans État dans le cadre d'une Europe des nations plutôt que des États.

Autres publications

  • Les Saints Bretons et leur œuvre nationale : Conférence au congrès Celtique de Dinard, édité à l'Enseigne de l'Hermine, Dinard, 1933.
  • Enseigner le breton, exigence bretonne : La campagne et les efforts d'Ar Brezoneg er Skol, un programme minimum, le rapport Desgranges, textes et documents, Ar Brezoneg er Skol (Union pour l'enseignement du breton), Rennes, 1938. Préface de Yann Fouéré.
  • De la Bretagne à la France et à l'Europe, Éditions du C.O.B., Lorient, Imprimerie de Bretagne, 1956.
  • L'Europe aux Cent Drapeaux, essai pour servir à la construction de l'Europe , 1968, Presses d'Europe, Paris & Nice, 1976. Nouvelle édition 2011 par la fondation Yann Fouéré, (ISBN 9782952969437)
  • La Bretagne écartelée : essai pour servir à l'histoire de dix ans (1938 - 1948), Nouvelles éditions latines, 1962.
  • Une Bretagne libre est elle viable ?, traduction-adaptation de Is Wales viable ? de Leopold Kohr, préface de Yann Fouéré.
  • En prison pour la libération de la Bretagne. [En prison pour le F.L.B.], Nouvelles Éditions Latines, Les cahiers de l'avenir de la Bretagne; 3), 1977, numéro éditeur: 1068.
  • Histoire résumée du mouvement breton, du XIXe siècle à nos jours (1800-1976). Quimper: Éditions Nature et Bretagne, (Les cahiers de l'avenir de la Bretagne; 4), 1977, (ISBN 2-85257-027-0).
  • Youenn Auteur du texte Didro et Yann (1910-2011) Auteur du texte Fouéré, L'Histoire du quotidien "La Bretagne" et les silences d'Henri Fréville / Youenn Didro et Yann Fouéré, (lire en ligne)
  • La Bretagne : la période moderne, Les Éditions d'Organisation, Paris, 1982 [source insuffisante]
  • Problèmes bretons du temps présent, Les Éditions d'Organisation, Paris, 1982
  • La Patrie interdite : Histoire d'un Breton, France Empire, 1987. Nouvelle édition 2011 par la fondation Yann Fouéré, (ISBN 9782952969413).
  • Yann Fouéré, Ces droits que les autres ont: mais que nous n'avons pas, Éditions Nature et Bretagne, coll. « Les Cahiers de "L'Avenir de la Bretagne" », (ISBN 978-2-85257-029-0)
  • Yann Fouéré, La maison du Connemara, Fondation Yann Fouéré, coll. « Histoire d'un Breton », (ISBN 978-2-9529694-2-0)
  • Europe ! Nationalité bretonne… Citoyen français ?, éd. Coop Breizh, 2000, (ISBN 2845600216).
  • Projet de loi portant statut d'autonomie pour la Bretagne par Yann Fouéré, Thierry Jigourel, Jean Cevaër[54]… [et al.], Saint-Brieuc, Parti pour l'organisation de la Bretagne libre, 2001, Les cahiers de l'avenir de la Bretagne.
  • Yann Fouéré, Vérité sur l'affaire de "La Bretagne" (lire en ligne)

Notes et références

Notes

  1. ↑ Le grand-père maternel de Fouéré est le pharmacien de la commune, son grand-oncle, Joson Quéré, est le maire de Callac et lui-même est fils du médecin Olivier Quéré, conseiller général en 1883.
  2. ↑ « Yannick », en français « Jeannot », d'après le surnom donné par son grand-père.

Références

  1. Jean-Yves Camus, « Mort à 101 ans de Yann Fouéré, figure de l'autonomisme breton », sur Nouvel Obs, (consulté le )
  2. https://www.dib.ie/index.php/biography/fouere-yann-a9986
  3. Carney 2015, p. 224-225.
  4. ↑ Carney 2015, p. 225.
  5. « Fouéré, Yann | Dictionary of Irish Biography », sur www.dib.ie (consulté le )
  6. Alain Deniel, Le Mouvement breton : 1919-1945, Paris, Éditions Maspero, , p. 247
  7. ↑ Union nationale des combattants (France) Auteur du texte, « La Voix du combattant : organe officiel ["puis" hebdomadaire] de l'Union des combattants ["puis" toutes les générations du feu, Union nationale des combattants] », sur Gallica, (consulté le )
  8. ↑ Sébastien Carney, « Les nationalistes bretons face aux projets européens, des années 1920 aux années 2000 : une stratégie de l’étau ? », Histoire, économie & société, vol. 40, no 3,‎ , p. 37–52 (ISSN 0752-5702, DOI 10.3917/hes.213.0037, lire en ligne, consulté le )
  9. ↑ Fouéré 1987, p. 125, 410.
  10. Philippe Argouarch, « Yann Fouéré, le patriarche de la cause bretonne, est décédé à l'âge de 101 ans. », sur Agence Bretagne Presse, (consulté le )
  11. ↑ Henri Fréville, Archives secrètes de Bretagne, 1940-1944, Ouest-France, , 244 p., p. 158.
  12. Jean-Jacques Monnier, Toute l'histoire de Bretagne : des origines à la fin du XXe siècle, Skol Vreizh, , 800 p., p. 689.
  13. ↑ Raphaëlle Page, « La Bretonne idéale imaginée par le quotidien La Bretagne (1941-1944) », dumas.ccsd.cnrs.fr,‎ , p. 128 (lire en ligne, consulté le )
  14. Yann Fournis, Les régionalismes en Bretagne : la région et l'État (1950-2000), Peter Lang, , 252 p., p. 56-57.
  15. « La Liberté du Morbihan : quotidien régional du soir », sur Gallica, (consulté le )
  16. ↑ Jerry White, The radio eye : cinema in the North Atlantic, 1958-1988, Wilfrid Laurier University Press, , 281 p., p. 178, note 26.
  17. ↑ Journal La Bretagne n° 209 du 20 novembre 1941
  18. ↑ « Yann Fouéré, qui fut un adversaire acharné de François Ripert, fut de ceux qui affectèrent d'avoir efficacement contribué au départ du préfet […]. On a vu dans quelles conditions celle-ci est en réalité intervenue », Henri Fréville, Archives secrètes de Bretagne, 1940-1944, Éd. Ouest France, 1985 (réed. 2004), p. 244. Sur le rôle joué par La Bretagne et les autorités allemandes dans l'affaire, voir les chapitres VI et VII de l'ouvrage.
  19. ↑ Certains de ces textes ont été traduits dans le dossier « Réécriture de l'histoire en Bretagne » de Marie-Madeleine Flambard, André Hélard et Françoise Morvan et la section de Rennes de la Ligue des droits de l'Homme (Claude Toczé, Les juifs en Bretagne : (Ve – XXe siècles), Presses universitaires de Rennes, coll. « Mémoire commune », , 435 p. (ISBN 978-2-7535-0265-9, lire en ligne).
  20. ↑ Jacqueline Sainclivier, La Bretagne dans la guerre, 1939-1945, Éditions Ouest-France, , 218 p., p. 89.
  21. ↑ Commission « Histoire » de Skol vreizh, Histoire de la Bretagne et des pays celtiques, vol. 5, Éditions Skol Vreizh, , p. 152.
  22. ↑ Hervé Le Boterf, La Bretagne dans la guerre : 1942-1943-1944, Éditions France-Empire, , p. 124.
  23. ↑ Françoise Morvan, Miliciens contre maquisards, éd. Ouest-France, Rennes, 2010, p. 120 et 202.
  24. ↑ Reproduction du passage de la liste faisant mention du nom de Fouéré.
  25. ↑ Yves Mervin, Arthur et David, Bretons et Juifs sous l'occupation, Yorann Embanner, , p. 322.
  26. ↑ Françoise Morvan revoit et corrige un livre d'Henri Fréville, Gilles Delahaye, 11 juillet 2008.
  27. ↑ Yann Fouéré, La patrie interdite: histoire d'un Breton, Editions France-Empire, (ISBN 978-2-7048-0566-2, lire en ligne)
  28. Sébastien Carney, « Le mouvement breton au miroir de son historiographie », Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest. Anjou. Maine. Poitou-Charente. Touraine, nos 123-2,‎ , p. 83–106 (ISSN 0399-0826, DOI 10.4000/abpo.3300, lire en ligne, consulté le )
  29. ↑ « Le Télégramme de Brest et de l'Ouest », sur Gallica, (consulté le )
  30. ↑ « Le Télégramme de Brest et de l'Ouest », sur Gallica, (consulté le )
  31. Heritage and Destiny 047 (2012 Jan-Mar) (lire en ligne)
  32. ↑ « l'Ouest en mémoire - La vie politique en Bretagne depuis la Seconde Guerre mondiale - Ina.fr », sur l'Ouest en mémoire (consulté le )
  33. ↑ Alain de Benoist, Vu de droite : anthologie critique des idées contemporaines, Éditions du labyrinthe, , 647 p., p. 516-517.
  34. ↑ Ar Vro, no 16, p. 33.
  35. ↑ https://www.ouest-france.fr/culture/histoire/recit-50-ans-apres-un-proces-explosif-le-front-de-liberation-de-la-bretagne-est-il-de-retour-1c26a762-db71-11ec-84fd-0d1f31a3fa84
  36. ↑ Élections législatives de 1973, Côtes-du-Nord - 22, circonscription n°02 : profession de foi de Yann Fouéré au tour 1, Sciences Po, (lire en ligne)
  37. ↑ « En Bretagne : Après l'incarcération de huit inculpés, le comité breton anti-répression veut organiser une marche sur Paris » Accès libre, sur Le Monde, (consulté le )
  38. ↑ (en) « Remembering Yann Fouéré », sur The Irish Times (consulté le )
  39. ↑ « M. Yann Fouéré a été libéré sous contrôle judiciaire » Accès payant, sur Le Monde, (consulté le )
  40. ↑ Thierry Maricourt, Les Nouvelles passerelles de l'extrême droite, Éditions Syllepse, , 199 p., p. 41
    L'auteur qualifie les Nouvelles Éditions latines d'« apologistes du nazisme et du fascisme ».
    .
  41. ↑ https://www.fnac.com/a1008461/Yann-Fouere-La-maison-du-Connemara
  42. ↑ « La vie en ville. Un centenaire nommé Yann Fouéré », sur Le Télégramme, (consulté le )
  43. ↑ Curriculum vitae d'Erwan Fouéré.
  44. ↑ La Maison du Connemara, op. cit..
  45. ↑ La maison du Connemara, op. cit., p. 292.
  46. ↑ C. E., « Les fondateurs du M.O.B. voudraient une loi-cadre pour la Bretagne » Accès payant, sur Le Monde, (consulté le )
  47. ↑ Chartier, Larvor et Louarn 2004, p. 131.
  48. ↑ Kisito Owona, Kant et l'Afrique : la problématique de l'universel, L'Harmattan, , 386 p., p. 195.
  49. ↑ Porhel 2008, p. 105.
  50. ↑ Fouéré et Meïr 2002.
  51. ↑ « Les obsèques de Yann Fouéré à Guingamp », L'Echo de l'Armor et de l'Argoat,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  52. ↑ « Accueil », sur fondationyannfouere.org
  53. ↑ Servane Huonic, « La fondation Yann Fouéré face à la Bretagne et à l'Europe », sur Ouest-France, (consulté le )
  54. ↑ Éléments biographiques de Jean Cevaer.

Voir aussi

Bibliographie

  • Alain Deniel, Le mouvement breton, 1919 - 1945, Maspero, coll. « Textes à l'appui Série Histoire contemporaine », (ISBN 978-2-7071-0826-5)
  • Sébastien Carney, Breiz Atao ! : Mordrel, Delaporte, Lainé, Fouéré : une mystique nationale (1901-1948), Rennes, PUR, coll. « histoire », , 608 p. (ISBN 978-2-7535-4289-1, ISSN 1255-2364, présentation en ligne)
    Sources, bibliographie, catalogue [Volume 3 en ligne].
  • Yann Fouéré, La patrie interdite, Editions France-Empire, coll. « [Histoire d'un Breton », (ISBN 978-2-7048-0566-2)
  • Yann Fondation Yann Fouéré, Yann Fouéré, des mots pour "l'Avenir de la Bretagne": biographie et sélection de textes, Fondation Yann Fouéré, (ISBN 978-2-9529694-0-6)
  • Georges Cadiou, La presse bretonne dans la collaboration: la "Dépêche de Brest" et l'"Ouest-éclair" sous l'Occupation, 1940-1944, Yoran embanner, (ISBN 978-2-36785-047-4)
  • Erwan Chartier, Ronan Larvor et Malo Louarn, La France éclatée? : enquête sur les mouvements régionalistes, autonomistes et indépendantistes en France, Coop Breizh, , 348 p..
  • Yann Fouéré et Rozenn Meïr, Europe ! Nationalité bretonne, citoyen français ? lettre ouverte aux Français et aux Bretons, Celtics Chadenn, (ISBN 978-2-84722-018-6)
  • Vincent Porhel, Ouvriers bretons : conflits d'usines, conflits identitaires en Bretagne dans les années 1968, Presses universitaires de Rennes, , 325 p.

Liens externes

  • icône décorative Portail de la politique française
  • icône décorative Portail de la Bretagne
  • icône décorative Portail du Gers
  • icône décorative Portail de la Seconde Guerre mondiale